Oiseaux sauvages de nos campagnes :
Les passereaux
Nous sommes heureux de vous annoncer la sortie de notre livre “Le Royaume du Ciel – Tome 1 : les passereaux”, le premier volume d’un album en trois tomes dédié à la richesse ornithologique du Steinhart.
Pour commander votre exemplaire, rendez-vous rubrique Contact de notre site, sujet “passer commande” et envoyez-nous votre demande.
Ou directement aux offices de tourisme de Sarreguemines, Forbach, Freyming-Merlebach et Saint-Avold.
Nous mettons actuellement à jour cette page, en classant chaque espèce dans l’ordre alphabétique, avec les noms en français, en Platt/allemand et en latin, accompagnés des photos correspondantes, ainsi que de leurs chants et cris, afin que chacun puisse les reconnaître facilement.
Vous disposerez ainsi de toutes les informations nécessaires pour identifier tous les oiseaux du Steinhart, qu’ils soient présents en été, en hiver ou de passage.
Accenteur mouchet
Prunella modularis - Heckenbraunelle
L’accenteur mouchet est un petit oiseau discret qu’on confond facilement avec un moineau à cause de son plumage brun rayé de noir sur le dos.
Cependant, sa poitrine et sa tête sont gris-ardoise, et il a un bec fin, adapté à un régime insectivore. On le rencontre souvent dans les haies, les jardins ou les sous-bois, où il se déplace furtivement au sol. Son chant est doux et mélodieux, souvent entendu dès la fin de l’hiver.
Il est plutôt solitaire et discret, et se nourrit de petits insectes, de larves et de graines.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Alouette des champs
Alauda arvensis - Lèrsche
Petit oiseau discret et très répandu dans les prairies, champs et zones ouvertes, l’alouette des champs est reconnaissable à son plumage brun clair strié de brun plus foncé sur le dos, et à son ventre plus pâle.
Elle est surtout connue pour son chant mélodieux et continu, souvent délivré en plein vol, où l’oiseau monte en spirale avant de redescendre en chantant. Ce chant sert à marquer son territoire et à attirer une partenaire.
L’alouette des champs se nourrit principalement de graines et de petits insectes, selon la saison. Elle niche au sol, dans des petites dépressions camouflées par la végétation, construisant un nid discret où elle dépose généralement 4 à 6 œufs.
Très attachée aux espaces ouverts et aux prairies fleuries, elle est sensible à l’intensification agricole et à la perte d’habitat, mais reste un véritable symbole des campagnes et un plaisir pour les observateurs de nature attentifs.
Effectifs : ⬇️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur
Photo shutterstock. Difficile à observer, à ce jour nous n’avons pas encore réussi à photographier l’alouette lulu dans le Steinhart.
Alouette Lulu
Lullula arborea - Heidelerche
Son plumage brun chaud finement strié lui assure un excellent camouflage au sol. Elle se distingue par sa calotte marquée de deux bandes claires, son sourcil pâle bien visible et sa queue relativement courte. Plus trapue que l’Alouette des champs, elle dégage une impression plus ronde et compacte.
On la rencontre dans les milieux ouverts et secs (pelouses maigres, clairières forestières, lisières, coteaux ensoleillés, zones sablonneuses parsemées d’arbres ou de buissons). Elle affectionne particulièrement les paysages semi-ouverts, alternant sol nu, herbes rases et arbres isolés servant de postes de chant.
Son chant est l’un des plus mélodieux parmi les alouettes : une suite de notes flûtées, douces et plaintives, souvent émises en vol ondulant ou depuis un perchoir élevé. Elle chante dès la fin de l’hiver, parfois même en plein hiver lors des journées douces.
Elle se nourrit surtout de graines et de petits invertébrés, qu’elle récolte au sol. Son nid est installé à même le sol, bien dissimulé dans la végétation. La femelle y pond généralement 3 à 4 œufs.
Espèce sensible aux modifications des milieux ouverts, elle dépend fortement du maintien de clairières et zones herbacées pauvres, ce qui en fait un bon indicateur de la qualité des habitats semi-naturels.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Bergeronnette des ruisseaux
Motacilla cinerea - Bachschdélschje
Avec sa silhouette élancée, son ventre jaune vif et sa longue queue noire et blanche toujours en mouvement, la bergeronnette des ruisseaux est facile à reconnaître.
Elle fréquente les bords de rivières, les torrents ou les ruisseaux clairs, souvent dans des zones montagneuses ou vallonnées. Elle est très active, courant sur les pierres ou voletant près de l’eau à la recherche d’insectes aquatiques.
Son vol est rapide et ondulant, et son cri est perçant, souvent lancé en vol.
C’est un oiseau fidèle à son territoire et assez peu farouche.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Bergeronnette grise
Motacilla alba - Pònneschdielschje
Plus répandue et plus urbaine que sa cousine des ruisseaux, la bergeronnette grise a un plumage gris clair sur le dos, un ventre blanc et une tête noire et blanche.
Elle est aussi reconnaissable à sa longue queue, qu’elle balance en permanence. Elle est souvent visible dans les villes, les parkings, les toits ou les bords de routes, où elle chasse moucherons et petits insectes.
Très mobile et sociable, elle peut former de grands dortoirs en automne et en hiver.
Son chant est rapide et aigu, et son vol ondule élégamment.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Bergeronnette printanière
Motacilla flava - Schòòfschdèlsche
Petit oiseau élégant et vif, la bergeronnette printanière se reconnaît facilement à son dos clair, son ventre jaune vif et sa longue queue noire aux extrémités blanches qu’elle agite sans cesse. Le mâle présente des teintes plus éclatantes au printemps, tandis que la femelle est un peu plus terne.
Elle fréquente les prairies, les bords de rivières, les champs et les zones ouvertes avec de l’herbe courte, souvent près de l’eau. Très active, elle court sur le sol à la recherche d’insectes et de petits invertébrés, sautillant parfois sur place ou effectuant de petits vols battus pour attraper ses proies.
Son chant est un trille léger et musical, souvent émis depuis un perchoir exposé ou en vol. La bergeronnette printanière construit son nid dans des creux au sol, sous des pierres ou dans des tas de bois, où elle pond généralement 4 à 6 œufs.
Oiseau commun mais délicat, elle est sensible à la destruction des habitats ouverts et humides, et reste un spectacle charmant pour les observateurs attentifs.
Effectifs : ⬇️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur
Bouvreuil pivoine
Pyrrhula pyrrhula - Blùùtfìnk
Le bouvreuil pivoine est un oiseau trapu, calme et peu farouche.
Le mâle est remarquable avec sa poitrine rouge vif, sa calotte noire et son dos gris bleuté. La femelle, plus terne, présente des tons brun-rosé. On le trouve dans les forêts de feuillus, les haies champêtres ou les grands jardins, surtout en hiver, lorsqu’il vient aux mangeoires.
Il se nourrit principalement de graines, de baies, et de bourgeons, ce qui peut le rendre indésirable dans les vergers.
Son chant est doux, mélancolique, souvent émis en duo par les deux membres du couple.
Effectifs : ⬇️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur
Bruant des roseaux
Emberiza schoeniclus - Rohrammer
Ce passereau vit principalement dans les roselières, les marais et les zones humides riches en végétation.
Le mâle est facilement reconnaissable en période de reproduction par sa tête noire contrastant avec une large collerette blanche et un dos brun rayé. La femelle est plus terne et plus difficile à identifier. Le bruant des roseaux construit son nid dans les tiges de roseaux ou d’herbes hautes, à faible hauteur.
Son alimentation varie selon les saisons : insectes au printemps-été, graines en automne-hiver.
Son chant est simple et souvent émis depuis un perchoir exposé.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Bruant jaune
Emberiza citrinella - Goldàmmer
Le Bruant jaune est un oiseau familier des campagnes, facilement reconnaissable grâce à la vive coloration jaune de sa tête et de sa poitrine chez le mâle. Son dos brun chaud, finement rayé, l’aide à se fondre dans les haies et les champs, tandis que son ventre mêle jaune et teintes plus claires. La femelle, plus terne, montre des nuances brunâtres mais présente toujours des touches de jaune, surtout autour du visage.
On le rencontre dans les paysages agricoles traditionnels (haies, bords de chemins, lisières, pâtures et champs parsemés d’arbustes). Il apprécie les milieux semi-ouverts où il peut alterner postes de chant dégagés et zones buissonneuses pour se nourrir ou nicher.
Son chant est très caractéristique, une série de notes claires et répétées. Il se perche volontiers bien en évidence, sur un buisson ou un fil, pour chanter longuement, surtout en fin d’hiver et au début du printemps.
Le Bruant jaune se nourrit principalement de graines, qu’il picore au sol ou sur les plantes sèches, et il complète son alimentation d’insectes durant la saison de reproduction. Son nid est construit près du sol, dans un buisson bas ou une touffe d’herbes, où la femelle dépose généralement 3 à 5 œufs finement marbrés.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Bruant proyer
Emberiza calandra - Grauammer
Ce grand bruant, plus massif que le bruant des roseaux, fréquente surtout les plaines agricoles, les friches, les prairies et les champs ouverts. On le rencontre rarement en zones boisées, car il préfère les paysages dégagés.
Son plumage est brun rayé, assez terne, ce qui le rend discret lorsqu’il est posé au sol. Le bec est fort et conique, adapté à son régime principalement granivore. Le mâle et la femelle se ressemblent beaucoup, ce qui rend leur distinction difficile.
Le bruant proyer niche au sol, dans une petite dépression garnie d’herbes et de tiges, souvent bien dissimulée parmi la végétation.
Son alimentation est composée de graines presque toute l’année, complétées par des insectes et petits invertébrés au printemps, notamment pour nourrir les jeunes.
Son chant est typique : une série de notes métalliques, brèves et grinçantes, souvent comparées au bruit d’une clé frottée contre un peigne. Le mâle chante perché sur un fil, un buisson ou un piquet, marquant ainsi son territoire dans les paysages ouverts.
Effectifs : ⬇️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur
Bruant zizi
Emberiza cirlus - Zaunammer
Couleurs subtiles et élégantes, typique des milieux chauds et bocagers... voici le Bruant zizi.
Le mâle se distingue par sa tête finement dessinée, joues gris bleuté, bandeau noir, gorge jaune et poitrine olive. Son dos brun rayé lui offre un camouflage parfait dans les haies et les friches. La femelle, plus discrète, présente un plumage brun strié sans les contrastes nets du mâle, mais conserve une finesse de traits caractéristique du genre Emberiza.
On le rencontre dans les paysages agricoles ensoleillés, les coteaux secs, les vignobles, les vergers traditionnels et les zones ouvertes ponctuées de buissons. Il apprécie particulièrement les mosaïques de haies, de petits arbres et de prairies, ainsi que les milieux réchauffés par l’exposition sud.
Son chant, émis depuis un perchoir dégagé (fil, buisson, arbre isolé), est un trille rapide et métallique, souvent répété plusieurs fois d’affilée. Plus discret en dehors de la saison de reproduction, le Bruant zizi reste néanmoins fidèle à son territoire.
Il se nourrit principalement de graines, et capture aussi des insectes pendant le printemps et l’été, surtout pour alimenter les jeunes. Le nid, construit près du sol dans un buisson dense ou une haie épaisse, accueille généralement 3 à 4 œufs.
Sa présence signale des habitats agricoles diversifiés et bien structurés, où haies, fourrés et friches jouent un rôle essentiel.
Espèce : Rare
Statut : Visiteur
Chardonneret élégant
Carduelis carduelis - Dìschelfìnk
Le chardonneret élégant est un petit oiseau coloré très apprécié pour son chant mélodieux et son plumage vif.
Il se reconnaît facilement à sa face rouge vif, sa tête noire et blanche, son dos brun et ses ailes noires barrées de jaune.
On le trouve dans les jardins, les haies, les vergers et les friches, où il se nourrit surtout de graines, notamment celles de chardon, d’où son nom.
Grégaire hors période de nidification, il forme souvent de petits groupes. Son chant fluide et varié en fait un oiseau très apprécié des observateurs.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Photo Oiseaux.net. Difficile à observer, à ce jour nous n’avons pas encore réussi à photographier le Cincle plongeur dans le Steinhart.
Cincle plongeur
Cinclus cinclus - Wasseròmsel
C’est un oiseau unique en son genre, immédiatement reconnaissable à sa silhouette trapue, sa queue courte et son plumage sombre contrasté par une large poitrine blanche éclatante. Selon les sous-espèces, le ventre peut être brun roux, mais la bavette blanche reste toujours bien visible.
Il est strictement inféodé aux cours d’eau clairs et bien oxygénés, rivières rapides, torrents de montagne et ruisseaux forestiers, avec des fonds pierreux riches en invertébrés aquatiques. On l’observe souvent posé sur un rocher émergent, hochant le corps avant de plonger.
Il se nourrit principalement de larves d’insectes aquatiques, petits crustacés et mollusques. Il plonge et marche littéralement sous l’eau, utilisant ses ailes pour nager à contre-courant, un comportement spectaculaire et caractéristique.
