Oiseaux sauvages de nos campagnes :
Les passereaux
Torcol fourmilier : la voix silencieuse d’une biodiversité en déclin
Le Torcol fourmilier (Jynx torquilla) est un oiseau discret de la famille des pics, reconnaissable à son plumage cryptique et à son alimentation spécialisée, principalement composée de fourmis. Bien que classé en “préoccupation mineure” par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) , ses populations connaissent un déclin notable en Europe occidentale, notamment en France et dans le Steinhart.
Depuis les années 1970, les effectifs nicheurs en France ont probablement diminué de 20 à 50 % . Cette régression est attribuée à plusieurs facteurs :
Perte d'habitat : la disparition des haies, des vergers traditionnels et des arbres creux réduit les sites de nidification disponibles.
Intensification agricole : l'utilisation accrue d'engrais et de pesticides diminue la disponibilité des fourmis, sa principale source de nourriture.
Changements climatiques : l'augmentation des précipitations pendant la saison de reproduction affecte la survie des jeunes.
Le déclin du Torcol fourmilier est un indicateur préoccupant de la dégradation des écosystèmes ruraux. Sa disparition souligne la nécessité de préserver des habitats diversifiés et riches en biodiversité.
Des initiatives, telles que l'installation de nichoirs adaptés et la conservation des habitats semi-ouverts, sont essentielles pour soutenir les populations restantes.
La situation du Torcol fourmilier illustre l'importance de maintenir des paysages agricoles diversifiés et respectueux de la biodiversité pour assurer la survie de nombreuses espèces.
Nous sommes heureux de vous annoncer la sortie de notre livre “Le Royaume du Ciel – Tome 1 : les passereaux”, le premier volume d’un album en trois tomes dédié à la richesse ornithologique du Steinhart.
Pour commander votre exemplaire, rendez-vous rubrique Contact de notre site, sujet “passer commande” et envoyez-nous votre demande.
Ou directement aux offices de tourisme de Sarreguemines, Forbach, Freyming-Merlebach et Saint-Avold.
Accenteur mouchet
Prunella modularis - Heckenbraunelle
L’accenteur mouchet est un petit oiseau discret qu’on confond facilement avec un moineau à cause de son plumage brun rayé de noir sur le dos.
Cependant, sa poitrine et sa tête sont gris-ardoise, et il a un bec fin, adapté à un régime insectivore. On le rencontre souvent dans les haies, les jardins ou les sous-bois, où il se déplace furtivement au sol. Son chant est doux et mélodieux, souvent entendu dès la fin de l’hiver.
Il est plutôt solitaire et discret, et se nourrit de petits insectes, de larves et de graines.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Alouette des champs
Alauda arvensis - Lèrsche
Petit oiseau discret et très répandu dans les prairies, champs et zones ouvertes, l’alouette des champs est reconnaissable à son plumage brun clair strié de brun plus foncé sur le dos, et à son ventre plus pâle.
Elle est surtout connue pour son chant mélodieux et continu, souvent délivré en plein vol, où l’oiseau monte en spirale avant de redescendre en chantant. Ce chant sert à marquer son territoire et à attirer une partenaire.
L’alouette des champs se nourrit principalement de graines et de petits insectes, selon la saison. Elle niche au sol, dans des petites dépressions camouflées par la végétation, construisant un nid discret où elle dépose généralement 4 à 6 œufs.
Très attachée aux espaces ouverts et aux prairies fleuries, elle est sensible à l’intensification agricole et à la perte d’habitat, mais reste un véritable symbole des campagnes et un plaisir pour les observateurs de nature attentifs.
Effectifs : ⬇️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur
Photo shutterstock. Difficile à observer, à ce jour nous n’avons pas encore réussi à photographier l’alouette lulu dans le Steinhart.
Alouette Lulu
Lullula arborea - Heidelerche
Son plumage brun chaud finement strié lui assure un excellent camouflage au sol. Elle se distingue par sa calotte marquée de deux bandes claires, son sourcil pâle bien visible et sa queue relativement courte. Plus trapue que l’Alouette des champs, elle dégage une impression plus ronde et compacte.
On la rencontre dans les milieux ouverts et secs (pelouses maigres, clairières forestières, lisières, coteaux ensoleillés, zones sablonneuses parsemées d’arbres ou de buissons). Elle affectionne particulièrement les paysages semi-ouverts, alternant sol nu, herbes rases et arbres isolés servant de postes de chant.
Son chant est l’un des plus mélodieux parmi les alouettes : une suite de notes flûtées, douces et plaintives, souvent émises en vol ondulant ou depuis un perchoir élevé. Elle chante dès la fin de l’hiver, parfois même en plein hiver lors des journées douces.
Elle se nourrit surtout de graines et de petits invertébrés, qu’elle récolte au sol. Son nid est installé à même le sol, bien dissimulé dans la végétation. La femelle y pond généralement 3 à 4 œufs.
Espèce sensible aux modifications des milieux ouverts, elle dépend fortement du maintien de clairières et zones herbacées pauvres, ce qui en fait un bon indicateur de la qualité des habitats semi-naturels.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Bergeronnette des ruisseaux
Motacilla cinerea - Bachschdélschje
Avec sa silhouette élancée, son ventre jaune vif et sa longue queue noire et blanche toujours en mouvement, la bergeronnette des ruisseaux est facile à reconnaître.
Elle fréquente les bords de rivières, les torrents ou les ruisseaux clairs, souvent dans des zones montagneuses ou vallonnées. Elle est très active, courant sur les pierres ou voletant près de l’eau à la recherche d’insectes aquatiques.
Son vol est rapide et ondulant, et son cri est perçant, souvent lancé en vol.
C’est un oiseau fidèle à son territoire et assez peu farouche.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Bergeronnette grise
Motacilla alba - Pònneschdielschje
Plus répandue et plus urbaine que sa cousine des ruisseaux, la bergeronnette grise a un plumage gris clair sur le dos, un ventre blanc et une tête noire et blanche.
Elle est aussi reconnaissable à sa longue queue, qu’elle balance en permanence. Elle est souvent visible dans les villes, les parkings, les toits ou les bords de routes, où elle chasse moucherons et petits insectes.
Très mobile et sociable, elle peut former de grands dortoirs en automne et en hiver.
Son chant est rapide et aigu, et son vol ondule élégamment.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Bergeronnette printanière
Motacilla flava - Schòòfschdèlsche
Petit oiseau élégant et vif, la bergeronnette printanière se reconnaît facilement à son dos clair, son ventre jaune vif et sa longue queue noire aux extrémités blanches qu’elle agite sans cesse. Le mâle présente des teintes plus éclatantes au printemps, tandis que la femelle est un peu plus terne.
Elle fréquente les prairies, les bords de rivières, les champs et les zones ouvertes avec de l’herbe courte, souvent près de l’eau. Très active, elle court sur le sol à la recherche d’insectes et de petits invertébrés, sautillant parfois sur place ou effectuant de petits vols battus pour attraper ses proies.
Son chant est un trille léger et musical, souvent émis depuis un perchoir exposé ou en vol. La bergeronnette printanière construit son nid dans des creux au sol, sous des pierres ou dans des tas de bois, où elle pond généralement 4 à 6 œufs.
Oiseau commun mais délicat, elle est sensible à la destruction des habitats ouverts et humides, et reste un spectacle charmant pour les observateurs attentifs.
Effectifs : ⬇️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur
Bouvreuil pivoine
Pyrrhula pyrrhula - Blùùtfìnk
Le bouvreuil pivoine est un oiseau trapu, calme et peu farouche.
Le mâle est remarquable avec sa poitrine rouge vif, sa calotte noire et son dos gris bleuté. La femelle, plus terne, présente des tons brun-rosé. On le trouve dans les forêts de feuillus, les haies champêtres ou les grands jardins, surtout en hiver, lorsqu’il vient aux mangeoires.
Il se nourrit principalement de graines, de baies, et de bourgeons, ce qui peut le rendre indésirable dans les vergers.
