Les églises et chapelles
du Steinhart

Dans la région du Steinhart, la foi continue de jouer un rôle central dans la vie quotidienne de nombreux habitants. Encore aujourd’hui, cette région de la France se distingue par sa forte tradition religieuse, profondément ancrée dans les valeurs et les habitudes de sa population. Les églises et chapelles qui parsèment le territoire ne sont pas seulement des lieux de culte, mais aussi des repères culturels et spirituels essentiels à l'identité locale.

Certains de ces édifices religieux font partie de la Communauté de Paroisses Saint Gabriel Val de Sarre Nord, d’autres de La communauté de Paroisses Forbach Oeting Saint Rémi. Ces églises et chapelles sont les témoins d’une histoire riche, mouvementé, et continuent d’accueillir fidèles, visiteurs et pèlerins dans un esprit de partage, de recueillement et de tradition.

Depuis quand érige-t-on des églises à la campagne ?

Si l'on parle des églises catholiques rurales au sens de bâtiments permanents dans les campagnes, leur apparition s'est faite progressivement, sur plus d'un millénaire. Il faut garder à l'esprit que le christianisme était d'abord un phénomène urbain, avant d'être rural.

Entre le 1er et le IIIe siècle, les communautés chrétiennes se réunissent principalement dans des maisons privées. Les campagnes sont encore peu christianisées et il n'existe pratiquement pas d'églises rurales.

Au IVe siècle,  après la légalisation du christianisme par Constantin Ier en 313, les premières grandes églises sont construites, surtout dans les villes. Quelques sanctuaires apparaissent aussi dans les domaines ruraux appartenant à de riches propriétaires convertis.

Du Ve et le VIe siècle, les premières véritables églises de village deviennent plus nombreuses en Europe occidentale. Elles sont souvent fondées par des évêques, des monastères ou des seigneurs locaux.

À partir du VIIIe siècle, moment où la paroisse se structure en tant qu'unité administrative fondamentale de l'Église, la construction des « églises rurales » ou « églises paroissiales » commence à se généraliser. Rappelons que la paroisse est une division territoriale ecclésiastique, subdivision du diocèse, confiée en titre à un curé. C'est un territoire déterminé soumis à l'autorité spirituelle d'une pasteur résident et permanent qui a droit d'en gouverner les fidèles et leur administrer les sacrements. Il appartient à l'évêque de supprimer ou modifier la circonscription. Les paroissiens, c'est-à-dire les fidèles habitant à l'intérieur des limites de cette circonscription, sont obligés de contribuer à la vie matérielle et spirituelle de cette cellule élémentaire de la société dont ils dépendent.

Jusqu'au IXe siècle, la christianisation des campagnes et du réseau paroissial prend de l'ampleur. De nombreux villages obtiennent leur propre église. L'église rurale répond à la nécessité d'encadrer religieusement la population des campagnes.

Le siècle suivant, on observe une densification de ces édifices dans les campagnes, souvent associés à des habitats regroupés ou à des domaines seigneuriaux (castra).

Du XIe au XIIIe siècle c'est la grande période de construction des églises rurales. L'essor démographique, économique et religieux conduit à l'édification de milliers d'églises romanes puis gothiques. Bien des églises de campagne encore visibles aujourd'hui datent de cette époque. Les villages eux-mêmes se développent autour des églises (l'encellulement).

Du XIVe siècle à nos jours, on continue à construire des églises rurales, mais à un rythme moins soutenu. Beaucoup d'édifices médiévaux sont agrandis, reconstruits ou restaurés aux époques moderne et contemporaine. Cette  période a façonné une grande partie du patrimoine rural catholique que l'on connaît aujourd'hui.

En résumé, la construction d'églises rurales n'est pas un phénomène postérieur à celui des cathédrales comme on pourrait le croire ; il s'agit de deux réalités qui ont coexisté et se sont développées parallèlement tout au long du Moyen Âge, bien que portées par des dynamiques économiques et sociales différentes. La confusion vient souvent de l'historiographie du XIXe siècle, qui a mis en lumière le « siècle des cathédrales » (le XIIIe siècle) comme un âge d'or au point de vue architectural.