Son chant est puissant, flûté et mélodieux, souvent émis même en plein hiver, couvrant parfois le bruit du torrent. Le nid, volumineux et en forme de boule, est construit avec de la mousse, souvent placé sur une berge, sous un pont ou derrière une cascade. La femelle pond généralement 4 à 6 œufs.
Espèce principalement sédentaire, c’est un excellent indicateur de la qualité des eaux. Il est sensible à la pollution, aux aménagements hydrauliques et à la modification du régime des cours d’eau.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Coucou gris
Cuculus canorus - Kugguck
Oiseau élancé et discret, bien connu pour son chant emblématique qui annonce souvent le retour du printemps. Son plumage sobre, gris cendré sur le dessus et plus clair barré de sombre sur le dessous. Ses longues ailes sont pointues et sa queue étagée, marquée de taches blanches.
On le rencontre dans une grande diversité de milieux (lisières forestières, bocages, prairies arborées, zones humides bordées d’arbres, milieux agricoles parsemés de haies…). Il évite les forêts trop fermées, préférant les paysages mosaïques où ses espèces hôtes sont abondantes.
Célèbre pour son comportement de parasitisme de couvée, la femelle ne construit pas de nid mais pond ses œufs dans ceux d’autres espèces (rousserolles, fauvettes ou pipits). Son œuf soigneusement déposé en quelques secondes, imite de près celui de l’hôte. Dès l’éclosion le coucou éjecte les autres œufs ou poussins du nid pour monopoliser la nourriture. La photo ci-contre est une photo rare d’un jeune coucou gris nourri par une rousserolle effarvatte !
Son célèbre chant est lancé par le mâle depuis un perchoir exposé, souvent au petit matin ou en début de soirée. La femelle émet un cri plus rauque, en séries rapides.
Migrateur, le Coucou gris arrive au printemps depuis l’Afrique tropicale et quitte l’Europe dès la fin de l’été. Il reste difficile à observer, mais son chant trahit sa présence !
Effectifs : ⬇️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Etourneau sansonnet
Sturnus vulgaris - Star
Souvent confondu avec un merle, l’étourneau sansonnet se distingue par son plumage sombre à reflets métalliques verts et violets, parsemé de petites taches blanches, surtout en hiver. Son bec est jaune en période de reproduction, sombre le reste du temps.
Très sociable, il vit en grands groupes bruyants, formant d’impressionnantes nuées ondulantes dans le ciel, appelées murmurations. Il fréquente aussi bien les campagnes que les villes, les toits, les arbres et les pelouses, où il cherche sa nourriture : insectes, fruits, graines ou restes.
Excellent imitateur, il reproduit les cris d’autres oiseaux, et même des sons artificiels. Son chant est varié, saccadé, souvent surprenant.
Bien qu’il soit magnifique de loin, il est parfois mal vu à cause des dégâts qu’il peut causer en agriculture ou des nuisances sonores en ville.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Fauvette à tête noire
Sylvia atricapilla - Mönschsgraasmìck
La fauvette à tête noire est un petit passereau commun en Europe, facilement reconnaissable au mâle avec sa tête noire contrastant avec son corps beige. La femelle, plus discrète, présente une tête grise.
Elle vit principalement dans les haies, jardins et bosquets, où elle construit un nid bien caché.
Son chant est varié et mélodieux, souvent entendu au printemps.
La fauvette se nourrit d’insectes, mais aussi de baies en automne.
Effectifs : ↗️ en augmentation
Statut : 🪺 nicheur
Fauvette babillarde
Sylvia curruca - Klappergraasmìck
Petite et vive, la Fauvette babillarde est un oiseau discret mais animé, reconnaissable à son plumage sobre: dessus gris brun, dessous plus clair tirant sur le blanchâtre, et gorge blanche bien visible. Son bec fin et pointu reflète son régime insectivore.
On la rencontre dans les haies, les fourrés, les friches buissonneuses et les lisières ensoleillées. Elle préfère les milieux ouverts avec des zones broussailleuses où elle peut se cacher, se nourrir et chanter à couvert.
Comme son nom l’indique, la Fauvette babillarde est loquace : son chant est une succession de phrases variées, rapides et parfois un peu désordonnées, ponctuées d’imitations d’autres oiseaux. Elle se montre souvent nerveuse, agitant les ailes et la queue lorsqu’elle se déplace de buisson en buisson.
Son alimentation est composée surtout d’insectes et d’araignées, qu’elle capture en fouillant feuillages et herbes, mais elle complète son menu de baies à la fin de l’été.
Migratrice, elle niche en Europe au printemps et repart vers l’Afrique tropicale dès l’automne. La voir ou l’entendre au retour des beaux jours est toujours un signe réjouissant de la vitalité des haies champêtres.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Fauvette des jardins
Sylvia borin - Gartengraasmìck
La Fauvette des jardins est un petit passereau au plumage sobre, gris brun dessus et blanchâtre dessous, avec une gorge claire et des yeux soulignés d’un fin cercle pâle. Sa silhouette fine et son bec effilé témoignent de son goût prononcé pour les insectes.
On la rencontre dans les lisières, les haies touffues, les jardins arborés ou les fourrés ensoleillés. Elle affectionne les milieux riches en végétation basse et dense, qui lui offrent à la fois refuge et terrain de chasse.
Son chant est l’un de ses traits les plus remarquables : fluide, mélodieux, composé de phrases claires et variées, il se distingue de celui de ses cousines par sa douceur et sa musicalité, presque comparable à celui d’un rossignol, bien que plus bref.
Insectivore au printemps et en été, elle se nourrit de chenilles, pucerons, mouches et araignées, puis complète son régime de baies et de fruits à la fin de la belle saison.
C’est une espèce migratrice : après avoir niché en Europe, elle prend la route de l’Afrique tropicale pour passer l’hiver, revenant fidèlement chaque année. Sa présence discrète mais bienfaisante rappelle l’importance des haies et fourrés pour la biodiversité de nos campagnes.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Fauvette grisette
Sylvia communis - Dorngraasmìck
Petite silhouette vive et expressive qui fréquente les milieux ouverts et buissonneux. Le mâle arbore une tête gris clair contrastant avec un dos brun chaud, une gorge blanche bien nette et des flancs légèrement rosés en période nuptiale. La femelle est plus brune et moins contrastée.
On la rencontre dans les haies basses, friches fleuries, ronciers, lisières sèches, bords de chemins et les prairies buissonneuses. Elle affectionne les milieux ensoleillés où alternent zones dégagées et fourrés denses pour se percher, chanter et se nourrir.
Son chant est un babillage doux et rythmé, souvent lancé en vol nuptial. Un vol papillonnant, légèrement ondulé, durant lequel le mâle chante avec enthousiasme avant de se poser sur un buisson. Plus posée, la Fauvette grisette émet aussi des séries de notes rauques et sèches lorsqu’elle est inquiète.
Elle se nourrit d’insectes en fouillant minutieusement les buissons. À la fin de l’été, elle complète son régime avec des baies. Son nid, une coupe légère de tiges et de fibres, est généralement placé bas dans un roncier ou un arbuste dense.
La Fauvette grisette quitte l’Afrique au printemps pour nicher dans nos campagnes, offrant chaque année un retour animé et musical.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Gobemouche à collier
Ficedula albicollis Halsbandschnäpper
Petit passereau, typique des forêts claires et des vieux vergers. Le mâle en plumage nuptial est particulièrement remarquable, plumage noir profond sur la tête et le dessus, contrasté par une large tache blanche sur le front, un collier blanc très net autour du cou, et des plages blanches bien visibles sur les ailes. La femelle montre des teintes brun-gris avec un collier moins marqué.
On le rencontre surtout dans les forêts de feuillus riches en vieux arbres, lisières lumineuses et vergers traditionnels. Il apprécie les sites offrant des cavités naturelles ou artificielles (comme les nichoirs), où il installe son nid.
Son comportement est typique des gobemouches, il se perche sur une branche exposée, repère les insectes en vol, puis s’élance d’un coup sec pour les capturer avant de revenir à son perchoir. Il se nourrit principalement de petits insectes, d’araignées et parfois de baies en fin de saison.
Son chant est un enchaînement de phrases mélodieuses et flutées, plus varié et posé que celui du Gobemouche noir, et souvent émis depuis un perchoir bien en vue. C’est au printemps que le mâle se montre le plus vocal, attirant la femelle et défendant son territoire.
Espèce migratrice, il arrive d’Afrique au printemps et repart dès la fin de l’été. Sa présence témoigne de la bonne qualité des milieux forestiers et vergers anciens, où les cavités naturelles sont nombreuses.
Espèce : rare
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Gobemouche gris
Muscicapa striata - Grauschnäpper
Petit oiseau élancé au plumage discret et à l’allure élégante. Son dessus gris brun finement strié, son ventre clair et son œil sombre bien marqué lui donnent un air attentif. Son bec fin et légèrement aplati est parfaitement adapté à la capture d’insectes en vol.
On le rencontre dans les parcs arborés, jardins, vergers, lisières et forêts claires, souvent là où les arbres offrent des postes de chasse dégagés. Il apprécie les milieux ouverts ponctués de perchoirs exposés, comme les branches mortes, les piquets ou les fils.
Son comportement est très caractéristique, il se perche immobile et observe autour de lui, puis s’élance d’un coup sec pour attraper un insecte avant de revenir exactement au même endroit. Ce “vol en sallies” est sa signature. Au sol, il se montre plus discret, se déplaçant par petits bonds rapides.
Son chant est un filet de notes fines et bourdonnantes, souvent difficile à percevoir. En revanche, ses cris courts et secs sont facilement entendus lorsqu’il se montre agité.
Son nid est installé dans une poutre, une lampe extérieure ou un arbre creux. La femelle dépose 4 à 5 œufs blanc crème, tachetés de brun. Les jeunes sont nourris presque exclusivement d’insectes, ce qui en fait une espèce précieuse pour les jardins.
Migrateur, il revient d’Afrique au printemps et quitte nos régions à la fin de l’été. Discret et familier, il accompagne volontiers les humains dès lors que les perchoirs et les insectes sont abondants.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Gobemouche noir
Ficedula hypoleuca - Trauerschnäpper
Petit passereau élégant il est facile à reconnaître grâce au contraste entre son plumage sombre et ses zones claires. Le mâle adulte en plumage nuptial présente un dos noir profond, un ventre blanc et un large trait blanc sur les ailes. La femelle et les jeunes mâles ont un dos brun-gris et un ventre crème.
On le rencontre principalement dans les forêts de feuillus, parcs, jardins arborés, vergers et les lisières lumineuses. Il apprécie les sites offrant des cavités naturelles ou des nichoirs, où il installe son nid. Il se perche souvent bien en vue, guettant les insectes dont il se nourrit.
Son comportement de chasse est caractéristique des Gobemouche, il effectue de rapides sallies depuis son perchoir, capturant les insectes en vol avant de revenir à sa position.
Le chant du Gobemouche noir est un trille doux et mélodieux, émis principalement par le mâle pour défendre son territoire et attirer la femelle.
Son nid, en forme de coupe, est construit dans une cavité d’arbre, un trou de mur ou un nichoir, et accueille 4 à 7 œufs, blanchâtres avec des taches fines. Les jeunes sont nourris principalement d’insectes.
Migrateur il arrive d’Afrique au printemps et repart dès la fin de l’été. Espèce très observée, il témoigne de la bonne qualité des habitats forestiers et semi-ouverts.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : visiteur
Photo ebird. Difficile à observer, à ce jour nous n’avons pas encore réussi à photographier le Grimpereau des bois dans le Steinhart.
Grimpereau des bois
Certhia familiaris - Waldbòòmlæifer
Discret et agile, spécialisé dans l’exploration des troncs et branches d’arbres. Son plumage cryptique, brun strié sur le dos et blanc crème sur le ventre, lui permet de se fondre parfaitement sur l’écorce. Il possède un long bec fin et légèrement recourbé vers le bas, idéal pour extraire les insectes et araignées des fissures du bois.
On le rencontre dans les forêts de feuillus et mixtes, vieux bois, parcs et parfois les jardins bordés d’arbres anciens. Il préfère les arbres au tronc rugueux ou fissuré, où il peut grimper en spirale depuis la base jusqu’aux branches supérieures. Rarement au sol, il évolue surtout verticalement, sautillant ou collant à l’écorce avec sa posture caractéristique.
Son chant est un petit trille aigu et clair, souvent répété plusieurs fois, émis depuis un tronc ou une branche exposée. Ses cris sont courts, secs et perçants.
Il se nourrit principalement d’insectes, larves, araignées et petits invertébrés cachés dans l’écorce. Le nid, construit dans une cavité naturelle, un trou de mur ou un amoncellement de mousse et feuilles, accueille généralement 5 à 7 œufs.
Oiseau discret mais très utile pour le contrôle des populations d’insectes, le Grimpereau des bois est un compagnon régulier des bois matures et bien structurés.