Son chant est doux, mélancolique, souvent émis en duo par les deux membres du couple.
Effectifs : ⬇️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur
Bruant des roseaux
Emberiza schoeniclus - Rohrammer
Ce passereau vit principalement dans les roselières, les marais et les zones humides riches en végétation.
Le mâle est facilement reconnaissable en période de reproduction par sa tête noire contrastant avec une large collerette blanche et un dos brun rayé. La femelle est plus terne et plus difficile à identifier. Le bruant des roseaux construit son nid dans les tiges de roseaux ou d’herbes hautes, à faible hauteur.
Son alimentation varie selon les saisons : insectes au printemps-été, graines en automne-hiver.
Son chant est simple et souvent émis depuis un perchoir exposé.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Bruant jaune
Emberiza citrinella - Goldàmmer
Le Bruant jaune est un oiseau familier des campagnes, facilement reconnaissable grâce à la vive coloration jaune de sa tête et de sa poitrine chez le mâle. Son dos brun chaud, finement rayé, l’aide à se fondre dans les haies et les champs, tandis que son ventre mêle jaune et teintes plus claires. La femelle, plus terne, montre des nuances brunâtres mais présente toujours des touches de jaune, surtout autour du visage.
On le rencontre dans les paysages agricoles traditionnels (haies, bords de chemins, lisières, pâtures et champs parsemés d’arbustes). Il apprécie les milieux semi-ouverts où il peut alterner postes de chant dégagés et zones buissonneuses pour se nourrir ou nicher.
Son chant est très caractéristique, une série de notes claires et répétées. Il se perche volontiers bien en évidence, sur un buisson ou un fil, pour chanter longuement, surtout en fin d’hiver et au début du printemps.
Le Bruant jaune se nourrit principalement de graines, qu’il picore au sol ou sur les plantes sèches, et il complète son alimentation d’insectes durant la saison de reproduction. Son nid est construit près du sol, dans un buisson bas ou une touffe d’herbes, où la femelle dépose généralement 3 à 5 œufs finement marbrés.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Bruant proyer
Emberiza calandra - Grauammer
Ce grand bruant, plus massif que le bruant des roseaux, fréquente surtout les plaines agricoles, les friches, les prairies et les champs ouverts. On le rencontre rarement en zones boisées, car il préfère les paysages dégagés.
Son plumage est brun rayé, assez terne, ce qui le rend discret lorsqu’il est posé au sol. Le bec est fort et conique, adapté à son régime principalement granivore. Le mâle et la femelle se ressemblent beaucoup, ce qui rend leur distinction difficile.
Le bruant proyer niche au sol, dans une petite dépression garnie d’herbes et de tiges, souvent bien dissimulée parmi la végétation.
Son alimentation est composée de graines presque toute l’année, complétées par des insectes et petits invertébrés au printemps, notamment pour nourrir les jeunes.
Son chant est typique : une série de notes métalliques, brèves et grinçantes, souvent comparées au bruit d’une clé frottée contre un peigne. Le mâle chante perché sur un fil, un buisson ou un piquet, marquant ainsi son territoire dans les paysages ouverts.
Effectifs : ⬇️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur
Bruant zizi
Emberiza cirlus - Zaunammer
Couleurs subtiles et élégantes, typique des milieux chauds et bocagers... voici le Bruant zizi.
Le mâle se distingue par sa tête finement dessinée, joues gris bleuté, bandeau noir, gorge jaune et poitrine olive. Son dos brun rayé lui offre un camouflage parfait dans les haies et les friches. La femelle, plus discrète, présente un plumage brun strié sans les contrastes nets du mâle, mais conserve une finesse de traits caractéristique du genre Emberiza.
On le rencontre dans les paysages agricoles ensoleillés, les coteaux secs, les vignobles, les vergers traditionnels et les zones ouvertes ponctuées de buissons. Il apprécie particulièrement les mosaïques de haies, de petits arbres et de prairies, ainsi que les milieux réchauffés par l’exposition sud.
Son chant, émis depuis un perchoir dégagé (fil, buisson, arbre isolé), est un trille rapide et métallique, souvent répété plusieurs fois d’affilée. Plus discret en dehors de la saison de reproduction, le Bruant zizi reste néanmoins fidèle à son territoire.
Il se nourrit principalement de graines, et capture aussi des insectes pendant le printemps et l’été, surtout pour alimenter les jeunes. Le nid, construit près du sol dans un buisson dense ou une haie épaisse, accueille généralement 3 à 4 œufs.
Sa présence signale des habitats agricoles diversifiés et bien structurés, où haies, fourrés et friches jouent un rôle essentiel.
Espèce : Rare
Statut : Visiteur
Chardonneret élégant
Carduelis carduelis - Dìschelfìnk
Le chardonneret élégant est un petit oiseau coloré très apprécié pour son chant mélodieux et son plumage vif.
Il se reconnaît facilement à sa face rouge vif, sa tête noire et blanche, son dos brun et ses ailes noires barrées de jaune.
On le trouve dans les jardins, les haies, les vergers et les friches, où il se nourrit surtout de graines, notamment celles de chardon, d’où son nom.
Grégaire hors période de nidification, il forme souvent de petits groupes. Son chant fluide et varié en fait un oiseau très apprécié des observateurs.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Coucou gris
Cuculus canorus - Kugguck
Oiseau élancé et discret, bien connu pour son chant emblématique qui annonce souvent le retour du printemps. Son plumage sobre, gris cendré sur le dessus et plus clair barré de sombre sur le dessous. Ses longues ailes sont pointues et sa queue étagée, marquée de taches blanches.
On le rencontre dans une grande diversité de milieux (lisières forestières, bocages, prairies arborées, zones humides bordées d’arbres, milieux agricoles parsemés de haies…). Il évite les forêts trop fermées, préférant les paysages mosaïques où ses espèces hôtes sont abondantes.
Célèbre pour son comportement de parasitisme de couvée, la femelle ne construit pas de nid mais pond ses œufs dans ceux d’autres espèces (rousserolles, fauvettes ou pipits). Son œuf soigneusement déposé en quelques secondes, imite de près celui de l’hôte. Dès l’éclosion le coucou éjecte les autres œufs ou poussins du nid pour monopoliser la nourriture. La photo ci-contre est une photo rare d’un jeune coucou gris nourri par une rousserolle effarvatte !
Son célèbre chant est lancé par le mâle depuis un perchoir exposé, souvent au petit matin ou en début de soirée. La femelle émet un cri plus rauque, en séries rapides.
Migrateur, le Coucou gris arrive au printemps depuis l’Afrique tropicale et quitte l’Europe dès la fin de l’été. Il reste difficile à observer, mais son chant trahit sa présence !
Effectifs : ⬇️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Etourneau sansonnet
Sturnus vulgaris - Star
Souvent confondu avec un merle, l’étourneau sansonnet se distingue par son plumage sombre à reflets métalliques verts et violets, parsemé de petites taches blanches, surtout en hiver. Son bec est jaune en période de reproduction, sombre le reste du temps.
Très sociable, il vit en grands groupes bruyants, formant d’impressionnantes nuées ondulantes dans le ciel, appelées murmurations. Il fréquente aussi bien les campagnes que les villes, les toits, les arbres et les pelouses, où il cherche sa nourriture : insectes, fruits, graines ou restes.
Excellent imitateur, il reproduit les cris d’autres oiseaux, et même des sons artificiels. Son chant est varié, saccadé, souvent surprenant.
Bien qu’il soit magnifique de loin, il est parfois mal vu à cause des dégâts qu’il peut causer en agriculture ou des nuisances sonores en ville.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Fauvette à tête noire
Sylvia atricapilla - Mönschsgraasmìck
La fauvette à tête noire est un petit passereau commun en Europe, facilement reconnaissable au mâle avec sa tête noire contrastant avec son corps beige. La femelle, plus discrète, présente une tête grise.
Elle vit principalement dans les haies, jardins et bosquets, où elle construit un nid bien caché.