Les cathédrales sont des chantiers de prestige qui marquent l'histoire de l'art et symbolisent la puissance urbaine, épiscopale et royale. Elles concentrent des moyens financiers, techniques et artistiques colossaux.

Les églises rurales, plus modestes, étaient le fruit d'une nécessité quotidienne et utilitaire.

En Alsace et Moselle, le concordat ayant permis de rémunérer les curés par l’État, et historiquement, les églises sont plus fréquentées et moins délaissées que dans la plupart des autres régions françaises.
Par ailleurs les fabriques de l’église y restent très actives et indispensables pour leur entretien.

Au Moyen Âge, Hessling, Alsting et Zinzing appartenaient spirituellement au Chapitre de St-Arnual dont dépendaient aussi les paroisses de Sarrebruck, St Johann, Güdingen, Fechingen, Gersweiler, Scheidt, Sulzbach et Théding en Lorraine. L’église de Hessling était donc desservie par les chanoines de St-Arnual, jusqu’à la dissolution de cette Collégiale en 1569. Suite à la Réformation, en 1575, le Chapitre et ses dépendances devinrent luthériens. Le comte de Nassau - Sarrebruck essaya encore d’envoyer un pasteur protestant à Hessling, mais les habitants refusèrent d’aller à ses offices.

Hessling continua donc d’être placé sous l’autorité temporelle de la Lorraine restée catholique.

De ce fait, le comte de Nassau-Sarrebruck, à la recherche de guides spirituels catholiques pour notre paroisse, confia cette mission aux moines de l’Abbaye de Wadgassen, avec le consentement de l’évêque de Metz. De 1591 à 1749 l'administration de la paroisse est donc confiée aux religieux de l'abbaye de Wadgassen (de l'ordre de Prémontré, ou Norbertins qui administraient aussi Grosbliederstroff, Sarreguemines Neunkirch, Puttelange, Heckenransbach et Petit-Ebersviller.

La paroisse de Hessling fut prise en charge par Grosbliederstroff, village voisin qui dépendait également de l’abbaye de Wadgassen. L’activité des pères de Wadgassen à Hessling s’acheva en 1749. Après 1802, la paroisse rétablie porte le nom de la commune d'Alsting, avec l'annexe de Zinzing. L'ancienne église de Hessling, comprise dans l'archiprêtré de Forbach et maintenue comme église paroissiale, fut agrandie en 1823 et en 1853 ; une nouvelle église la remplaça en 1881. Elle fut solennellement consacrée le 5 juillet 1882.

Les reliques déposées dans le tombeau du Maître-autel sont de celles des saints Martyrs Valentin, Théodore et Colombe.

 

Alsting

Eglise Saint-Pierre

La chapelle Saint-Blaise de Behren a été achevée pour la Saint-Jean en 1769 après un vœu fait par la population environ vingt-cinq ans auparavant. Cet édifice n'a pas servi très souvent, du fait que Behren n'avait pas de curé et que la paroisse dépendait de l'église mère de Kerbach. Elle servait surtout pour le chapelet, ou pour les fidèles voulant se réconforter devant leur patron Saint Blaise. La petite cloche qui se trouvait dans le simple clocher en bois servait à appeler les paroissiens à la prière et à alerter la population en cas d'incendie ou de sinistre.

Le 3 février était le seul jour où elle retrouvait sa vraie raison d'être, la fête de Saint Blaise, jour de pèlerinage et d'adoration. Les fidèles venaient de tous les cantons pour faire bénir leurs cierges et recevoir la bénédiction de Saint Blaise. Sous la chapelle se trouvait une fontaine d'où jaillissait une eau miraculeuse. Les pèlerins buvaient de cette eau pour se préserver des maladies de la gorge. C'est pour ces raisons que les rues formant l'angle de l'ancien emplacement s'appellent aujourd'hui Rue de la Chapelle et Rue de la Fontaine.