Espèce : rare
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Grimpereau des jardins
Certhia brachydactyla - Gartenbòòmlæifer
Souvent aperçu en train d’escalader les troncs et branches d’arbres. Son plumage cryptique, brun rayé sur le dos et blanc crème sur le ventre, lui permet de se fondre parfaitement dans l’écorce. Son long bec fin et légèrement incurvé est idéal pour extraire les insectes et araignées des fissures et crevasses.
On le rencontre principalement dans les jardins, parcs, haies et bosquets, ainsi que dans les forêts claires. Il privilégie les arbres au tronc rugueux, les vieux arbres ou les arbustes à branches épaisses, où il grimpe en spirale, souvent de la base vers la cime. Rarement au sol, il se déplace surtout verticalement et avec une grande agilité.
Son chant est un petit trille aigu et clair, répété à intervalles réguliers, émis depuis un tronc ou une branche. Ses cris sont courts et secs, et trahissent souvent sa présence avant qu’on ne le voie.
Il se nourrit essentiellement d’insectes, larves et araignées, qu’il déniche avec minutie dans l’écorce. Le nid, construit dans une cavité, un trou de mur ou entre feuilles et mousse, accueille généralement 5 à 7 œufs.
Espèce discrète et active, le Grimpereau des jardins est un compagnon régulier des milieux arborés et structurés proches des habitations humaines.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Grive draine
Turdus viscivorus - Misteldrossel
Oiseau de taille moyenne au plumage élégant et uniforme. Son dos brun olive, sa poitrine claire légèrement tachée et son ventre blanc contrastent avec ses ailes et sa queue plus sombres. Son bec jaune orangé et ses pattes robustes témoignent de son régime varié et de ses déplacements souvent actifs au sol.
On la rencontre dans les bois clairs, haies, vergers, parcs et jardins, ainsi que dans les paysages agricoles parsemés d’arbustes. Elle apprécie particulièrement les zones mixtes où les arbres et les buissons offrent à la fois nourriture et abri.
Son chant est une mélodie riche, puissante et fluide, souvent émis depuis un perchoir exposé ou en vol. Elle émet également des cris secs et perçants lorsqu’elle est inquiète ou en alerte.
Elle se nourrit principalement de fruits et baies et complète son alimentation avec des insectes et petits invertébrés, surtout au printemps pour nourrir les jeunes. Son nid, en forme de coupe profonde, est construit dans un arbre ou un buisson, et accueille généralement 4 à 6 œufs brun clair tachetés de brun plus foncé.
Partiellement migratrice, elle hiverne dans le sud de l’Europe et en Afrique du Nord, tandis que certaines populations restent en Europe centrale selon les conditions climatiques et alimentaires. La Grive draine est un oiseau emblématique des paysages ouverts et semi-ouverts bien structurés.
Effectifs : ↗️ en augmentation
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Grive litorne
Turdus pilaris - Wacholderdrossel
La Grive litorne est une grive robuste et facilement reconnaissable par son plumage contrasté. Elle présente une tête et un croupion gris cendré, un dos brun chaud et une poitrine beige fortement mouchetée de taches sombres. En vol, ses ailes larges et sa queue sombre renforcent son allure puissante.
On la rencontre surtout dans les paysages ouverts ponctués d’arbres. En hiver, elle forme souvent de grands groupes bruyants, parfois mêlés à d’autres grives, se nourrissant au sol ou dans les arbres fruitiers.
Son chant est composé de notes râpeuses et bavardes, et ses cris d’alarme puissants sont caractéristiques, surtout lorsqu’un prédateur s’approche. Espèce très grégaire, elle n’hésite pas à harceler les intrus en groupe.
La Grive litorne se nourrit principalement de vers de terre, insectes et invertébrés, complétés par des baies et fruits en automne et en hiver. Le nid, une coupe solide faite de brindilles et de boue, est généralement placé dans un arbre ou un grand arbuste. La femelle y pond 4 à 6 œufs.
Elle niche surtout en Europe du Nord et de l’Est, tandis qu’elle est principalement hivernante ou de passage dans de nombreuses régions plus méridionales. Sa présence hivernale anime souvent les paysages agricoles.
Effectifs : ↘️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Photo J. Cheval. Difficile à observer, à ce jour nous n’avons pas encore réussi à photographier la grive mauvis dans le Steinhart.
Grive mauvis
Turdus iliacus - Rotdrossel
La Grive mauvis est la plus petite des grives européennes. Elle se reconnaît à son plumage brun olive sur le dessus, sa poitrine crème finement tachetée, et surtout à ses flancs et dessous d’ailes rouge brique, bien visibles en vol. Un large sourcil clair souligne l’œil et lui donne une expression vive.
On la rencontre principalement dans les paysages ouverts : champs, prairies, bocages, vergers, lisières forestières et parcs. En dehors de la période de reproduction, elle se montre très grégaire, formant des bandes parfois importantes, souvent mêlées à d’autres grives.
Son chant, flûté et clair, est surtout entendu sur les sites de reproduction nordiques. En hiver ou en migration, on l’identifie surtout grâce à son cri aigu et sifflant, lancé en vol lors des déplacements de groupe.
La Grive mauvis se nourrit de vers de terre, insectes et invertébrés, mais consomme aussi de nombreuses baies (aubépine, sorbier, lierre), surtout en hiver. Elle niche dans les forêts boréales et les zones boisées du nord de l’Europe, construisant un nid dans un arbre ou un buisson.
Espèce strictement migratrice, elle est présente dans de nombreuses régions d’Europe occidentale uniquement en automne et en hiver. Sa venue est souvent associée aux premières vagues de froid venues du nord.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Grive musicienne
Turdus philomelos - Singdrossel
La Grive musicienne est reconnaissable à son plumage brun chaud sur le dos et à sa poitrine claire ornée de taches sombres en forme de gouttes, bien nettes. Plus petite et plus fine que la Grive draine, elle se distingue aussi par son comportement plus discret.
On la rencontre dans une grande variété de milieux : forêts feuillues et mixtes, haies, bocages, parcs, jardins et vergers. Elle apprécie les zones arborées offrant des espaces ouverts pour se nourrir et des arbres pour se percher et chanter.
Son chant est l’un des plus beaux et des plus reconnaissables, une mélodie riche et flûtée, composée de phrases courtes souvent répétées deux ou trois fois avant de passer à une autre. Elle chante volontiers depuis un perchoir dégagé, parfois très tôt au printemps.
Elle se nourrit surtout de vers de terre, insectes et escargots, qu’elle casse sur une pierre. En automne et en hiver, elle consomme également des baies et des fruits.
Le nid, une coupe solide tapissée de boue lissée, est placé dans un arbre, un buisson ou parfois sur une structure humaine. La femelle y pond généralement 4 à 5 œufs bleu clair tachetés de noir.
Partiellement migratrice, la Grive musicienne est présente toute l’année dans certaines régions, tandis que d’autres populations migrent vers le sud en hiver. Espèce emblématique, elle annonce souvent le retour des beaux jours par son chant précoce.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Gros bec casse noyaux
Coccothraustes coccothraustes - Kernbeisser
Puissant, le Gros-bec casse-noyaux est un passereau discret mais impressionnant, reconnaissable à son énorme bec conique, capable de briser les noyaux les plus durs. Son plumage élégant mêle des tons chauds de brun, beige rosé et noir, avec une calotte sombre bien marquée.
On le rencontre dans les forêts feuillues, les parcs et les grands jardins arborés. Solitaire ou en petits groupes, il passe souvent inaperçu malgré sa taille, se tenant haut dans les arbres et se déplaçant silencieusement.
Timide et méfiant, le Gros-bec se laisse rarement approcher.
Son régime alimentaire est centré sur les graines et noyaux : cerises, merises, hêtres, érables… Grâce à son bec très puissant, il peut fendre des coques que peu d’oiseaux peuvent ouvrir. Il complète son menu de bourgeons, baies et parfois d’insectes au printemps.
C’est un oiseau exigeant sur la qualité de son habitat, et sa présence témoigne de la richesse d’un boisement ancien et diversifié.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Hirondelle de fenêtre
Delichon urbica - Mehlschwalb
L’Hirondelle de fenêtre est très familière des habitations humaines. Elle se reconnaît facilement à son dos noir bleuté, son ventre et sa gorge d’un blanc pur, ainsi qu’à son croupion blanc éclatant, bien visible en vol. Ses ailes longues et pointues lui confèrent une silhouette gracieuse et rapide.
On la rencontre surtout à proximité des villages, bourgs et villes, où elle niche sous les avant-toits, corniches et rebords de fenêtres. Elle chasse les insectes en plein vol au-dessus des rues, des jardins, des prairies et des plans d’eau voisins.
Très aérienne, elle passe la majeure partie de son temps en vol. Ses cris sont de petits prrit roulés et aigus, souvent émis en vol ou près des colonies de nidification.
Son nid est une demi-coupe fermée, construite avec de la boue et fixée contre les murs. Elle niche volontiers en colonies, parfois très denses. La femelle pond généralement 3 à 5 œufs, le couple peut réaliser deux nichées par saison.
Migratrice au long cours, elle hiverne en Afrique et revient au printemps. Espèce très liée aux activités humaines, elle est sensible à la raréfaction des insectes et à la destruction de ses sites de nidification, ce qui la rend emblématique de la biodiversité urbaine.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Hirondelle de rivage
Riparia riparia - Uferschwalb
L’Hirondelle de rivage est la plus petite des hirondelles européennes. Elle se distingue par son plumage brun terreux sur le dessus, son ventre blanc et surtout par la bande pectorale brune bien marquée qui traverse sa poitrine. Sa silhouette fine et ses ailes étroites lui donnent un vol très rapide et nerveux.
On la rencontre à proximité des cours d’eau, gravières, sablières, lacs et zones humides, où elle niche dans des berges sableuses ou limoneuses. Elle est fortement dépendante de ces milieux meubles, creusant des galeries horizontales pour y installer son nid.
Très grégaire, elle niche en colonies parfois très importantes, comptant des dizaines jusqu’à des centaines de couples. En vol, elle chasse les insectes au ras de l’eau ou au-dessus des prairies voisines, souvent en groupes serrés.
Son chant est discret, composé de petits cris brefs et aigus, émis surtout à proximité de la colonie. Contrairement aux autres hirondelles, elle se pose rarement sur des fils ou des structures visibles, restant la plupart du temps en vol.
Migratrice au long cours, l’Hirondelle de rivage hiverne en Afrique subsaharienne et revient au printemps pour se reproduire. Espèce très spécialisée, elle est particulièrement sensible à la disparition des berges naturelles et à l’aménagement excessif des cours d’eau.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Hirondelle rustique
Hirundo rustica - Schòrschdeschwalb
Passereau élancé et gracieux, aisément reconnaissable à sa silhouette fine, sa queue très échancrée aux longs filets et son plumage contrasté : dos bleu noir brillant, gorge et front roux, ventre blanc crème à légèrement rosé. La femelle ressemble au mâle mais avec des filets caudaux un peu plus courts.
Elle fréquente les milieux ruraux ouverts, les prairies, les champs, les villages et les fermes, toujours à proximité des bâtiments ouverts qui lui servent de sites de nidification.
Elle capture mouches, moustiques et autres insectes en plein vol, effectuant des trajectoires rapides et élégantes. Son chant est un gazouillis joyeux et continu, ponctué de cris aigus, souvent émis depuis un fil, une poutre ou en vol.
Le nid, en forme de coupe ouverte, est construit avec de la boue mêlée de végétaux et fixé sous les avant-toits, dans les étables ou les granges. La femelle pond généralement 3 à 5 œufs, et plusieurs nichées peuvent être menées à bien au cours de la saison.
Grande migratrice, l’Hirondelle rustique hiverne en Afrique subsaharienne et revient fidèlement au printemps. Étroitement liée aux activités humaines, elle est sensible à la raréfaction des insectes et à la fermeture des bâtiments agricoles. Elle demeure un symbole fort du retour des beaux jours.
Effectifs : ↘️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Huppe fasciée
Upupa epops - Schdìnkvoggel
Oiseau emblématique, immédiatement reconnaissable à sa huppe orangée bordée de noir, qu’elle déploie en éventail lorsqu’elle est excitée ou inquiète. Son plumage est chaleureux : corps orangé-rosé, ailes et queue noir et blanc fortement barrées, et long bec fin légèrement recourbé vers le bas.
Elle fréquente les milieux ouverts et ensoleillés. Elle a besoin de sols meubles pour se nourrir et de cavités (arbres creux, murs, bâtiments) pour nicher.
Elle se nourrit principalement de gros insectes et de leurs larves (coléoptères, grillons, courtilières), qu’elle capture au sol en sondant la terre avec son bec. Elle se déplace souvent en marchant, adoptant une démarche ondulante très caractéristique.