Son chant est varié et mélodieux, souvent entendu au printemps.
La fauvette se nourrit d’insectes, mais aussi de baies en automne.
Effectifs : ↗️ en augmentation
Statut : 🪺 nicheur
Fauvette babillarde
Sylvia curruca - Klappergraasmìck
Petite et vive, la Fauvette babillarde est un oiseau discret mais animé, reconnaissable à son plumage sobre: dessus gris brun, dessous plus clair tirant sur le blanchâtre, et gorge blanche bien visible. Son bec fin et pointu reflète son régime insectivore.
On la rencontre dans les haies, les fourrés, les friches buissonneuses et les lisières ensoleillées. Elle préfère les milieux ouverts avec des zones broussailleuses où elle peut se cacher, se nourrir et chanter à couvert.
Comme son nom l’indique, la Fauvette babillarde est loquace : son chant est une succession de phrases variées, rapides et parfois un peu désordonnées, ponctuées d’imitations d’autres oiseaux. Elle se montre souvent nerveuse, agitant les ailes et la queue lorsqu’elle se déplace de buisson en buisson.
Son alimentation est composée surtout d’insectes et d’araignées, qu’elle capture en fouillant feuillages et herbes, mais elle complète son menu de baies à la fin de l’été.
Migratrice, elle niche en Europe au printemps et repart vers l’Afrique tropicale dès l’automne. La voir ou l’entendre au retour des beaux jours est toujours un signe réjouissant de la vitalité des haies champêtres.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Fauvette des jardins
Sylvia borin - Gartengraasmìck
La Fauvette des jardins est un petit passereau au plumage sobre, gris brun dessus et blanchâtre dessous, avec une gorge claire et des yeux soulignés d’un fin cercle pâle. Sa silhouette fine et son bec effilé témoignent de son goût prononcé pour les insectes.
On la rencontre dans les lisières, les haies touffues, les jardins arborés ou les fourrés ensoleillés. Elle affectionne les milieux riches en végétation basse et dense, qui lui offrent à la fois refuge et terrain de chasse.
Son chant est l’un de ses traits les plus remarquables : fluide, mélodieux, composé de phrases claires et variées, il se distingue de celui de ses cousines par sa douceur et sa musicalité, presque comparable à celui d’un rossignol, bien que plus bref.
Insectivore au printemps et en été, elle se nourrit de chenilles, pucerons, mouches et araignées, puis complète son régime de baies et de fruits à la fin de la belle saison.
C’est une espèce migratrice : après avoir niché en Europe, elle prend la route de l’Afrique tropicale pour passer l’hiver, revenant fidèlement chaque année. Sa présence discrète mais bienfaisante rappelle l’importance des haies et fourrés pour la biodiversité de nos campagnes.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Fauvette grisette
Sylvia communis - Dorngraasmìck
Petite silhouette vive et expressive qui fréquente les milieux ouverts et buissonneux. Le mâle arbore une tête gris clair contrastant avec un dos brun chaud, une gorge blanche bien nette et des flancs légèrement rosés en période nuptiale. La femelle est plus brune et moins contrastée.
On la rencontre dans les haies basses, friches fleuries, ronciers, lisières sèches, bords de chemins et les prairies buissonneuses. Elle affectionne les milieux ensoleillés où alternent zones dégagées et fourrés denses pour se percher, chanter et se nourrir.
Son chant est un babillage doux et rythmé, souvent lancé en vol nuptial. Un vol papillonnant, légèrement ondulé, durant lequel le mâle chante avec enthousiasme avant de se poser sur un buisson. Plus posée, la Fauvette grisette émet aussi des séries de notes rauques et sèches lorsqu’elle est inquiète.
Elle se nourrit d’insectes en fouillant minutieusement les buissons. À la fin de l’été, elle complète son régime avec des baies. Son nid, une coupe légère de tiges et de fibres, est généralement placé bas dans un roncier ou un arbuste dense.
La Fauvette grisette quitte l’Afrique au printemps pour nicher dans nos campagnes, offrant chaque année un retour animé et musical.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Gobemouche à collier
Ficedula albicollis Halsbandschnäpper
Petit passereau, typique des forêts claires et des vieux vergers. Le mâle en plumage nuptial est particulièrement remarquable, plumage noir profond sur la tête et le dessus, contrasté par une large tache blanche sur le front, un collier blanc très net autour du cou, et des plages blanches bien visibles sur les ailes. La femelle montre des teintes brun-gris avec un collier moins marqué.
On le rencontre surtout dans les forêts de feuillus riches en vieux arbres, lisières lumineuses et vergers traditionnels. Il apprécie les sites offrant des cavités naturelles ou artificielles (comme les nichoirs), où il installe son nid.
Son comportement est typique des gobemouches, il se perche sur une branche exposée, repère les insectes en vol, puis s’élance d’un coup sec pour les capturer avant de revenir à son perchoir. Il se nourrit principalement de petits insectes, d’araignées et parfois de baies en fin de saison.
Son chant est un enchaînement de phrases mélodieuses et flutées, plus varié et posé que celui du Gobemouche noir, et souvent émis depuis un perchoir bien en vue. C’est au printemps que le mâle se montre le plus vocal, attirant la femelle et défendant son territoire.
Espèce migratrice, il arrive d’Afrique au printemps et repart dès la fin de l’été. Sa présence témoigne de la bonne qualité des milieux forestiers et vergers anciens, où les cavités naturelles sont nombreuses.
Espèce : rare
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Gobemouche gris
Muscicapa striata - Grauschnäpper
Petit oiseau élancé au plumage discret et à l’allure élégante. Son dessus gris brun finement strié, son ventre clair et son œil sombre bien marqué lui donnent un air attentif. Son bec fin et légèrement aplati est parfaitement adapté à la capture d’insectes en vol.
On le rencontre dans les parcs arborés, jardins, vergers, lisières et forêts claires, souvent là où les arbres offrent des postes de chasse dégagés. Il apprécie les milieux ouverts ponctués de perchoirs exposés, comme les branches mortes, les piquets ou les fils.
Son comportement est très caractéristique, il se perche immobile et observe autour de lui, puis s’élance d’un coup sec pour attraper un insecte avant de revenir exactement au même endroit. Ce “vol en sallies” est sa signature. Au sol, il se montre plus discret, se déplaçant par petits bonds rapides.
Son chant est un filet de notes fines et bourdonnantes, souvent difficile à percevoir. En revanche, ses cris courts et secs sont facilement entendus lorsqu’il se montre agité.
Son nid est installé dans une poutre, une lampe extérieure ou un arbre creux. La femelle dépose 4 à 5 œufs blanc crème, tachetés de brun. Les jeunes sont nourris presque exclusivement d’insectes, ce qui en fait une espèce précieuse pour les jardins.
Migrateur, il revient d’Afrique au printemps et quitte nos régions à la fin de l’été. Discret et familier, il accompagne volontiers les humains dès lors que les perchoirs et les insectes sont abondants.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Gobemouche noir
Ficedula hypoleuca - Trauerschnäpper
Petit passereau élégant il est facile à reconnaître grâce au contraste entre son plumage sombre et ses zones claires. Le mâle adulte en plumage nuptial présente un dos noir profond, un ventre blanc et un large trait blanc sur les ailes. La femelle et les jeunes mâles ont un dos brun-gris et un ventre crème.
On le rencontre principalement dans les forêts de feuillus, parcs, jardins arborés, vergers et les lisières lumineuses. Il apprécie les sites offrant des cavités naturelles ou des nichoirs, où il installe son nid. Il se perche souvent bien en vue, guettant les insectes dont il se nourrit.
Son comportement de chasse est caractéristique des Gobemouche, il effectue de rapides sallies depuis son perchoir, capturant les insectes en vol avant de revenir à sa position.
Le chant du Gobemouche noir est un trille doux et mélodieux, émis principalement par le mâle pour défendre son territoire et attirer la femelle.
Son nid, en forme de coupe, est construit dans une cavité d’arbre, un trou de mur ou un nichoir, et accueille 4 à 7 œufs, blanchâtres avec des taches fines. Les jeunes sont nourris principalement d’insectes.
Migrateur il arrive d’Afrique au printemps et repart dès la fin de l’été. Espèce très observée, il témoigne de la bonne qualité des habitats forestiers et semi-ouverts.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : visiteur
Photo ebird. Difficile à observer, à ce jour nous n’avons pas encore réussi à photographier le Grimpereau des bois dans le Steinhart.
Grimpereau des bois
Certhia familiaris - Waldbòòmlæifer
Discret et agile, spécialisé dans l’exploration des troncs et branches d’arbres. Son plumage cryptique, brun strié sur le dos et blanc crème sur le ventre, lui permet de se fondre parfaitement sur l’écorce. Il possède un long bec fin et légèrement recourbé vers le bas, idéal pour extraire les insectes et araignées des fissures du bois.
On le rencontre dans les forêts de feuillus et mixtes, vieux bois, parcs et parfois les jardins bordés d’arbres anciens. Il préfère les arbres au tronc rugueux ou fissuré, où il peut grimper en spirale depuis la base jusqu’aux branches supérieures. Rarement au sol, il évolue surtout verticalement, sautillant ou collant à l’écorce avec sa posture caractéristique.
Son chant est un petit trille aigu et clair, souvent répété plusieurs fois, émis depuis un tronc ou une branche exposée. Ses cris sont courts, secs et perçants.
Il se nourrit principalement d’insectes, larves, araignées et petits invertébrés cachés dans l’écorce. Le nid, construit dans une cavité naturelle, un trou de mur ou un amoncellement de mousse et feuilles, accueille généralement 5 à 7 œufs.
Oiseau discret mais très utile pour le contrôle des populations d’insectes, le Grimpereau des bois est un compagnon régulier des bois matures et bien structurés.
Espèce : rare
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Grimpereau des jardins
Certhia brachydactyla - Gartenbòòmlæifer
Souvent aperçu en train d’escalader les troncs et branches d’arbres. Son plumage cryptique, brun rayé sur le dos et blanc crème sur le ventre, lui permet de se fondre parfaitement dans l’écorce. Son long bec fin et légèrement incurvé est idéal pour extraire les insectes et araignées des fissures et crevasses.
On le rencontre principalement dans les jardins, parcs, haies et bosquets, ainsi que dans les forêts claires. Il privilégie les arbres au tronc rugueux, les vieux arbres ou les arbustes à branches épaisses, où il grimpe en spirale, souvent de la base vers la cime. Rarement au sol, il se déplace surtout verticalement et avec une grande agilité.
Son chant est un petit trille aigu et clair, répété à intervalles réguliers, émis depuis un tronc ou une branche. Ses cris sont courts et secs, et trahissent souvent sa présence avant qu’on ne le voie.
Il se nourrit essentiellement d’insectes, larves et araignées, qu’il déniche avec minutie dans l’écorce. Le nid, construit dans une cavité, un trou de mur ou entre feuilles et mousse, accueille généralement 5 à 7 œufs.
Espèce discrète et active, le Grimpereau des jardins est un compagnon régulier des milieux arborés et structurés proches des habitations humaines.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Grive draine
Turdus viscivorus - Misteldrossel
Oiseau de taille moyenne au plumage élégant et uniforme. Son dos brun olive, sa poitrine claire légèrement tachée et son ventre blanc contrastent avec ses ailes et sa queue plus sombres. Son bec jaune orangé et ses pattes robustes témoignent de son régime varié et de ses déplacements souvent actifs au sol.
On la rencontre dans les bois clairs, haies, vergers, parcs et jardins, ainsi que dans les paysages agricoles parsemés d’arbustes. Elle apprécie particulièrement les zones mixtes où les arbres et les buissons offrent à la fois nourriture et abri.
Son chant est une mélodie riche, puissante et fluide, souvent émis depuis un perchoir exposé ou en vol. Elle émet également des cris secs et perçants lorsqu’elle est inquiète ou en alerte.
Elle se nourrit principalement de fruits et baies et complète son alimentation avec des insectes et petits invertébrés, surtout au printemps pour nourrir les jeunes. Son nid, en forme de coupe profonde, est construit dans un arbre ou un buisson, et accueille généralement 4 à 6 œufs brun clair tachetés de brun plus foncé.
Partiellement migratrice, elle hiverne dans le sud de l’Europe et en Afrique du Nord, tandis que certaines populations restent en Europe centrale selon les conditions climatiques et alimentaires. La Grive draine est un oiseau emblématique des paysages ouverts et semi-ouverts bien structurés.
Effectifs : ↗️ en augmentation
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Grive litorne
Turdus pilaris - Wacholderdrossel
La Grive litorne est une grive robuste et facilement reconnaissable par son plumage contrasté. Elle présente une tête et un croupion gris cendré, un dos brun chaud et une poitrine beige fortement mouchetée de taches sombres. En vol, ses ailes larges et sa queue sombre renforcent son allure puissante.
On la rencontre surtout dans les paysages ouverts ponctués d’arbres. En hiver, elle forme souvent de grands groupes bruyants, parfois mêlés à d’autres grives, se nourrissant au sol ou dans les arbres fruitiers.
Son chant est composé de notes râpeuses et bavardes, et ses cris d’alarme puissants sont caractéristiques, surtout lorsqu’un prédateur s’approche. Espèce très grégaire, elle n’hésite pas à harceler les intrus en groupe.
La Grive litorne se nourrit principalement de vers de terre, insectes et invertébrés, complétés par des baies et fruits en automne et en hiver. Le nid, une coupe solide faite de brindilles et de boue, est généralement placé dans un arbre ou un grand arbuste. La femelle y pond 4 à 6 œufs.
Elle niche surtout en Europe du Nord et de l’Est, tandis qu’elle est principalement hivernante ou de passage dans de nombreuses régions plus méridionales. Sa présence hivernale anime souvent les paysages agricoles.
Effectifs : ↘️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Photo J. Cheval. Difficile à observer, à ce jour nous n’avons pas encore réussi à photographier la grive mauvis dans le Steinhart.
Grive mauvis
Turdus iliacus - Rotdrossel
La Grive mauvis est la plus petite des grives européennes. Elle se reconnaît à son plumage brun olive sur le dessus, sa poitrine crème finement tachetée, et surtout à ses flancs et dessous d’ailes rouge brique, bien visibles en vol. Un large sourcil clair souligne l’œil et lui donne une expression vive.
On la rencontre principalement dans les paysages ouverts : champs, prairies, bocages, vergers, lisières forestières et parcs. En dehors de la période de reproduction, elle se montre très grégaire, formant des bandes parfois importantes, souvent mêlées à d’autres grives.
Son chant, flûté et clair, est surtout entendu sur les sites de reproduction nordiques. En hiver ou en migration, on l’identifie surtout grâce à son cri aigu et sifflant, lancé en vol lors des déplacements de groupe.
La Grive mauvis se nourrit de vers de terre, insectes et invertébrés, mais consomme aussi de nombreuses baies (aubépine, sorbier, lierre), surtout en hiver. Elle niche dans les forêts boréales et les zones boisées du nord de l’Europe, construisant un nid dans un arbre ou un buisson.
Espèce strictement migratrice, elle est présente dans de nombreuses régions d’Europe occidentale uniquement en automne et en hiver. Sa venue est souvent associée aux premières vagues de froid venues du nord.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Grive musicienne
Turdus philomelos - Singdrossel
La Grive musicienne est reconnaissable à son plumage brun chaud sur le dos et à sa poitrine claire ornée de taches sombres en forme de gouttes, bien nettes. Plus petite et plus fine que la Grive draine, elle se distingue aussi par son comportement plus discret.
On la rencontre dans une grande variété de milieux : forêts feuillues et mixtes, haies, bocages, parcs, jardins et vergers. Elle apprécie les zones arborées offrant des espaces ouverts pour se nourrir et des arbres pour se percher et chanter.