Son chant est un “houp-houp-houp” sourd et régulier, porté assez loin, surtout au printemps. Le nid est installé dans une cavité naturelle ou artificielle, sans véritable aménagement, et la femelle y pond généralement 5 à 8 œufs. Le site de nidification est réputé pour son odeur forte, due aux sécrétions défensives des jeunes.
Espèce migratrice, la Huppe fasciée hiverne en Afrique et revient au printemps. Oiseau patrimonial des paysages agricoles traditionnels, elle est sensible à l’intensification agricole et à la disparition des vieux arbres et des sols riches en insectes.
Effectifs : rare
Statut : migrateur
Photo Wikipedia. Difficile à observer, à ce jour nous n’avons pas encore réussi à photographier l’Hypolaïs ictérine dans le Steinhart.
Hypolaïs ictérine
Hippolais icterina - Gelbspötter
Petit passereau élancé, au plumage jaune verdâtre lumineux, plus vif que celui de l’Hypolaïs polyglotte. Son dessous est franchement jaunâtre, le sourcil clair bien marqué et le bec long et robuste, légèrement courbé à la pointe, lui donnant une allure alerte.
On le rencontre dans les milieux ouverts boisés, riches en feuillus. Il apprécie les arbres hauts et les haies bien développées, souvent à proximité de zones ouvertes.
Très vocal, il se fait surtout remarquer par son chant puissant, rapide et très varié, mêlant phrases flûtées, notes grinçantes et nombreuses imitations d’autres oiseaux. Il chante souvent depuis la cime des arbres, parfois longuement et avec insistance.
L’Hypolaïs ictérine se nourrit principalement d’insectes et de chenilles, capturés dans le feuillage ou en vol, complétés par des baies en fin d’été. Le nid, en forme de coupe profonde, est solidement fixé dans une fourche de branche. La femelle y pond généralement 4 à 5 œufs.
Espèce migratrice, elle hiverne en Afrique tropicale et revient tardivement au printemps. Elle est liée aux paysages arborés ouverts et aux grands arbres feuillus, et sa présence est un bon indicateur de la maturité des haies et parcs.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Hypolaïs polyglotte
Hippolais polyglotta - Orpheusspötter
Petit passereau au plumage vert-jaunâtre sur le dessus et plus clair jaunâtre sur le dessous. Son bec fin légèrement courbé, avec la base plus claire, est bien adapté à la capture d’insectes. Un sourcil pâle souligne l’œil et lui donne une expression douce mais attentive.
On le rencontre dans les milieux ouverts et chauds, riches en buissons et haies. Il affectionne les paysages structurés avec une végétation arbustive dense mais bien exposée au soleil.
Très discret visuellement, il se trahit surtout par son chant rapide, fluide et varié, mêlant phrases mélodieuses et imitations d’autres espèces, ce qui lui vaut son nom de “polyglotte”. Il chante souvent depuis le couvert des buissons, parfois longuement et avec énergie.
Il se nourrit principalement d’insectes et d’araignées, qu’il capture dans le feuillage, complétant son régime par quelques baies en fin d’été. Le nid, en forme de coupe soignée, est dissimulé dans un buisson ou une haie dense. La femelle y pond généralement 4 à 5 œufs.
Espèce migratrice, il hiverne en Afrique de l’Ouest et revient au printemps. Étroitement lié aux haies et friches ensoleillées, l’Hypolaïs polyglotte est un bon indicateur de la qualité des paysages bocagers et semi-naturels.
Effectifs : ↗️ en augmentation
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Jaseur boréal
Bombycilla garrulus - Seidenschwòns
Elégant et spectaculaire, immédiatement reconnaissable à son plumage soyeux gris rosé, sa huppe effilée, son masque noir souligné de blanc et de jaune, ainsi que les extrémités rouges cireuses de certaines plumes des ailes, caractéristiques de l’espèce. La queue est noire terminée par une large bande jaune vif.
Il niche dans les forêts boréales de conifères du nord de l’Europe et de l’Asie. En hiver, il devient erratique et peut apparaître soudainement plus au sud, dans les parcs, jardins, vergers et alignements d’arbres, souvent en grandes bandes bruyantes.
Très sociable, le Jaseur boréal se déplace en groupes compacts, parfois de plusieurs dizaines d’individus. Son chant est discret, composé de trilles doux et de sifflements aigus, émis en vol ou depuis les arbres.
Son alimentation est surtout frugivore en hiver (baies de sorbiers, cotonéasters, aubépines ou lierres), qu’il consomme en grande quantité. Au printemps / été, il complète son régime par des insectes capturés en vol.
Nicheur rare ou absent dans la plupart des régions tempérées, le Jaseur boréal est un visiteur hivernal irrégulier, dont la présence dépend fortement des ressources alimentaires disponibles dans le nord. Son arrivée massive certains hivers est toujours un événement marquant pour les observateurs.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Linotte mélodieuse
Carduelis cannabina - Bluthänfling
Le mâle en plumage nuptial se distingue par sa poitrine et son front rouge carmin, contrastant avec un dos brun strié et des ailes sombres bordées de clair. La femelle et les jeunes sont plus discrets, brun grisâtre finement striés, mais conservent la silhouette fine et la queue légèrement échancrée.
Elle fréquente les milieux ouverts et semi-ouverts. Elle apprécie les paysages structurés offrant à la fois zones ouvertes pour se nourrir et buissons pour nicher.
Son chant est un gazouillis mélodieux, doux et varié, souvent émis depuis un perchoir dégagé ou en vol ondulant. Très sociable en dehors de la période de reproduction, elle forme des groupes parfois importants, surtout en automne et en hiver.
Elle se nourrit de graines de plantes sauvages (chardons, pissenlits, plantains), complétant son régime par des insectes au printemps pour nourrir les jeunes. Le nid, soigné et bien dissimulé, est construit dans un buisson dense ou une haie basse. La femelle y pond généralement 4 à 6 œufs.
Partiellement migratrice selon les régions, la Linotte mélodieuse est étroitement liée aux milieux ouverts riches en flore spontanée. Sa régression dans certaines zones est souvent liée à l’intensification agricole et à la disparition des friches.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Locustelle luscinioïde
Locustella luscinioides - Rohrschwirl
La Locustelle luscinioïde est un oiseau discret et furtif, spécialiste des roselières denses. Son plumage brun chaud sur le dessus et plus clair au dessous lui permet de se fondre parfaitement dans les tiges de roseaux, où elle passe l’essentiel de son temps. Elle adopte souvent une posture horizontale, la queue légèrement relevée, ce qui la rend encore plus difficile à repérer.
On la rencontre dans les roselières étendues, les marais bordés de phragmites, les fossés envahis de roseaux et parfois dans les prairies humides arbustives. Très attachée aux milieux aquatiques, elle se tient souvent à quelques centimètres seulement de l’eau.
Son chant est son trait le plus caractéristique, un trille continu, métallique et vibrant, rappelant le bruit d’un insecte. Il peut durer plusieurs minutes sans interruption. Il est émis généralement à l’aube ou au crépuscule, et trahit sa présence.
Elle se nourrit d’insectes et d’araignées, qu’elle capture en se faufilant dans la végétation dense. Le nid bien caché, est une coupe d’herbes tressées placée bas dans les roseaux ou les plantes émergentes.
Migratrice, elle hiverne en Afrique et revient dans nos marais au printemps. En raison de sa discrétion et de ses habitats spécialisés, elle est souvent davantage entendue qu’observée.
Espèce : rare
Statut : visiteur
Photo J-F. Cornuet. Difficile à observer, à ce jour nous n’avons pas encore réussi à photographier la Locustelle tachetée dans le Steinhart.
Locustelle tachetée
Locustella naevia - Feldschwirl
Discret et difficile à observer, au plumage brun olive finement strié de taches sombres, parfaitement adapté au camouflage dans la végétation dense. Son corps élancé, sa queue assez longue et ses ailes courtes lui donnent une allure furtive, rappelant celle d’un petit rongeur lorsqu’elle se déplace au sol.
Elle fréquente les milieux humides ou semi-humides à végétation dense. Elle reste presque toujours cachée, se déplaçant à ras du sol.
Sa présence est surtout révélée par son chant très particulier, un battement continu et monotone, comparable au bruit d’un insecte (grillon ou criquet), émis parfois pendant de longues minutes, surtout au crépuscule et la nuit.
Elle se nourrit d’insectes, de larves et d’araignées, capturés au sol ou dans la végétation basse. Le nid est installé au sol, bien dissimulé dans les herbes denses. La femelle y pond généralement 4 à 6 œufs.
Espèce migratrice, elle hiverne en Afrique subsaharienne et revient au printemps pour se reproduire. Très dépendante des habitats herbacés denses et peu perturbés, la Locustelle tachetée est sensible à la fauche précoce et à la disparition des friches humides.
Effectifs : ↘️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Loriot d'Europe
Oriolus oriolus - Pirol
Oiseau flamboyant et discret le Loriot d’Europe surprend par son plumage éclatant et son chant flûté. Le mâle arbore un jaune d’or lumineux contrastant avec des ailes et une queue noires, tandis que la femelle, plus terne, est verdâtre avec un ventre jaunâtre strié de brun.
On le repère souvent à la voix plutôt qu’à la vue : son chant clair et mélodieux, aux accents de flûte, résonne dans les grands arbres dès la fin du printemps.
Le Loriot fréquente les forêts claires, parcs anciens et vergers, où il se déplace agilement de branche en branche à la recherche de fruits mûrs, de baies et d’insectes.
Son nid est suspendu à la fourche d’une branche, une coupelle tressée d’herbes, d’écorces et de fibres végétales, souvent bien camouflée dans le feuillage.
C’est un migrant estival, présent d’avril à août en Europe avant de repartir vers l’Afrique tropicale.
Malgré sa couleur vive, le Loriot reste peu visible, préférant le couvert des arbres et révélant sa présence par ses sifflements harmonieux.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Martinet noir
Apus apus - Mauersegler
Oiseau aérien par excellence, reconnaissable à sa silhouette en faucille, ses longues ailes étroites et son plumage brun noir uniforme, seulement éclairci par une petite tache pâle à la gorge. Il passe la majeure partie de sa vie en vol, ne se posant presque jamais hors période de reproduction.
Il fréquente les zones urbaines et rurales, nichant dans les cavités des bâtiments, sous les toitures, dans les anfractuosités de murs ou parfois dans des falaises naturelles. Il chasse en altitude ou à moyenne hauteur, souvent au-dessus des villes, des plans d’eau et des campagnes.
Il capture en plein vol insectes et araignées aéroportées, qu’il collecte parfois sur de longues distances. Ses cris stridents et perçants, lancés en groupes lors de poursuites rapides, sont emblématiques des soirées d’été.
Le nid est sommaire, constitué de plumes et de débris collés avec de la salive, installé dans une cavité sombre. La femelle pond généralement 2 à 3 œufs. Les jeunes sont capables d’attendre longtemps le retour des adultes en cas de mauvais temps, grâce à une remarquable adaptation physiologique.
Grand migrateur, le Martinet noir hiverne en Afrique équatoriale et revient tardivement au printemps. Très fidèle à ses sites de nidification, il est cependant menacé par la rénovation des bâtiments et la disparition des cavités, ce qui en fait une espèce sensible en milieu urbain.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Photo Wikipedia. Difficile à observer, à ce jour nous n’avons pas encore réussi à photographier le merle à plastron dans le Steinhart.
Merle à plastron
Turdus torquatus - Ringdrossel
Immédiatement reconnaissable à son plastron blanc contrastant avec le reste du plumage noir ou brun foncé, selon les sous-espèces. Le mâle présente des couleurs plus marquées, tandis que la femelle et les jeunes sont plus ternes, avec des stries plus diffuses sur la poitrine.
On le rencontre principalement dans les milieux ouverts et semi-ouverts de montagne et de lande. En hiver, il descend parfois vers les vallées et les zones cultivées.
Très actif, il se nourrit d’insectes, vers, petits invertébrés et fruits, qu’il trouve au sol ou dans les buissons. Il creuse souvent les feuilles et la litière pour dénicher sa nourriture.
Son chant est mélodieux et puissant, rappelant celui du Merle noir mais plus aigu et entrecoupé de trilles, et il peut être entendu dès la fin de l’hiver.
Le nid, construit dans un buisson, une touffe d’arbustes ou un arbre bas, est en forme de coupe et garni de feuilles, mousse et herbes. La femelle y pond généralement 3 à 5 œufs.
Espèce partiellement migratrice selon les régions et l’altitude, le Merle à plastron est un indicateur des zones ouvertes de montagne bien structurées, sensibles aux perturbations des landes et des prairies alpines.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Merle noir
Turdus merula - Òmschel
Familiarisé à nos jardins comme à nos forêts, le Merle noir est l’un des oiseaux les plus connus et appréciés.
Le mâle (photo 1), tout noir avec un bec jaune vif et un cercle oculaire doré, contraste avec la femelle (photo 2), brune et discrète, parfois légèrement tachetée sur le poitrail.
Très territorial au printemps, le merle chante dès l’aube depuis un perchoir élevé. Son chant mélodieux, fluide et richement modulé, fait partie des sons emblématiques du printemps.