Son chant est l’un des plus beaux et des plus reconnaissables, une mélodie riche et flûtée, composée de phrases courtes souvent répétées deux ou trois fois avant de passer à une autre. Elle chante volontiers depuis un perchoir dégagé, parfois très tôt au printemps.
Elle se nourrit surtout de vers de terre, insectes et escargots, qu’elle casse sur une pierre. En automne et en hiver, elle consomme également des baies et des fruits.
Le nid, une coupe solide tapissée de boue lissée, est placé dans un arbre, un buisson ou parfois sur une structure humaine. La femelle y pond généralement 4 à 5 œufs bleu clair tachetés de noir.
Partiellement migratrice, la Grive musicienne est présente toute l’année dans certaines régions, tandis que d’autres populations migrent vers le sud en hiver. Espèce emblématique, elle annonce souvent le retour des beaux jours par son chant précoce.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Gros bec casse noyaux
Coccothraustes coccothraustes - Kernbeisser
Puissant, le Gros-bec casse-noyaux est un passereau discret mais impressionnant, reconnaissable à son énorme bec conique, capable de briser les noyaux les plus durs. Son plumage élégant mêle des tons chauds de brun, beige rosé et noir, avec une calotte sombre bien marquée.
On le rencontre dans les forêts feuillues, les parcs et les grands jardins arborés. Solitaire ou en petits groupes, il passe souvent inaperçu malgré sa taille, se tenant haut dans les arbres et se déplaçant silencieusement.
Timide et méfiant, le Gros-bec se laisse rarement approcher.
Son régime alimentaire est centré sur les graines et noyaux : cerises, merises, hêtres, érables… Grâce à son bec très puissant, il peut fendre des coques que peu d’oiseaux peuvent ouvrir. Il complète son menu de bourgeons, baies et parfois d’insectes au printemps.
C’est un oiseau exigeant sur la qualité de son habitat, et sa présence témoigne de la richesse d’un boisement ancien et diversifié.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Hirondelle de fenêtre
Delichon urbica - Mehlschwalb
L’Hirondelle de fenêtre est très familière des habitations humaines. Elle se reconnaît facilement à son dos noir bleuté, son ventre et sa gorge d’un blanc pur, ainsi qu’à son croupion blanc éclatant, bien visible en vol. Ses ailes longues et pointues lui confèrent une silhouette gracieuse et rapide.
On la rencontre surtout à proximité des villages, bourgs et villes, où elle niche sous les avant-toits, corniches et rebords de fenêtres. Elle chasse les insectes en plein vol au-dessus des rues, des jardins, des prairies et des plans d’eau voisins.
Très aérienne, elle passe la majeure partie de son temps en vol. Ses cris sont de petits prrit roulés et aigus, souvent émis en vol ou près des colonies de nidification.
Son nid est une demi-coupe fermée, construite avec de la boue et fixée contre les murs. Elle niche volontiers en colonies, parfois très denses. La femelle pond généralement 3 à 5 œufs, le couple peut réaliser deux nichées par saison.
Migratrice au long cours, elle hiverne en Afrique et revient au printemps. Espèce très liée aux activités humaines, elle est sensible à la raréfaction des insectes et à la destruction de ses sites de nidification, ce qui la rend emblématique de la biodiversité urbaine.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Hirondelle de rivage
Riparia riparia - Uferschwalb
L’Hirondelle de rivage est la plus petite des hirondelles européennes. Elle se distingue par son plumage brun terreux sur le dessus, son ventre blanc et surtout par la bande pectorale brune bien marquée qui traverse sa poitrine. Sa silhouette fine et ses ailes étroites lui donnent un vol très rapide et nerveux.
On la rencontre à proximité des cours d’eau, gravières, sablières, lacs et zones humides, où elle niche dans des berges sableuses ou limoneuses. Elle est fortement dépendante de ces milieux meubles, creusant des galeries horizontales pour y installer son nid.
Très grégaire, elle niche en colonies parfois très importantes, comptant des dizaines jusqu’à des centaines de couples. En vol, elle chasse les insectes au ras de l’eau ou au-dessus des prairies voisines, souvent en groupes serrés.
Son chant est discret, composé de petits cris brefs et aigus, émis surtout à proximité de la colonie. Contrairement aux autres hirondelles, elle se pose rarement sur des fils ou des structures visibles, restant la plupart du temps en vol.
Migratrice au long cours, l’Hirondelle de rivage hiverne en Afrique subsaharienne et revient au printemps pour se reproduire. Espèce très spécialisée, elle est particulièrement sensible à la disparition des berges naturelles et à l’aménagement excessif des cours d’eau.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Loriot d'Europe
Oriolus oriolus - Pirol
Oiseau flamboyant et discret le Loriot d’Europe surprend par son plumage éclatant et son chant flûté. Le mâle arbore un jaune d’or lumineux contrastant avec des ailes et une queue noires, tandis que la femelle, plus terne, est verdâtre avec un ventre jaunâtre strié de brun.
On le repère souvent à la voix plutôt qu’à la vue : son chant clair et mélodieux, aux accents de flûte, résonne dans les grands arbres dès la fin du printemps.
Le Loriot fréquente les forêts claires, parcs anciens et vergers, où il se déplace agilement de branche en branche à la recherche de fruits mûrs, de baies et d’insectes.
Son nid est suspendu à la fourche d’une branche, une coupelle tressée d’herbes, d’écorces et de fibres végétales, souvent bien camouflée dans le feuillage.
C’est un migrant estival, présent d’avril à août en Europe avant de repartir vers l’Afrique tropicale.
Malgré sa couleur vive, le Loriot reste peu visible, préférant le couvert des arbres et révélant sa présence par ses sifflements harmonieux.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Lucustelle luscinioïde
Locustella luscinioides - Rohrschwirl
La Locustelle luscinioïde est un oiseau discret et furtif, spécialiste des roselières denses. Son plumage brun chaud sur le dessus et plus clair au dessous lui permet de se fondre parfaitement dans les tiges de roseaux, où elle passe l’essentiel de son temps. Elle adopte souvent une posture horizontale, la queue légèrement relevée, ce qui la rend encore plus difficile à repérer.
On la rencontre dans les roselières étendues, les marais bordés de phragmites, les fossés envahis de roseaux et parfois dans les prairies humides arbustives. Très attachée aux milieux aquatiques, elle se tient souvent à quelques centimètres seulement de l’eau.
Son chant est son trait le plus caractéristique, un trille continu, métallique et vibrant, rappelant le bruit d’un insecte. Il peut durer plusieurs minutes sans interruption. Il est émis généralement à l’aube ou au crépuscule, et trahit sa présence.
Elle se nourrit d’insectes et d’araignées, qu’elle capture en se faufilant dans la végétation dense. Le nid bien caché, est une coupe d’herbes tressées placée bas dans les roseaux ou les plantes émergentes.
Migratrice, elle hiverne en Afrique et revient dans nos marais au printemps. En raison de sa discrétion et de ses habitats spécialisés, elle est souvent davantage entendue qu’observée.
Espèce : rare
Statut : visiteur
Merle noir
Turdus merula - Òmschel
Familiarisé à nos jardins comme à nos forêts, le Merle noir est l’un des oiseaux les plus connus et appréciés.
Le mâle (photo 1), tout noir avec un bec jaune vif et un cercle oculaire doré, contraste avec la femelle (photo 2), brune et discrète, parfois légèrement tachetée sur le poitrail.
Très territorial au printemps, le merle chante dès l’aube depuis un perchoir élevé. Son chant mélodieux, fluide et richement modulé, fait partie des sons emblématiques du printemps.
Il se nourrit au sol, fouillant les feuilles mortes à la recherche de vers de terre, insectes, baies et fruits. Agile, il court par petits bonds et s’immobilise fréquemment pour écouter ses proies.
Le merle construit un nid en coupe, fait de boue et de brindilles, souvent bien dissimulé dans un buisson ou une haie. Plusieurs couvées peuvent se succéder entre mars et juillet.