Il se nourrit au sol, fouillant les feuilles mortes à la recherche de vers de terre, insectes, baies et fruits. Agile, il court par petits bonds et s’immobilise fréquemment pour écouter ses proies.
Le merle construit un nid en coupe, fait de boue et de brindilles, souvent bien dissimulé dans un buisson ou une haie. Plusieurs couvées peuvent se succéder entre mars et juillet.
Présent toute l’année, il s’adapte aussi bien aux zones naturelles qu’urbaines, où il continue à jouer un rôle précieux dans la régulation des insectes.
Effectifs : ↗️ en augmentation
Statut : 🪺 nicheur
Mésange bleue
Parus caeruleus - Bloomeis
Avec son capuchon bleu, ses joues blanches, sa ligne noire traversant l’œil et son dos vert-jaune, elle présente un plumage éclatant et immédiatement reconnaissable. Sa silhouette rondelette et son comportement sautillant ajoutent à son charme.
On la rencontre dans les forêts feuillues, haies, bocages, parcs et jardins, où elle est très familière. Elle visite régulièrement les mangeoires, profitant des graines, boules de graisse et divers aliments proposés par les humains. Très agile, elle explore les branches fines et les moindres recoins des arbres et arbustes.
Son chant est un trille clair et répétitif, souvent décrit comme un si-si-tsi-tsi-tsi, accompagné de nombreux cris aigus et bavards. Toujours en mouvement, elle inspecte le feuillage et l’écorce à la recherche d’insectes, chenilles et larves, qui constituent l’essentiel de son alimentation au printemps. En hiver, elle se tourne davantage vers les graines.
La Mésange bleue niche dans une cavité, trou de pic, anfractuosité de mur, nichoir... Elle construit un nid doux de mousse, plumes et fibres, où elle peut pondre de 8 à 12 œufs, parfois plus. Les parents nourrissent intensément les jeunes, apportant des centaines de chenilles chaque jour.
Espèce vive, curieuse et sociale, la mésange bleue est un véritable symbole de biodiversité urbaine et rurale, largement appréciée pour sa familiarité et sa beauté.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Mésange boréale
Parus montanus - Weidenmeis
Petite mésange discrète, très proche de la Mésange nonnette, avec laquelle elle est souvent confondue. Elle se reconnaît à sa calotte noire mate, ses joues blanches moins contrastées et son plumage brun grisâtre aux teintes froides. Son allure est douce et peu contrastée.
Elle fréquente surtout les forêts fraîches et humides, les boisements de conifères et mixtes, les forêts de montagne, les tourbières boisées et les vallées peu perturbées. Plus forestière que la Mésange nonnette, elle est également très sédentaire.
Elle se nourrit d’insectes, de larves et d’araignées, qu’elle capture dans les branches, l’écorce et le feuillage. En automne et en hiver, elle consomme aussi des graines et constitue de petites réserves alimentaires.
Son chant est un sifflement clair et flûté, souvent plus doux et plus monotone que celui de la Mésange nonnette. Ses cris de contact sont nasillards et discrets. Elle se déplace souvent en petits groupes ou au sein de rondes mixtes.
La nidification a lieu dans une cavité, fréquemment creusée par l’oiseau lui-même dans du bois pourri ou une souche. Le nid est tapissé de mousse et de poils. La femelle pond généralement 6 à 9 œufs.
Espèce sensible à la disparition des forêts naturelles, du bois mort et des milieux humides forestiers, la Mésange boréale est un bon indicateur de la naturalité des massifs forestiers.
Effectifs : rare
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Mésange charbonnière
Parus major - Kohlmeis
La Mésange charbonnière est la plus grande de nos mésanges. Son plumage est fortement contrasté : tête noire brillante avec de larges joues blanches, dos vert olive, ailes bleu-gris et poitrine jaune éclatante traversée d’une bande noire “cravate” plus large chez le mâle que chez la femelle. Son allure vive et expressive la rend très facile à identifier.
On la rencontre dans une multitude de milieux, forêts feuillues et mixtes, parcs, haies, jardins, vergers, mais aussi en ville. Très adaptable, elle profite volontiers des nichoirs et des mangeoires, s’habituant sans difficulté à la présence humaine.
Active et énergique, elle explore sans relâche les branches, écorces et cavités à la recherche d’insectes, larves et araignées. En hiver, elle se nourrit aussi de graines et de fruits secs, n’hésitant pas à fréquenter les postes de nourrissage.
Son chant est un deux-tons clair et répétitif, souvent décrit comme ti-tu, ti-tu, ti-tu, mais elle dispose d’un répertoire très varié de cris et motifs. Au printemps, le mâle se perche bien en évidence pour chanter, tandis qu’en hiver, on l’entend plus souvent communiquer au sein de petits groupes mixtes.
Le nid, dans une cavité naturelle ou un nichoir est composé de mousse et de plumes, il accueille 6 à 12 œufs, que la femelle couve seule tandis que le mâle la nourrit. Les jeunes grandissent vite grâce à un apport massif d’insectes.
Espèce robuste et opportuniste, la Mésange charbonnière est l’un des oiseaux les plus emblématiques de notre avifaune, présente dans presque tous les environnements boisés ou arborés.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Photo ANAB. Difficile à observer, à ce jour nous n’avons pas encore réussi à photographier la mesange huppée dans le Steinhart.
Mésange huppée
Parus cristatus - Haubenmeis
Très reconnaissable à sa huppe noire et blanche dressée, qui lui donne une allure vive et expressive. Son plumage est gris brun sur le dos, clair sur le ventre, avec une gorge noire bien marquée et des joues pâles finement dessinées de noir.
Elle est étroitement liée aux forêts de conifères, en particulier les pinèdes et pessières, mais on peut aussi la rencontrer dans les forêts mixtes et les grands parcs arborés riches en résineux. Espèce plutôt sédentaire, elle reste fidèle à son territoire tout au long de l’année.
Très active, son régime est principalement insectivore et complété par des graines et des petits cônes en automne et en hiver.
Son chant est une suite de notes aiguës et répétées, parfois comparée à un petit grelot, tandis que ses cris de contact sont secs et roulés. Elle se déplace souvent en petits groupes familiaux ou intégrée à des rondes de mésanges.
La nidification a lieu dans une cavité naturelle, une fissure d’arbre ou parfois un vieux nid de pic, qu’elle aménage avec de la mousse, des poils et des plumes. La femelle pond généralement 5 à 7 œufs.
Espèce typique des forêts de conifères bien structurées, la Mésange huppée est sensible à la disparition des vieux arbres et à l’uniformisation des massifs forestiers.
Effectifs : rare très localisée
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Mésange noire
Parus ater - Tannenmeis
Reconnaissable à sa calotte et sa gorge noires, contrastant avec de larges joues blanches et un petit plastron clair sur la nuque. Son dos est gris-olive et son ventre gris clair, lui donnant une apparence plus discrète que celle des autres mésanges.
Elle fréquente principalement les forêts de conifères, en particulier les pessières et pinèdes, mais aussi les forêts mixtes et parfois les parcs et jardins proches de zones boisées. Espèce largement sédentaire, elle peut toutefois effectuer des déplacements importants certaines années.
Très agile, la Mésange noire se nourrit surtout d’insectes, de larves et d’araignées, capturés dans les aiguilles et les branches fines. En automne et en hiver, elle consomme également des graines de conifères et peut stocker de la nourriture dans des fissures d’écorce.
Son chant est une suite de notes aiguës et répétitives, souvent entendue dès la fin de l’hiver. Ses cris de contact sont fins et perçants. Elle participe volontiers aux rondes mixtes de mésanges et de roitelets.
La nidification a lieu dans une cavité naturelle, un trou d’arbre ou parfois une fissure de mur. Le nid est tapissé de mousse, de poils et de plumes. La femelle pond généralement 6 à 8 œufs.
Espèce typique des forêts résineuses bien structurées, la Mésange noire est un bon indicateur de la qualité des massifs forestiers, notamment de la présence de conifères matures.
Effectifs : rare très localisée
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Mésange nonnette
Parus palustris - Sumpfmeis
La Mésange nonnette est une petite mésange discrète, reconnaissable à sa calotte noire brillante, ses joues blanches bien nettes et son plumage globalement brun grisâtre. Elle ressemble beaucoup à la Mésange boréale, mais se distingue par son comportement plus sédentaire et sa voix caractéristique.
Elle fréquente surtout les forêts feuillues humides, les boisements de vallées, les aulnaies, les lisières et parfois les parcs arborés riches en vieux arbres. Très fidèle à son territoire, elle est présente toute l’année dans les mêmes secteurs.
Principalement insectivore, en automne et en hiver, elle consomme aussi des graines et peut constituer de petites réserves alimentaires.
Son chant est un sifflement clair et répétitif, souvent décrit comme un “piou-piou-piou” mélodieux, tandis que ses cris de contact sont courts et secs. Elle se déplace généralement en petits groupes familiaux ou au sein de rondes mixtes.
La nidification a lieu dans une cavité naturelle, souvent creusée dans du bois tendre ou pourri, que la Mésange nonnette aménage elle-même. Le nid est tapissé de mousse et de poils. La femelle pond généralement 6 à 8 œufs.
Espèce sensible à la disparition des vieux arbres et du bois mort, la Mésange nonnette est un excellent indicateur de la naturalité des forêts feuillues humides.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Moineau domestique
Passer domesticus - Haussschbatz
L’un des oiseaux les plus familiers de nos villes et villages. Trapue et robuste, cette espèce est facilement reconnaissable. Le mâle présente une calotte gris cendré, des joues claires, une gorge noire bien marquée “le bavoir” et un dos brun strié de noir. La femelle est plus discrète, brun grisâtre, sans bavette noire et avec un sourcil pâle.
Étroitement lié aux activités humaines, le Moineau domestique fréquente les zones urbaines et rurales. Il niche volontiers dans les cavités des constructions, sous les toits, dans les murs ou les nichoirs.
Très sociable, il vit en groupes bruyants toute l’année. Son chant est un simple “tchip-tchip” répétitif, facilement reconnaissable, accompagné de nombreux cris de contact au sein de la colonie.
Opportuniste, il se nourrit de graines, restes alimentaires, bourgeons et insectes, ces derniers étant essentiels à l’alimentation des jeunes au printemps. Le nid est constitué de paille, de plumes et de divers matériaux, entassés dans une cavité. Plusieurs nichées peuvent être élevées chaque année, avec 3 à 6 œufs par ponte.
Bien que très commun autrefois, le Moineau domestique connaît un déclin marqué dans de nombreuses régions, lié à la raréfaction des insectes, à l’évolution des pratiques agricoles et à la rénovation des bâtiments supprimant les sites de nidification.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Moineau friquet
Passer montanus - Feldschbatz
Petit passereau trapu, plus discret que le Moineau domestique, mais facilement reconnaissable à ses joues blanches ornées d’une tache noire bien nette et à sa calotte brun chocolat. Les deux sexes sont semblables, ce qui le distingue également du Moineau domestique.
Il fréquente surtout les milieux ruraux et semi-ouverts. Moins dépendant de l’homme que son cousin domestique, il reste toutefois proche des bâtiments pour nicher.
Espèce très sociable, il vit en groupes toute l’année, souvent en colonies lâches. Son chant est un “tchip” sec et monotone, plus doux que celui du Moineau domestique, accompagné de nombreux cris de contact.
Son alimentation est principalement granivore, complétée par des insectes et des larves au printemps, indispensables à l’élevage des jeunes. Il niche dans des cavités naturelles, des trous d’arbres, des nichoirs ou des bâtiments. La femelle pond généralement 4 à 6 œufs, et plusieurs nichées peuvent être menées chaque saison.
Espèce sédentaire, il est sensible à la disparition des haies, des vergers traditionnels et des cavités naturelles. Son déclin dans certaines régions reflète l’appauvrissement des paysages agricoles.
Effectifs : ↘️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Orite à longue queue
Aegithalos caudatus - Schwònsmeis
L’Orite à longue queue est un minuscule oiseau rondouillard, reconnaissable entre tous grâce à sa très longue queue, presque aussi longue que son corps. Son plumage est délicat, dos brun noirâtre, joues blanches et face douce, souvent rehaussée de rose, de gris ou de noir selon les sous-espèces.
On le rencontre dans les forêts de feuillus et mixtes, haies, bosquets, jardins… où il se déplace en petites troupes familiales. Toujours en activité, il saute de branche en branche en poussant ses petits cris roulés et flûtés. On le voit rarement seul, c’est une espèce très sociale.
Son nid est l’une des constructions les plus remarquables de nos oiseaux, une boule souple et fermée, faite de mousses, plumes et toiles d’araignée, fixée dans un roncier ou une branche fourchue. L’intérieur est tapissé de centaines de plumes pour garder au chaud une grande couvée pouvant parfois dépasser dix œufs !
L’orite se nourrit principalement de petits insectes, chenilles et araignées. En hiver, il n’hésite pas à suivre temporairement d’autres espèces dans des bandes mixtes.