Présent toute l’année, il s’adapte aussi bien aux zones naturelles qu’urbaines, où il continue à jouer un rôle précieux dans la régulation des insectes.
Effectifs : ↗️ en augmentation
Statut : 🪺 nicheur
Mésange bleue
Parus caeruleus - Bloomeis
Avec son capuchon bleu, ses joues blanches, sa ligne noire traversant l’œil et son dos vert-jaune, elle présente un plumage éclatant et immédiatement reconnaissable. Sa silhouette rondelette et son comportement sautillant ajoutent à son charme.
On la rencontre dans les forêts feuillues, haies, bocages, parcs et jardins, où elle est très familière. Elle visite régulièrement les mangeoires, profitant des graines, boules de graisse et divers aliments proposés par les humains. Très agile, elle explore les branches fines et les moindres recoins des arbres et arbustes.
Son chant est un trille clair et répétitif, souvent décrit comme un si-si-tsi-tsi-tsi, accompagné de nombreux cris aigus et bavards. Toujours en mouvement, elle inspecte le feuillage et l’écorce à la recherche d’insectes, chenilles et larves, qui constituent l’essentiel de son alimentation au printemps. En hiver, elle se tourne davantage vers les graines.
La Mésange bleue niche dans une cavité, trou de pic, anfractuosité de mur, nichoir... Elle construit un nid doux de mousse, plumes et fibres, où elle peut pondre de 8 à 12 œufs, parfois plus. Les parents nourrissent intensément les jeunes, apportant des centaines de chenilles chaque jour.
Espèce vive, curieuse et sociale, la mésange bleue est un véritable symbole de biodiversité urbaine et rurale, largement appréciée pour sa familiarité et sa beauté.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Mésange charbonnière
Parus major - Kohlmeis
La Mésange charbonnière est la plus grande de nos mésanges. Son plumage est fortement contrasté : tête noire brillante avec de larges joues blanches, dos vert olive, ailes bleu-gris et poitrine jaune éclatante traversée d’une bande noire “cravate” plus large chez le mâle que chez la femelle. Son allure vive et expressive la rend très facile à identifier.
On la rencontre dans une multitude de milieux, forêts feuillues et mixtes, parcs, haies, jardins, vergers, mais aussi en ville. Très adaptable, elle profite volontiers des nichoirs et des mangeoires, s’habituant sans difficulté à la présence humaine.
Active et énergique, elle explore sans relâche les branches, écorces et cavités à la recherche d’insectes, larves et araignées. En hiver, elle se nourrit aussi de graines et de fruits secs, n’hésitant pas à fréquenter les postes de nourrissage.
Son chant est un deux-tons clair et répétitif, souvent décrit comme ti-tu, ti-tu, ti-tu, mais elle dispose d’un répertoire très varié de cris et motifs. Au printemps, le mâle se perche bien en évidence pour chanter, tandis qu’en hiver, on l’entend plus souvent communiquer au sein de petits groupes mixtes.
Le nid, dans une cavité naturelle ou un nichoir est composé de mousse et de plumes, il accueille 6 à 12 œufs, que la femelle couve seule tandis que le mâle la nourrit. Les jeunes grandissent vite grâce à un apport massif d’insectes.
Espèce robuste et opportuniste, la Mésange charbonnière est l’un des oiseaux les plus emblématiques de notre avifaune, présente dans presque tous les environnements boisés ou arborés.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Orite à longue queue
Aegithalos caudatus - Schwònsmeis
L’Orite à longue queue est un minuscule oiseau rondouillard, reconnaissable entre tous grâce à sa très longue queue, presque aussi longue que son corps. Son plumage est délicat, dos brun noirâtre, joues blanches et face douce, souvent rehaussée de rose, de gris ou de noir selon les sous-espèces.
On le rencontre dans les forêts de feuillus et mixtes, haies, bosquets, jardins… où il se déplace en petites troupes familiales. Toujours en activité, il saute de branche en branche en poussant ses petits cris roulés et flûtés. On le voit rarement seul, c’est une espèce très sociale.
Son nid est l’une des constructions les plus remarquables de nos oiseaux, une boule souple et fermée, faite de mousses, plumes et toiles d’araignée, fixée dans un roncier ou une branche fourchue. L’intérieur est tapissé de centaines de plumes pour garder au chaud une grande couvée pouvant parfois dépasser dix œufs !
L’orite se nourrit principalement de petits insectes, chenilles et araignées. En hiver, il n’hésite pas à suivre temporairement d’autres espèces dans des bandes mixtes.
Souvent l’un des plus beaux spectacles de l’hiver lorsqu’une petite troupe apparaît dans le jardin.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Pie grièche écorcheur
Lanius collurio - Nienmòrder
Reconnaissable entre toutes, la Pie-grièche écorcheur est un petit prédateur élégant et hardi, souvent perchée bien en vue sur une haie, un fil ou un piquet, d’où elle scrute son territoire.
Le mâle (gauche) arbore un plumage contrasté : calotte grise, masque noir sur les yeux, dos brun-roux et dessous rosé. La femelle (droite), plus discrète, présente des teintes brunes et des flancs finement barrés.
Son comportement de chasse est aussi singulier qu’impressionnant. Véritable “boucher ailé”, elle empale ses proies (insectes, petits lézards, rongeurs ou oisillons) sur des épines ou du fil barbelé pour les stocker, d’où son nom d’écorcheur.
Elle affectionne les milieux ouverts et buissonneux : prairies, lisières, haies champêtres, friches riches en insectes. C’est un oiseau migrant, qui revient d’Afrique tropicale au printemps pour nicher dans nos campagnes entre mai et août.
Son chant est discret, composé de notes grinçantes et de brèves imitations.
Le nid, bien caché dans un buisson épineux, abrite une seule couvée de 5 à 6 œufs.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur
Pinson des arbres
Fringilla coelebs - Buffinck
Vif et coloré, le Pinson des arbres est l’un des passereaux les plus communs d’Europe.
Le mâle se distingue par ses couleurs chaudes : poitrine rouge brique, calotte bleu-gris et ailes marquées de deux barres blanches. La femelle, plus discrète, adopte des teintes brunâtres.
On le rencontre dans les forêts, les haies, les jardins et les parcs. Il se nourrit surtout de graines, de bourgeons et d’insectes, qu’il picore au sol ou dans les branchages. Au printemps, il émet un chant clair et rythmé, facilement reconnaissable, pour défendre son territoire.
Le pinson construit un nid soigné en forme de coupe, souvent bien camouflé dans une fourche de branche, fait de mousse, d’écorce et de plumes.
Présent toute l’année en France, il peut former de grandes troupes en hiver, parfois mêlées à d’autres espèces. Résistant et adaptable, il reste un symbole vivant de la biodiversité de nos paysages ruraux et urbains.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Pinson du nord
Fringilla montifringilla - Bergfink
Le Pinson du Nord est un petit passereau robuste, plus trapu que son cousin le Pinson des arbres.
Le mâle arbore un plumage aux tons chauds, mêlant brun, beige et orange, avec une tête plus claire. La femelle est plus discrète, aux teintes plus ternes.
On le trouve principalement dans les forêts boréales et montagneuses d’Europe du Nord et centrale, mais il descend parfois en plaine en hiver, formant alors de grands groupes bruyants.
Son alimentation se compose surtout de graines, bourgeons et petits fruits, mais il n’hésite pas à consommer des insectes au printemps pour nourrir ses jeunes.
Le pinson du Nord niche dans les conifères ou les arbustes, où il construit un nid solide en mousse, lichens et brindilles. Son chant est clair et répétitif, moins mélodieux que celui du pinson des arbres.
Cet oiseau robuste est un symbole des paysages nordiques et des forêts profondes, souvent aperçu lors de ses passages migratoires.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : visiteur
Pipit des arbres
Anthus trivialis - Baumpieper
Petit passereau élancé, souvent confondu avec une alouette ou un pipit proche, mais reconnaissable à son allure fine et à sa poitrine nettement striée. Son plumage brun beige rayé lui offre un excellent camouflage au sol, tandis que son sourcil clair et ses pattes rosées sont de bons critères d’identification.