Souvent l’un des plus beaux spectacles de l’hiver lorsqu’une petite troupe apparaît dans le jardin.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Phragmite des joncs
Acrocephalus schoenobaenus - Schilfrohrsänger
Petit passereau discret, au plumage brun chaud sur le dos et beige clair sur le dessous, avec un léger sourcil clair. Sa silhouette élancée et son long bec fin sont parfaitement adaptés à la capture d’insectes dans les roseaux et les joncs.
On le rencontre dans les zones humides avec végétation dense. Il évolue surtout au ras de la végétation, se déplaçant avec agilité entre les tiges.
Son chant est rapide, roulé et flûté, souvent émis depuis l’intérieur des joncs. Il est mélodieux mais peut sembler désordonné, comportant une succession de trilles, notes sifflées et petits gazouillis.
Il se nourrit principalement d’insectes et araignées, qu’il capture parmi les tiges et les feuilles. Le nid, en forme de coupe solide, est fixé entre plusieurs tiges de roseaux ou de joncs, au ras de l’eau ou légèrement surélevé. La femelle y pond généralement 4 à 6 œufs.
Migrateur au long cours, il hiverne en Afrique subsaharienne et revient au printemps pour se reproduire. Espèce très liée aux zones humides, il est sensible à la destruction des roselières et à la modification des milieux aquatiques.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Pie grièche à tête rousse
Lanius senator - Rotkopfwürger
Petit passereau robuste, au plumage contrasté et au comportement caractéristique. Le mâle adulte présente une tête rousse éclatante, un masque noir autour des yeux, un dos gris clair et des ailes sombres avec des touches blanches. La femelle est plus terne, avec des tons bruns et roux, et conserve le masque sombre et la silhouette trapue.
On la rencontre dans les milieux ouverts parsemés d’arbustes et buissons. Elle apprécie les arbres isolés ou les piquets pour se percher et surveiller son territoire.
Très territoriale et prédatrice, elle chasse en observant son environnement depuis un perchoir élevé, puis en plongeant sur sa proie. Son régime alimentaire est varié, incluant insectes, petits oiseaux, petits mammifères et parfois des baies. Elle est célèbre pour sa pratique de “piquer” ses proies sur des épines ou fils barbelés, un comportement typique des pies-grièches.
Son chant est un mélange de notes flûtées, sifflements et cris aigus, souvent répété en séries. Le nid, construit dans un buisson ou un petit arbre, est fait de brindilles et de radicelles, et accueille de 4 à 6 œufs.
Espèce migratrice partielle, elle hiverne dans le sud de l’Europe ou en Afrique, selon les populations.
La Pie-grièche à tête rousse est un indicateur des milieux ouverts riches en arbustes et proies, mais sa dépendance à ces habitats la rend sensible à la disparition des friches et bocages.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Pie grièche écorcheur
Lanius collurio - Nienmòrder
Reconnaissable entre toutes, la Pie-grièche écorcheur est un petit prédateur élégant et hardi, souvent perchée bien en vue sur une haie, un fil ou un piquet, d’où elle scrute son territoire.
Le mâle (gauche) arbore un plumage contrasté : calotte grise, masque noir sur les yeux, dos brun-roux et dessous rosé. La femelle (droite), plus discrète, présente des teintes brunes et des flancs finement barrés.
Son comportement de chasse est aussi singulier qu’impressionnant. Véritable “boucher ailé”, elle empale ses proies (insectes, petits lézards, rongeurs ou oisillons) sur des épines ou du fil barbelé pour les stocker, d’où son nom d’écorcheur.
Elle affectionne les milieux ouverts et buissonneux : prairies, lisières, haies champêtres, friches riches en insectes. C’est un oiseau migrant, qui revient d’Afrique tropicale au printemps pour nicher dans nos campagnes entre mai et août.
Son chant est discret, composé de notes grinçantes et de brèves imitations.
Le nid, bien caché dans un buisson épineux, abrite une seule couvée de 5 à 6 œufs.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Pie grièche grise
Lanius excubitor - Schdoosvoggel
Facilement reconnaissable à son plumage gris clair sur le dos et la tête, ses ailes et sa queue noires avec des touches blanches, et son masque noir caractéristique qui traverse les yeux. La femelle et les jeunes sont un peu plus bruns, mais conservent le masque sombre et la silhouette typique de l’espèce.
On la rencontre dans les milieux ouverts avec buissons clairsemés où elle dispose de perchoirs élevés pour surveiller son territoire et repérer les proies. Elle évite généralement les forêts denses.
Prédateur opportuniste, elle chasse depuis un perchoir, capturant insectes, petits oiseaux, petits mammifères et parfois lézards, qu’elle pique souvent sur des épines ou fils barbelés pour les stocker. Ce comportement est typique des pies-grièches.
Son chant est un mélange de notes claires, sifflements et cris métalliques, souvent répété et varié selon les individus. Le nid, construit dans un buisson ou un petit arbre, est fait de brindilles et de radicelles, et la femelle y pond généralement 4 à 6 œufs.
Espèce partiellement migratrice, elle hiverne dans le sud de l’Europe ou reste dans les régions tempérées selon les années et les conditions climatiques.
La Pie-grièche grise est un indicateur des milieux ouverts structurés, sensibles aux changements agricoles et à la disparition des buissons et haies.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Pinson des arbres
Fringilla coelebs - Buffinck
Vif et coloré, le Pinson des arbres est l’un des passereaux les plus communs d’Europe.
Le mâle se distingue par ses couleurs chaudes : poitrine rouge brique, calotte bleu-gris et ailes marquées de deux barres blanches. La femelle, plus discrète, adopte des teintes brunâtres.
On le rencontre dans les forêts, les haies, les jardins et les parcs. Il se nourrit surtout de graines, de bourgeons et d’insectes, qu’il picore au sol ou dans les branchages. Au printemps, il émet un chant clair et rythmé, facilement reconnaissable, pour défendre son territoire.
Le pinson construit un nid soigné en forme de coupe, souvent bien camouflé dans une fourche de branche, fait de mousse, d’écorce et de plumes.
Présent toute l’année en France, il peut former de grandes troupes en hiver, parfois mêlées à d’autres espèces. Résistant et adaptable, il reste un symbole vivant de la biodiversité de nos paysages ruraux et urbains.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Pinson du nord
Fringilla montifringilla - Bergfink
Le Pinson du Nord est un petit passereau robuste, plus trapu que son cousin le Pinson des arbres.
Le mâle arbore un plumage aux tons chauds, mêlant brun, beige et orange, avec une tête plus claire. La femelle est plus discrète, aux teintes plus ternes.
On le trouve principalement dans les forêts boréales et montagneuses d’Europe du Nord et centrale, mais il descend parfois en plaine en hiver, formant alors de grands groupes bruyants.
Son alimentation se compose surtout de graines, bourgeons et petits fruits, mais il n’hésite pas à consommer des insectes au printemps pour nourrir ses jeunes.
Le pinson du Nord niche dans les conifères ou les arbustes, où il construit un nid solide en mousse, lichens et brindilles. Son chant est clair et répétitif, moins mélodieux que celui du pinson des arbres.
Cet oiseau robuste est un symbole des paysages nordiques et des forêts profondes, souvent aperçu lors de ses passages migratoires.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : visiteur
Pipit des arbres
Anthus trivialis - Baumpieper
Petit passereau élancé, souvent confondu avec une alouette ou un pipit proche, mais reconnaissable à son allure fine et à sa poitrine nettement striée. Son plumage brun beige rayé lui offre un excellent camouflage au sol, tandis que son sourcil clair et ses pattes rosées sont de bons critères d’identification.
On le rencontre dans les milieux semi-ouverts. Il a besoin d’arbres ou de perchoirs élevés pour chanter, tout en se nourrissant principalement au sol.
Son chant est très caractéristique, le mâle s’élève depuis un arbre en un vol ascendant, puis redescend en parachute, ailes déployées, tout en émettant une phrase musicale descendante et mélancolique. En dehors de cette période, il se montre plus discret, lançant surtout des cris fins et aigus en vol.
Il se nourrit principalement d’insectes, araignées et petits invertébrés, complétés par des graines. Son nid, bien dissimulé au sol dans une touffe d’herbes ou au pied d’un buisson, accueille généralement 4 à 6 œufs.
Migrateur, il hiverne en Afrique et revient au printemps dans nos régions. Sa présence est étroitement liée à la qualité des milieux forestiers ouverts et des paysages en mosaïque.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Pipit farlouse
Anthus pratensis - Wiesenpieper
Au plumage brun grisâtre finement strié, parfaitement adapté au camouflage dans les milieux herbacés. Son dessous est plus clair, légèrement strié sur la poitrine, et son bec fin souligne son régime essentiellement insectivore.
Il fréquente les milieux ouverts et humides. En hiver, on peut aussi le rencontrer dans les champs, les estuaires et les prairies inondables.
Souvent observé au sol, il marche ou court dans l’herbe à la recherche de proies. En période de reproduction, le mâle effectue un vol chanté ondulant, émettant une suite de notes fines et répétitives, avant de se poser brusquement.
Il se nourrit principalement d’insectes, de larves et de petits invertébrés, complétés par quelques graines hors saison de reproduction. Le nid est construit au sol, bien dissimulé dans la végétation basse. La femelle y pond généralement 4 à 6 œufs.
Espèce migratrice partielle, il niche surtout dans les régions fraîches et humides et hiverne plus au sud ou à basse altitude. Sa présence est étroitement liée à la préservation des prairies naturelles et des zones humides ouvertes, aujourd’hui en fort recul.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Pipit spioncelle
Anthus spinoletta - Bergpieper
En plumage nuptial, il se distingue par une poitrine rosée à orangée, un dos brun gris et un sourcil clair bien marqué. En plumage hivernal, il devient plus terne, brun grisâtre, ce qui peut le rendre plus difficile à différencier des autres pipits.
Il niche principalement dans les zones alpines et subalpines, au-dessus de la limite forestière. En dehors de la période de reproduction, il descend vers les plaines et zones humides, comme les prairies inondables, les bords de rivières et les littoraux.
Il se nourrit surtout d’insectes et de petits invertébrés, capturés au sol, mais consomme également quelques graines en hiver. Il est souvent observé marchant calmement sur les berges ou les prairies humides.
Son chant, émis lors d’un vol chanté ondulant, est une suite de notes claires et régulières, souvent répétées. Le nid est construit au sol, bien dissimulé dans la végétation rase. La femelle pond généralement 4 à 6 œufs.
Espèce migratrice partielle et altitudinale, le Pipit spioncelle est étroitement lié aux milieux montagnards ouverts et aux zones humides, dont la préservation est essentielle à sa reproduction.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Pouillot fitis
Phylloscopus trochilus - Fitis
Discret, au plumage vert brunâtre sur le dessus et jaune pâle sur le dessous, plus lumineux que celui du Pouillot véloce. Son sourcil clair bien marqué et ses pattes relativement claires contribuent à son identification.
Il fréquente une grande variété de milieux ouverts et semi-ouverts : lisières forestières, jeunes boisements, clairières, friches, landes, haies et ripisylves. Il apprécie particulièrement les zones avec une végétation basse et des arbres clairsemés.
Très actif, il se déplace sans cesse dans le feuillage à la recherche de nourriture. Il se nourrit principalement d’insectes et d’araignées, capturés sur les feuilles ou en vol stationnaire bref.
Son chant est mélodieux et descendant, formé d’une suite de notes claires qui s’accélèrent puis s’éteignent progressivement, souvent comparé à une petite cascade sonore. C’est l’un des chants printaniers les plus reconnaissables.
Le nid est construit au sol ou près du sol, bien dissimulé dans la végétation, en forme de boule avec une entrée latérale. La femelle y pond généralement 5 à 7 œufs.
Grand migrateur, il hiverne en Afrique subsaharienne et revient tôt au printemps. Espèce autrefois commune, il est en déclin dans plusieurs régions, notamment à cause de la modification des habitats.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Photo eerokiuru. Difficile à observer, à ce jour nous n’avons pas encore réussi à photographier le Pouillot siffleur dans le Steinhart.
Pouillot siffleur
Phylloscopus sibilatrix - Waldlaubsänger
Elancé et discret, au plumage vert olive sur le dessus et jaune pâle sur le dessous, avec un sourcil clair bien marqué et des pattes claires. Il se distingue du Pouillot fitis par son chant caractéristique et son allure légèrement plus grande et fine.
Il fréquente les forêts mixtes et feuillues, souvent bien ombragées et humides, avec des sous-bois clairsemés et de grands arbres. On le rencontre surtout dans les lisières, les clairières et les jeunes boisements, où il reste caché dans le feuillage.
Il se nourrit d’insectes, larves et araignées, qu’il capture sur les feuilles ou en vol.
Son chant est un sifflement clair et sonore, répété régulièrement, descendant légèrement à la fin, facilement identifiable au printemps. Il chante depuis la cime des arbres ou le feuillage dense.