On le rencontre dans les milieux semi-ouverts. Il a besoin d’arbres ou de perchoirs élevés pour chanter, tout en se nourrissant principalement au sol.
Son chant est très caractéristique, le mâle s’élève depuis un arbre en un vol ascendant, puis redescend en parachute, ailes déployées, tout en émettant une phrase musicale descendante et mélancolique. En dehors de cette période, il se montre plus discret, lançant surtout des cris fins et aigus en vol.
Il se nourrit principalement d’insectes, araignées et petits invertébrés, complétés par des graines. Son nid, bien dissimulé au sol dans une touffe d’herbes ou au pied d’un buisson, accueille généralement 4 à 6 œufs.
Migrateur, il hiverne en Afrique et revient au printemps dans nos régions. Sa présence est étroitement liée à la qualité des milieux forestiers ouverts et des paysages en mosaïque.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Rougegorge familier
Erithacus rubecula - Rootkélsche
Facile à reconnaître, il arbore une large tache orangée couvrant la face, la gorge et le haut de la poitrine, contrastant avec un dessus brun-olive et un ventre clair. Sa posture rondelette et son œil sombre et vif lui donnent une allure expressive et curieuse.
On le rencontre dans une grande variété de milieux (jardins, haies, bosquets, forêts, lisières, clairières). Très territorial, le rougegorge défend vigoureusement son espace, aussi bien en hiver qu’en période de reproduction. Malgré sa petite taille, il n’hésite pas à repousser d’autres oiseaux, chantant ou lançant des cris secs depuis un perchoir bas.
Son chant est une mélodie fluide, cristalline et parfois mélancolique, émise surtout à l’aube et au crépuscule. Même en hiver, le rougegorge chante pour marquer son territoire, ce qui en fait l’une des rares espèces vocales toute l’année. Son cri, un tic sec et répété, trahit souvent sa présence dans les buissons.
Principalement insectivore, il capture ses proies en fouillant le sol ou les feuilles mortes. En automne et en hiver, il consomme aussi baies et petits fruits. Le nid est une coupe de mousses et de feuilles souvent placé très bas, dans un terre-plein, une cavité, un pot de fleurs...
Compagnon fidèle des jardiniers, qu’il suit en quête de proies délogées par leurs outils.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Rougequeue à front blanc
Phoenicurus phoenicurus - Gardenrootschwòns
Petit passereau élégant et contrasté, véritable bijou du printemps. Le mâle en plumage nuptial est spectaculaire, front blanc éclatant, masque noir, poitrine et ventre d’un orange vif, dos gris et queue rousse flamboyante. La femelle plus discrète, présente des teintes brunes et roussâtres, et garde la queue rouge caractéristique de l’espèce.
On le rencontre dans les vergers anciens, jardins arborés, lisières et les forêts claires. Il affectionne les zones où se trouvent des cavités naturelles (vieux arbres creusés) ou des nichoirs, indispensables pour sa reproduction.
Très vif il se perche souvent bien en évidence pour chanter ou surveiller son territoire. Son chant, doux et riche, alterne notes flûtées et passages plus rudes, rappelant parfois celui d’autres espèces. Il agite fréquemment sa queue rousse en signe d’alerte ou d’excitation, ce qui attire l’attention.
Insectivore, il capture ses proies au sol ou en vol. Mouches, coléoptères, araignées et chenilles composent l’essentiel de son menu. Il complète son régime par des baies en automne.
Migrateur au long cours, il arrive d’Afrique au printemps et s’installe rapidement sur son territoire. Espèce dépendante des cavités, il bénéficie beaucoup de la pose de nichoirs dans les jardins et vergers.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Rougequeue noir
Phoenicurus ochruros - Hausrootschwòns
Le mâle adulte est facilement reconnaissable à son plumage gris ardoise à noir, sa poitrine sombre et sa queue rousse vivement contrastée qu’il agite sans cesse. La femelle et les jeunes sont plus bruns et discrets, mais conservent la queue rouge caractéristique de l’espèce.
À l’origine espèce montagnarde, il s’est parfaitement adapté aux milieux urbains et industriels. Il apprécie les structures verticales et les cavités où il peut nicher.
Très actif, il se perche souvent bien en vue sur un toit, une antenne ou un rocher. Son chant est reconnaissable, une phrase grinçante et saccadée, mêlant notes râpeuses et éléments plus doux, souvent émise depuis un point élevé. Ses cris secs et métalliques accompagnent fréquemment ses déplacements.
Insectivore, il capture ses proies au sol ou en vol, effectuant de courts allers-retours rapides depuis un perchoir. Il consomme quelques baies en automne. Le nid est installé dans une cavité, une fissure de mur, un tas de pierres ou sous une tuile.
Partiellement migrateur, il est présent toute l’année dans de nombreuses régions, avec un renfort d’individus au printemps. Oiseau adaptable et résilient, il est aujourd’hui l’un des passereaux les plus typiques de nos villages et villes.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Rousserolle effarvatte
Acrocephalus scirpaceus - Teichrohrsänger
Petit passereau discret, presque entièrement inféodé aux roselières. Son plumage brun chaud sur le dessus et beige clair sur le dessous, avec un léger sourcil pâle, lui permet de se fondre parfaitement dans les roseaux. Elle se déplace avec agilité entre les tiges, rarement à découvert.
On la rencontre dans les roselières, marais, étangs, bords de rivières et fossés envahis de roseaux, où la végétation dense et haute est indispensable à sa reproduction. Elle évite généralement les milieux trop ouverts ou dépourvus de phragmites.
Son chant est très caractéristique rapide, râpeux et continu, composé d’une succession de phrases hachées et d’imitations. Il est souvent émis depuis l’intérieur de la roselière, parfois de nuit, ce qui la rend bien plus souvent entendue que vue.
Insectivore, elle capture insectes, larves et araignées sur les tiges et feuilles de roseaux. Le nid, une coupe profonde solidement attachée entre plusieurs tiges, est suspendu au-dessus de l’eau ou de la végétation humide. La femelle y pond généralement 3 à 5 œufs.
Migratrice au long cours, elle hiverne en Afrique subsaharienne et revient dans nos régions au printemps. Espèce très dépendante des zones humides, sa présence est un excellent indicateur de la qualité et de la continuité des roselières.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Rousserolle turdoïde
Acrocephalus arundinaceus - Drosselrohrsänger
La Rousserolle turdoïde est la plus grande des rousserolles européennes. Robuste et élancée, elle présente un plumage brun chaud sur le dessus, plus clair sur le dessous, avec un sourcil pâle discret. Son bec fort et puissant, nettement plus massif que celui des autres rousserolles, est un critère d’identification important.
Elle vit presque exclusivement dans les grandes roselières denses, en particulier autour des lacs, étangs, deltas et vastes zones humides. Elle a besoin de roseaux hauts et continus pour se nourrir, chanter et nicher.
Son chant est puissant, rauque et explosif, une succession de phrases rythmées et grinçantes, souvent ponctuées d’imitations. Il est émis de jour comme de nuit, généralement depuis le sommet des roseaux, ce qui rend l’oiseau bien audible malgré sa discrétion visuelle.
Elle se nourrit principalement d’insectes, mais peut aussi capturer de petits vertébrés (têtards, petits poissons) ou consommer des baies. Son nid, volumineux et solide, est suspendu entre plusieurs tiges de roseaux, au-dessus de l’eau. La femelle y pond généralement 3 à 5 œufs.
Migratrice, elle hiverne en Afrique tropicale et revient tardivement au printemps.
Espèce exigeante, elle dépend fortement du maintien de vastes roselières intactes, ce qui en fait un excellent indicateur de la qualité des grandes zones humides.
Effectifs : rare
Statut : visiteur
Serin cini
Serinus serinus - Girlitz
Le mâle présente un plumage jaune vif, avec le dos strié de vert olive et des touches de noir sur les ailes et la queue, tandis que la femelle est plus terne, avec des teintes jaunes et brunes. Son bec court et conique est parfaitement adapté à l’extraction des petites graines.
On le rencontre dans les zones ouvertes avec des arbres ou arbustes clairsemés. Il apprécie les milieux ensoleillés et les paysages mosaïqués où il peut se percher pour chanter.
Le Serin cini est très actif et souvent bruyant, son chant, émis depuis un perchoir, est un trille rapide et aigu, oscillant sur plusieurs notes, souvent répété par séries. Ses cris sont courts et métalliques, typiques des petits fringilles.
Son alimentation se compose essentiellement de graines, mais il capture aussi de petits insectes, surtout au printemps pour nourrir les jeunes. Le nid est construit dans un arbuste ou un petit arbre, fait de mousses, de radicelles et de fibres végétales. La femelle y pond généralement 3 à 5 œufs.
Espèce nicheur migrateur dans le Steinhart, le Serin cini est surtout observable au printemps et en été, et sa présence signale des habitats ouverts riches en ressources végétales et insectes.
Effectifs : ⬇️ en diminution
Statut : 🪺 nicheur migrateur
Sitelle torchepot
Sitta europaea - Kleiber
Petit oiseau trapu, reconnaissable à sa tête bleu-gris, son dos gris-bleu et sa poitrine et ventre orange-rosé. Une bande noire traverse son œil, renforçant l’impression d’un masque. Sa silhouette compacte et son comportement actif en font un oiseau très visible malgré sa petite taille.
On la rencontre principalement dans les forêts de feuillus et mixtes, les parcs, les jardins arborés et les haies anciennes. Elle affectionne particulièrement les vieux arbres et les bois riches en cavités, où elle trouve à la fois nourriture et sites de nidification.
Célèbre pour sa capacité à grimper verticalement et même tête en bas sur les troncs et branches, recherchant insectes, larves et graines dans l’écorce. Elle se nourrit également de noix et graines, qu’elle cache souvent pour l’hiver.
Son chant est clair et répétitif, accompagné de cris courts et métalliques. C’est un oiseau très actif et territorial, particulièrement visible en automne et en hiver lorsqu’il fréquente les mangeoires.
Le nid est construit dans une cavité naturelle ou un nichoir, tapissé de mousse et de plumes. La femelle y pond généralement 6 à 8 œufs, qu’elle couve seule, tandis que le mâle assure son alimentation.
Espèce résidente et relativement commune, la Sittelle torchepot est un excellent indicateur de la santé des forêts anciennes et bien structurées.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Sizerin cabaret
Carduelis cabaret - Birkenzeisig
Le Sizerin cabaret est un petit fringille vif et léger, reconnu pour son plumage finement strié et sa calotte rouge caractéristique. Le mâle arbore souvent une poitrine délicatement rosée, surtout au printemps, tandis que la femelle reste plus sobre avec un plumage brun strié du plus bel effet. Son bec fin et pointu est d’un jaune doux.
On rencontre ce sizerin dans les milieux ouverts et frais, tourbières, bords de rivières, jeunes plantations... Il affectionne les zones riches en graminées et en arbrisseaux pionniers. En hiver, il se joint volontiers à des bandes mélangées de pinsons, tarins et autres sizerins, se montrant alors plus sociable et facile à approcher.
Vif, il se déplace en petites escadrilles nerveuses, lançant des cris roulés et tintants en vol. Son chant, plus doux, est un mélange de notes aiguës et rapides, souvent émises depuis un perchoir léger.
Granivore, il se nourrit surtout de petites graines (aulne, bouleau, chardon, renouée…), il grimpe aussi tête en bas sur les inflorescences de bouleau par exemple, et peut compléter son régime d’insectes au printemps. Son nid, une coupe fine et soignée, est placé dans un buisson ou un jeune arbre, souvent assez bas.
Espèce nordique à la base, le Sizerin cabaret montre des mouvements hivernaux irréguliers, certaines années, il est très présent, d’autres beaucoup plus discret.
Espèce : rare
Statut : visiteur
Tarier des prés
Saxicola rubetra - Braunkehlchen
Facilement reconnaissable au plumage contrasté du mâle adulte : dos brun clair, ventre blanc et poitrine orange vif, avec un masque facial sombre et une queue rousse qu’il agite fréquemment. La femelle est plus terne, avec des teintes brun-beige, mais conserve la queue rousse distinctive.
On le rencontre dans les milieux ouverts et herbacés, souvent parsemés de buissons ou petits arbres qui lui servent de perchoirs pour chanter et surveiller son territoire.
Très vif, il alterne vols courts et bonds au sol, à la recherche d’insectes et petits invertébrés qu’il capture en effectuant des vols rapides ou en sautillant sur la végétation basse. Son chant, émis depuis un perchoir dégagé, est clair, mélodieux et répétitif, accompagné de petits cris métalliques.
Il niche au sol ou dans un buisson bas, construisant un nid en coupe fait d’herbes et de radicelles. La femelle y dépose généralement 4 à 6 œufs et s’occupe de la couvée avec l’aide occasionnelle du mâle.
Migrateur partiel ou complet selon les régions, il hiverne en Afrique et revient au printemps pour nicher.
Espèce : rare
Statut : visiteur
Troglodyte mignon
Troglodytes troglodytes - Zaunkéénisch
Minuscule mais plein d’énergie, le Troglodyte mignon est l’un des plus petits oiseaux d’Europe, mais aussi l’un des plus sonores. Son plumage brun chaud, finement strié, et sa courte queue souvent dressée à la verticale le rendent facilement reconnaissable.
On le trouve dans les jardins, haies, sous-bois et vieux murs, où il se faufile à ras du sol ou parmi les branchages à la recherche d’insectes, araignées et petites larves. Agile et discret, il explore méthodiquement les recoins sombres à la manière d’une petite souris.
Son chant puissant et trillé, surprenant pour sa taille, résonne surtout au printemps, porté par le mâle qui défend son territoire. Il construit plusieurs nids en mousse, que la femelle inspecte avant d’en choisir un pour y pondre.
Présent toute l’année, le Troglodyte mignon est un petit joyau de nos paysages, preuve qu’il n’est pas besoin d’être grand pour être remarquable.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Verdier d'Europe
Carduelis chloris - Grììnfìnk
Le Verdier d’Europe est un fringille robuste, au corps trapu et au bec puissant spécialement adapté à l’ouverture des graines. Le mâle, d’un vert jaunâtre éclatant avec des touches de jaune vif sur les ailes et la queue, est nettement plus coloré que la femelle, plus terne et brun-verdâtre.
On le rencontre dans des haies, lisières forestières, jardins, parcs, vergers, friches, et même dans les zones urbaines dotées d’arbustes. Sa présence est souvent trahie par son vol ondulant et ses éclairs jaunes.
Le Verdier se nourrit principalement de graines (de graminées, chénopodes, tournesol...), et il complète son régime avec quelques insectes au printemps. Aux mangeoires, il est fréquent, parfois querelleur, chassant d’autres petits oiseaux.
Son chant est un mélange de notes roulées et prolongées, avec des trilles nasillards caractéristiques. Parmi ses cris, le plus reconnaissable est un djiiiii râpeux, souvent lancé en vol.
Le nid est construit dans un arbuste dense ou une haie. La femelle y dépose 4 à 6 œufs qu’elle couve seule, tandis que le mâle assure son ravitaillement. Les jeunes sont nourris d’insectes et de graines prédigérées.
Espèce encore commune, le Verdier d’Europe a toutefois connu des déclins localisés ces dernières années, notamment à cause de maladies comme la trichomonose dans certaines régions.
Effectifs : ➡️ stable
Statut : 🪺 nicheur sédentaire
Nous sommes à la recherche de passionnés compétents, spécialisés dans ce domaine, afin de compléter cette liste non exhaustive, enrichir et affiner les informations actuellement disponibles.