Le nid, en forme de coupe, est construit au sol ou près du sol, bien dissimulé dans la végétation. La femelle y pond généralement 5 à 7 œufs.
Espèce migratrice, il hiverne en Afrique subsaharienne et revient au printemps. Son apparition est étroitement liée à la qualité des forêts feuillues structurées et humides, sensibles à la coupe intensive et à la fragmentation des habitats.
Effectifs : rare
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Pouillot véloce
Phylloscopus collybita - Zilpzalp
Discret et agile, au plumage vert brunâtre sur le dessus et jaune pâle sur le dessous, avec un sourcil clair très net et des pattes foncées. Il ressemble beaucoup au Pouillot fitis, mais son chant et son comportement permettent de le distinguer facilement.
On le rencontre dans une grande variété de milieux boisés et semi-ouverts : forêts, lisières, haies, jardins et parcs, avec une préférence pour les zones à végétation dense et basse. Il se montre souvent caché dans les feuillages, restant difficile à observer.
Il se nourrit principalement d’insectes, larves et araignées, qu’il capture sur les feuilles ou en effectuant de petits vols pour attraper des proies aériennes.
Son chant est clair, répété et rapide, constitué d’une succession de syllabes simples et monotones, qui s’achève souvent par une note descendante. Il est l’un des premiers chants à retentir au printemps, annonçant le retour des beaux jours.
Le nid est construit au sol ou à faible hauteur, bien dissimulé dans la végétation dense, en forme de coupe. La femelle y pond généralement 5 à 7 œufs.
Grand migrateur, il hiverne en Afrique subsaharienne et revient au printemps. Espèce commune et largement répandue, il reste sensible aux modifications de son habitat, notamment à la disparition des haies et des zones boisées basses.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Rémiz penduline
Remiz pendulinus - Bartmeise
La Rémiz penduline est un petit passereau délicat, facilement reconnaissable au masque noir autour des yeux et à sa tête jaune vif chez le mâle en plumage nuptial, avec le reste du corps brun clair et des ailes finement striées. La femelle est plus terne, avec des teintes jaunes et brunes plus discrètes.
On la rencontre principalement dans les zones humides à végétation dense. Elle reste souvent cachée dans les tiges de roseaux et branches fines des arbustes.
Elle se nourrit surtout d’insectes et araignées, complétés par des graines en fin d’été.
Son chant est un cri aigu et répétitif, émis depuis le feuillage ou en vol. Elle est célèbre pour son nid suspendu, en forme de sac allongé en fibres végétales, fixé aux extrémités des branches de saules ou de roseaux. La femelle y pond généralement 5 à 10 œufs, pondant souvent plusieurs nichées par saison.
Espèce partiellement migratrice, elle hiverne en Afrique de l’Ouest et centrale et revient au printemps. La Rémiz penduline est très dépendante des zones humides riches en roseaux et saules, sensibles à la destruction des roselières et à la régulation des cours d’eau.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Roitelet huppé
Regulus ignicapillus - Windergoldhänchen
Tout petit passereau, parmi les plus petits d’Europe, facilement reconnaissable à sa huppe jaune vif bordée de noir chez le mâle et plus discrète chez la femelle. Son dos est vert olive, le ventre clair et les ailes présentent deux barres alaires blanches nettes.
Il fréquente surtout les forêts de conifères et mixtes, mais peut aussi être observé dans les parcs et grands jardins riches en arbres. Très actif, il se déplace sans cesse à la recherche d’insectes, sautillant sur les branches et se faufilant dans les aiguilles.
Le chant est un trille aigu et rapide, émis sans interruption pendant de longues périodes, souvent difficile à localiser à cause de sa petite taille et de ses mouvements rapides.
Le nid, sphérique et minutieusement construit avec mousse, lichens et toiles d’araignée, est fixé sur une branche de conifère. La femelle y pond généralement 7 à 12 œufs, une ponte particulièrement nombreuse pour sa taille.
Espèce sédentaire dans la majeure partie de son aire, il peut effectuer de courts déplacements en hiver. Très sensible au gel et à la disponibilité des insectes, il est un indicateur précieux de la santé des forêts de conifères.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Roitelet triple bandeau
Regulus ignicapilla - Sommergoldhänchen
Petit passereau très actif, similaire au Roitelet huppé mais plus coloré sur la tête. Le mâle se distingue par une huppe jaune vif bordée de noir et un centre orange brillant, tandis que la femelle présente une huppe jaune moins marquée. Le dos est vert olive et le ventre clair, avec deux barres alaires blanches sur les ailes.
Il fréquente principalement les forêts de conifères et mixtes chaudes et bien structurées, mais on le rencontre aussi dans certains parcs et jardins arborés.
Petit insectivore agile, il capture les insectes en fouillant activement les aiguilles et petites branches, souvent en se suspendant ou en effectuant de petits vols sur place.
Son chant est un trille rapide et aigu, continu et répétitif, légèrement plus puissant et clair que celui du Roitelet huppé, émis depuis les branches hautes ou en vol.
Le nid est sphérique, construit avec soin à partir de mousse, lichens et toiles d’araignée, généralement bien caché au cœur des branches d’un conifère. La femelle pond généralement 7 à 12 œufs, couvés avec attention.
Espèce partiellement migratrice selon les populations, le Roitelet à triple bandeau hiverne plus au sud ou reste sédentaire dans les régions tempérées. Il est très sensible à la dégradation des forêts de conifères, notamment à la coupe rase et à la perte de vieux arbres.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Rossignol philomèle
Luscinia megarhynchos - Nachtiggall
Le Rossignol philomèle est un petit passereau discret par son plumage, et exceptionnel par son chant. Son dos et sa tête sont bruns chauds, le dessous est beige clair, et il présente un léger sourcil pâle. Son allure est fine et élancée, adaptée aux déplacements dans les buissons et fourrés.
Il fréquente les milieux semi-ouverts et humides où la végétation dense lui permet de se cacher. Très territorial au printemps, il est souvent difficile à observer malgré sa présence.
Son chant est long, puissant, mélodieux et très varié, comportant des trilles, des roulades et des phrases répétées. Il est particulièrement audible au crépuscule et la nuit, d’où son nom de “philomèle” (amie de la nuit).
Il se nourrit d’insectes, larves et baies, surtout au printemps et en été. Le nid, construit dans un fourré ou au pied d’un buisson, est en forme de coupe avec herbes et feuilles, et la femelle y pond généralement 4 à 6 œufs.
Espèce migratrice, le Rossignol philomèle hiverne en Afrique subsaharienne et revient au printemps pour se reproduire. Sa présence est un indicateur de haies et zones semi-naturelles denses et bien structurées.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Rougegorge familier
Erithacus rubecula - Rootkélsche
Facile à reconnaître, il arbore une large tache orangée couvrant la face, la gorge et le haut de la poitrine, contrastant avec un dessus brun-olive et un ventre clair. Sa posture rondelette et son œil sombre et vif lui donnent une allure expressive et curieuse.
On le rencontre dans une grande variété de milieux (jardins, haies, bosquets, forêts, lisières, clairières). Très territorial, le rougegorge défend vigoureusement son espace, aussi bien en hiver qu’en période de reproduction. Malgré sa petite taille, il n’hésite pas à repousser d’autres oiseaux, chantant ou lançant des cris secs depuis un perchoir bas.
Son chant est une mélodie fluide, cristalline et parfois mélancolique, émise surtout à l’aube et au crépuscule. Même en hiver, le rougegorge chante pour marquer son territoire, ce qui en fait l’une des rares espèces vocales toute l’année. Son cri, un tic sec et répété, trahit souvent sa présence dans les buissons.
Principalement insectivore, il capture ses proies en fouillant le sol ou les feuilles mortes. En automne et en hiver, il consomme aussi baies et petits fruits. Le nid est une coupe de mousses et de feuilles souvent placé très bas, dans un terre-plein, une cavité, un pot de fleurs...
Compagnon fidèle des jardiniers, qu’il suit en quête de proies délogées par leurs outils.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Rougequeue à front blanc
Phoenicurus phoenicurus - Gardenrootschwòns
Petit passereau élégant et contrasté, véritable bijou du printemps. Le mâle en plumage nuptial est spectaculaire, front blanc éclatant, masque noir, poitrine et ventre d’un orange vif, dos gris et queue rousse flamboyante. La femelle plus discrète, présente des teintes brunes et roussâtres, et garde la queue rouge caractéristique de l’espèce.
On le rencontre dans les vergers anciens, jardins arborés, lisières et les forêts claires. Il affectionne les zones où se trouvent des cavités naturelles (vieux arbres creusés) ou des nichoirs, indispensables pour sa reproduction.
Très vif il se perche souvent bien en évidence pour chanter ou surveiller son territoire. Son chant, doux et riche, alterne notes flûtées et passages plus rudes, rappelant parfois celui d’autres espèces. Il agite fréquemment sa queue rousse en signe d’alerte ou d’excitation, ce qui attire l’attention.
Insectivore, il capture ses proies au sol ou en vol. Mouches, coléoptères, araignées et chenilles composent l’essentiel de son menu. Il complète son régime par des baies en automne.
Migrateur au long cours, il arrive d’Afrique au printemps et s’installe rapidement sur son territoire. Espèce dépendante des cavités, il bénéficie beaucoup de la pose de nichoirs dans les jardins et vergers.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Rougequeue noir
Phoenicurus ochruros - Hausrootschwòns
Le mâle adulte est facilement reconnaissable à son plumage gris ardoise à noir, sa poitrine sombre et sa queue rousse vivement contrastée qu’il agite sans cesse. La femelle et les jeunes sont plus bruns et discrets, mais conservent la queue rouge caractéristique de l’espèce.
À l’origine espèce montagnarde, il s’est parfaitement adapté aux milieux urbains et industriels. Il apprécie les structures verticales et les cavités où il peut nicher.
Très actif, il se perche souvent bien en vue sur un toit, une antenne ou un rocher. Son chant est reconnaissable, une phrase grinçante et saccadée, mêlant notes râpeuses et éléments plus doux, souvent émise depuis un point élevé. Ses cris secs et métalliques accompagnent fréquemment ses déplacements.
Insectivore, il capture ses proies au sol ou en vol, effectuant de courts allers-retours rapides depuis un perchoir. Il consomme quelques baies en automne. Le nid est installé dans une cavité, une fissure de mur, un tas de pierres ou sous une tuile.
Partiellement migrateur, il est présent toute l’année dans de nombreuses régions, avec un renfort d’individus au printemps. Oiseau adaptable et résilient, il est aujourd’hui l’un des passereaux les plus typiques de nos villages et villes.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Rousserolle effarvatte
Acrocephalus scirpaceus - Teichrohrsänger
Petit passereau discret, presque entièrement inféodé aux roselières. Son plumage brun chaud sur le dessus et beige clair sur le dessous, avec un léger sourcil pâle, lui permet de se fondre parfaitement dans les roseaux. Elle se déplace avec agilité entre les tiges, rarement à découvert.
On la rencontre dans les roselières, marais, étangs, bords de rivières et fossés envahis de roseaux, où la végétation dense et haute est indispensable à sa reproduction. Elle évite généralement les milieux trop ouverts ou dépourvus de phragmites.
Son chant est très caractéristique rapide, râpeux et continu, composé d’une succession de phrases hachées et d’imitations. Il est souvent émis depuis l’intérieur de la roselière, parfois de nuit, ce qui la rend bien plus souvent entendue que vue.
Insectivore, elle capture insectes, larves et araignées sur les tiges et feuilles de roseaux. Le nid, une coupe profonde solidement attachée entre plusieurs tiges, est suspendu au-dessus de l’eau ou de la végétation humide. La femelle y pond généralement 3 à 5 œufs.
Migratrice au long cours, elle hiverne en Afrique subsaharienne et revient dans nos régions au printemps. Espèce très dépendante des zones humides, sa présence est un excellent indicateur de la qualité et de la continuité des roselières.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Rousserolle turdoïde
Acrocephalus arundinaceus - Drosselrohrsänger
La Rousserolle turdoïde est la plus grande des rousserolles européennes. Robuste et élancée, elle présente un plumage brun chaud sur le dessus, plus clair sur le dessous, avec un sourcil pâle discret. Son bec fort et puissant, nettement plus massif que celui des autres rousserolles, est un critère d’identification important.
Elle vit presque exclusivement dans les grandes roselières denses, en particulier autour des lacs, étangs, deltas et vastes zones humides. Elle a besoin de roseaux hauts et continus pour se nourrir, chanter et nicher.
Son chant est puissant, rauque et explosif, une succession de phrases rythmées et grinçantes, souvent ponctuées d’imitations. Il est émis de jour comme de nuit, généralement depuis le sommet des roseaux, ce qui rend l’oiseau bien audible malgré sa discrétion visuelle.
Elle se nourrit principalement d’insectes, mais peut aussi capturer de petits vertébrés (têtards, petits poissons) ou consommer des baies. Son nid, volumineux et solide, est suspendu entre plusieurs tiges de roseaux, au-dessus de l’eau. La femelle y pond généralement 3 à 5 œufs.
Migratrice, elle hiverne en Afrique tropicale et revient tardivement au printemps.
Espèce exigeante, elle dépend fortement du maintien de vastes roselières intactes, ce qui en fait un excellent indicateur de la qualité des grandes zones humides.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Rousserolle verderolle
Acrocephalus palustris - Sumpfrohrsänger
Petit passereau discret mais reconnaissable à son dos brun-olive uniforme, son ventre clair et son long bec fin adapté à la capture d’insectes. Son sourcil pâle et discret contraste légèrement avec sa tête, mais elle reste surtout visible par son chant puissant et flûté.
On la rencontre principalement dans les zones humides à végétation dense. Elle reste généralement cachée dans la végétation, se déplaçant avec agilité entre les tiges.
Son chant est long, mélodieux et fluide, composé de phrases continues de notes roulées et trilles, souvent émis depuis l’intérieur de la roselière. Elle chante surtout le matin et le soir, mais peut aussi être entendue de jour.
Elle se nourrit principalement d’insectes et araignées, capturés parmi les tiges et les feuilles. Le nid est construit au ras de l’eau ou légèrement surélevé dans la végétation dense, en forme de coupe faite d’herbes fines. La femelle y pond généralement 4 à 6 œufs.
Espèce migratrice, elle hiverne en Afrique subsaharienne et revient au printemps.
La Rousserolle verderolle est un indicateur important de la qualité des zones humides et roselières denses, sensibles aux modifications de l’eau et à la destruction de la végétation.
Effectifs : ↘️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Serin cini
Serinus serinus - Girlitz
Le mâle présente un plumage jaune vif, avec le dos strié de vert olive et des touches de noir sur les ailes et la queue, tandis que la femelle est plus terne, avec des teintes jaunes et brunes. Son bec court et conique est parfaitement adapté à l’extraction des petites graines.
On le rencontre dans les zones ouvertes avec des arbres ou arbustes clairsemés. Il apprécie les milieux ensoleillés et les paysages mosaïqués où il peut se percher pour chanter.
Le Serin cini est très actif et souvent bruyant, son chant, émis depuis un perchoir, est un trille rapide et aigu, oscillant sur plusieurs notes, souvent répété par séries. Ses cris sont courts et métalliques, typiques des petits fringilles.
Son alimentation se compose essentiellement de graines, mais il capture aussi de petits insectes, surtout au printemps pour nourrir les jeunes. Le nid est construit dans un arbuste ou un petit arbre, fait de mousses, de radicelles et de fibres végétales. La femelle y pond généralement 3 à 5 œufs.
Espèce nicheur migrateur dans le Steinhart, le Serin cini est surtout observable au printemps et en été, et sa présence signale des habitats ouverts riches en ressources végétales et insectes.
Effectifs : ⬇️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Sitelle torchepot
Sitta europaea - Kleiber
Petit oiseau trapu, reconnaissable à sa tête bleu-gris, son dos gris-bleu et sa poitrine et ventre orange-rosé. Une bande noire traverse son œil, renforçant l’impression d’un masque. Sa silhouette compacte et son comportement actif en font un oiseau très visible malgré sa petite taille.
On la rencontre principalement dans les forêts de feuillus et mixtes, les parcs, les jardins arborés et les haies anciennes. Elle affectionne particulièrement les vieux arbres et les bois riches en cavités, où elle trouve à la fois nourriture et sites de nidification.
Célèbre pour sa capacité à grimper verticalement et même tête en bas sur les troncs et branches, recherchant insectes, larves et graines dans l’écorce. Elle se nourrit également de noix et graines, qu’elle cache souvent pour l’hiver.
Son chant est clair et répétitif, accompagné de cris courts et métalliques. C’est un oiseau très actif et territorial, particulièrement visible en automne et en hiver lorsqu’il fréquente les mangeoires.
Le nid est construit dans une cavité naturelle ou un nichoir, tapissé de mousse et de plumes. La femelle y pond généralement 6 à 8 œufs, qu’elle couve seule, tandis que le mâle assure son alimentation.
Espèce résidente et relativement commune, la Sittelle torchepot est un excellent indicateur de la santé des forêts anciennes et bien structurées.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Sizerin cabaret
Carduelis cabaret - Birkenzeisig
Le Sizerin cabaret est un petit fringille vif et léger, reconnu pour son plumage finement strié et sa calotte rouge caractéristique. Le mâle arbore souvent une poitrine délicatement rosée, surtout au printemps, tandis que la femelle reste plus sobre avec un plumage brun strié du plus bel effet. Son bec fin et pointu est d’un jaune doux.
On rencontre ce sizerin dans les milieux ouverts et frais, tourbières, bords de rivières, jeunes plantations... Il affectionne les zones riches en graminées et en arbrisseaux pionniers. En hiver, il se joint volontiers à des bandes mélangées de pinsons, tarins et autres sizerins, se montrant alors plus sociable et facile à approcher.
Vif, il se déplace en petites escadrilles nerveuses, lançant des cris roulés et tintants en vol. Son chant, plus doux, est un mélange de notes aiguës et rapides, souvent émises depuis un perchoir léger.
Granivore, il se nourrit surtout de petites graines (aulne, bouleau, chardon, renouée…), il grimpe aussi tête en bas sur les inflorescences de bouleau par exemple, et peut compléter son régime d’insectes au printemps. Son nid, une coupe fine et soignée, est placé dans un buisson ou un jeune arbre, souvent assez bas.
Espèce nordique à la base, le Sizerin cabaret montre des mouvements hivernaux irréguliers, certaines années, il est très présent, d’autres beaucoup plus discret.
Espèce : rare
Statut : visiteur
Tarier des prés
Saxicola rubetra - Braunkehlchen
Facilement reconnaissable au plumage contrasté du mâle adulte : dos brun clair, ventre blanc et poitrine orange vif, avec un masque facial sombre et une queue rousse qu’il agite fréquemment. La femelle est plus terne, avec des teintes brun-beige, mais conserve la queue rousse distinctive.
On le rencontre dans les milieux ouverts et herbacés, souvent parsemés de buissons ou petits arbres qui lui servent de perchoirs pour chanter et surveiller son territoire.
Très vif, il alterne vols courts et bonds au sol, à la recherche d’insectes et petits invertébrés qu’il capture en effectuant des vols rapides ou en sautillant sur la végétation basse. Son chant, émis depuis un perchoir dégagé, est clair, mélodieux et répétitif, accompagné de petits cris métalliques.
Il niche au sol ou dans un buisson bas, construisant un nid en coupe fait d’herbes et de radicelles. La femelle y dépose généralement 4 à 6 œufs et s’occupe de la couvée avec l’aide occasionnelle du mâle.
Migrateur partiel ou complet selon les régions, il hiverne en Afrique et revient au printemps pour nicher.
Espèce : rare
Statut : visiteur
Tarier pâtre
Saxicola rubicola - Schwartzkehlchen
Petit passereau vif et trapu, facilement reconnaissable à son plumage contrasté. Le mâle adulte présente une tête noire, une gorge noire intense, un collier blanc bien marqué sur les côtés du cou, une poitrine orangée et une queue sombre. La femelle est plus discrète, brunâtre, avec une poitrine beige orangé et un collier clair moins net.
On le rencontre dans les milieux ouverts et broussailleux. Il affectionne les paysages ouverts ponctués de buissons, piquets ou clôtures qui lui servent de perchoirs pour surveiller son territoire.
Très territorial, le Tarier pâtre se poste volontiers bien en évidence, hochant la queue. Son chant est discret mais varié, composé de phrases brèves et de cris secs, souvent émis depuis un perchoir dégagé.
Il se nourrit principalement d’insectes, d’araignées et de petits invertébrés, qu’il capture au sol ou en vol. Le nid est installé près du sol, bien dissimulé dans la végétation basse. La femelle y pond généralement 4 à 6 œufs.
Selon les régions, le Tarier pâtre est sédentaire ou migrateur partiel. Espèce bien adaptée aux milieux ouverts structurés, sa présence est un bon indicateur de la qualité des habitats de landes et de friches.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Tarin des aulnes
Carduelis spinus - Erlenzeisig
Le Tarin des aulnes est un petit fringille vif et acrobatique, facilement reconnaissable à son plumage jaune verdâtre. Le mâle présente une calotte noire, des ailes sombres barrées de jaune et un croupion jaune vif, tandis que la femelle, plus terne, montre des teintes verdâtres striées de brun. Son bec fin et pointu est parfaitement adapté à l’extraction des graines.
On le rencontre surtout dans les forêts de conifères et mixtes mais aussi dans les parcs et jardins, notamment en hiver. Espèce très mobile, il forme souvent des bandes bruyantes à la recherche de ressources alimentaires.
Son chant est un gazouillis rapide et joyeux, composé de trilles et de notes claires, souvent émis en vol ou depuis la cime des arbres. Ses cris, aigus et roulés, trahissent la présence du groupe bien avant qu’il ne soit visible.
Il se nourrit principalement de graines d’aulnes, de bouleaux et de conifères, mais consomme aussi des insectes au printemps. Très agile, il se suspend tête en bas pour atteindre les cônes ou chatons.
Partiellement migrateur et très irrégulier selon les années, il peut être abondant certains hivers et presque absent d’autres, en fonction des fructifications. Sa présence hivernale anime souvent les jardins et forêts.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : visiteur
Traquet motteux
Oenanthe oenanthe - Steinschmätzer
Le mâle adulte présente un plastron orange vif, une tête gris-brun avec un masque noir autour des yeux, un dos brun clair et un ventre blanc. La femelle est plus discrète, avec des teintes brunes et beige, mais conserve le ventre clair et l’allure fine caractéristique de l’espèce.
On le rencontre dans les milieux ouverts et herbacés. Il préfère les zones avec une végétation basse et dispersée, qui lui permet de repérer les insectes au sol.
Très actif, le Traquet motteux alterne sauts rapides au sol et vols courts, capturant insectes, araignées et autres invertébrés. Son chant, émis depuis un perchoir bas, est clair et musical, accompagné de petits cris aigus et saccadés.
Le nid est construit au sol, souvent caché dans la végétation ou au pied d’une touffe d’herbes. La femelle y pond généralement 4 à 6 œufs, qu’elle couve seule, tandis que le mâle surveille les alentours.
Espèce migratrice, le Traquet motteux hiverne en Afrique tropicale et revient au printemps pour se reproduire. Sa présence indique des prairies semi-naturelles et riches en insectes, essentielles pour sa survie.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Troglodyte mignon
Troglodytes troglodytes - Zaunkéénisch
Minuscule mais plein d’énergie, le Troglodyte mignon est l’un des plus petits oiseaux d’Europe, mais aussi l’un des plus sonores. Son plumage brun chaud, finement strié, et sa courte queue souvent dressée à la verticale le rendent facilement reconnaissable.
On le trouve dans les jardins, haies, sous-bois et vieux murs, où il se faufile à ras du sol ou parmi les branchages à la recherche d’insectes, araignées et petites larves. Agile et discret, il explore méthodiquement les recoins sombres à la manière d’une petite souris.
Son chant puissant et trillé, surprenant pour sa taille, résonne surtout au printemps, porté par le mâle qui défend son territoire. Il construit plusieurs nids en mousse, que la femelle inspecte avant d’en choisir un pour y pondre.
Présent toute l’année, le Troglodyte mignon est un petit joyau de nos paysages, preuve qu’il n’est pas besoin d’être grand pour être remarquable.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Verdier d'Europe
Carduelis chloris - Grììnfìnk
Le Verdier d’Europe est un fringille robuste, au corps trapu et au bec puissant spécialement adapté à l’ouverture des graines. Le mâle, d’un vert jaunâtre éclatant avec des touches de jaune vif sur les ailes et la queue, est nettement plus coloré que la femelle, plus terne et brun-verdâtre.
On le rencontre dans des haies, lisières forestières, jardins, parcs, vergers, friches, et même dans les zones urbaines dotées d’arbustes. Sa présence est souvent trahie par son vol ondulant et ses éclairs jaunes.
Le Verdier se nourrit principalement de graines (de graminées, chénopodes, tournesol...), et il complète son régime avec quelques insectes au printemps. Aux mangeoires, il est fréquent, parfois querelleur, chassant d’autres petits oiseaux.
Son chant est un mélange de notes roulées et prolongées, avec des trilles nasillards caractéristiques. Parmi ses cris, le plus reconnaissable est un djiiiii râpeux, souvent lancé en vol.
Le nid est construit dans un arbuste dense ou une haie. La femelle y dépose 4 à 6 œufs qu’elle couve seule, tandis que le mâle assure son ravitaillement. Les jeunes sont nourris d’insectes et de graines prédigérées.
Espèce encore commune, le Verdier d’Europe a toutefois connu des déclins localisés ces dernières années, notamment à cause de maladies comme la trichomonose dans certaines régions.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
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