À la fin du XIXe siècle, on y a rajouté une sacristie et ce n'est qu'en 1910-1911 qu'elle a été remplacée par  une nouvelle église de style néogothique. Fortement endommagée au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle a été reconstruite en 1961.
Au XXᵉ siècle, avec la création de la cité minière et l’augmentation rapide de la population, d’autres lieux de culte ont été construits :

  • L'église Saint-Jean Bosco, édifiée dans la seconde moitié du XXᵉ siècle dans un style contemporain. Le choix de ce saint patron correspond bien au contexte des nouveaux quartiers ouvriers où vivaient de nombreuses familles de mineurs.

  • L'église Notre-Dame de Behren-lès-Forbach, œuvre de l’architecte Jean Prouvé, aujourd’hui transformée en bibliothèque municipale Paul-Bienvenu.

  • L'église luthérienne construite entre 1960 et 1965. Elle fut inaugurée le 20 juin 1965. En 1967, un orgue du facteur d'orgues sarrois Hugo Mayer fut installé. À cette église où Français et Allemands avaient travaillé fraternellement on donna le nom d’église de la Paix.

Source entre autres : Raymond Engelbreit “Série retrouvailles tome I” La paroisse de Kerbach – Forbach.

Behren-lès-Forbach

Eglise Saint-Blaise

Eglise Notre-Dame (aujourd’hui bibliothèque municipale)

Eglise de Behren à la fin de la Seconde Guerre mondiale

Chapelle Saint-Blaise

Bousbach

Eglise Notre-Dame de l'Assomption

L'église Notre-Dame de l'Assomption est construite au 18e siècle.
Elle sera agrandie en 1860 et le coeur reconstruit en 1842. 
Le maître-autel est en bois sculpté et doré du 19e siècle. 
En 1907 l'église se munie d'une sacristie. 
En 2017 des travaux de requalification sur la périphérie de l'édifice et sur le clocher sont effectués. 

Cadenbronn

Eglise Saint-Michel

L'église Saint Michel est construite avant la guerre de trente ans, démolie en 1742 elle sera reconstruite la même année. 
Elle fut consacré le 24 octobre 1773. 
Le 17 octobre 1808 Cadenbronn perd son autonomie et son église fut reclassé en chapelle. 

Diebling

Eglise Saint-Wendelin

L'église de Diebling aurait été construite au XIIIe siècle : c'est ce qu'a affirmé en 1764, un prêtre du nom de Martin.

On  parle de l'église dans un document datant de la création de la Confrérie de Saint-Wendeling en 1423.  Elle faisait partie de la « mairie » de Farschviller, mais fut rattachée à la paroisse de Tenteling en 1592.

En 1741, on entreprit des travaux de réparation et on profita de l'occasion pour déplacer la porte d'entrée de l'église du côté droit, au milieu du pignon, face au sud. En 1783 le clocher fut à son tour déplacé pour se trouver en façade. L'église actuelle date de 1826. Tout au long du XIXe siècle, on l'embellit et on l'équipe (cloches, stations du chemin de croix, banc de communion, nouvelle sacristie, dallage, maître-autel, vitraux, etc.).

En 1917, les cloches furent réquisitionnées pour fournir l'industrie de guerre.
En 1928, l'électricité fait son apparition dans l'église !
En 1943, à nouveau, deux cloches sont réquisitionnées par la Wehrmacht .
Lors des combats de 1944, l'église subit des dégâts importants : la flèche du clocher est abattue par l'artillerie américaine. Un obus tombe près du maître-autel.
La toiture est remise à neuf en 1947 et en 1950 l'église reçoit un nouveau clocher.

En 1991 l'église est entièrement repeinte, l'orgue rénové et la chaudière remplacée.

Ebring

Chapelle Saint-Joseph

La chapelle Saint-Joseph, sa construction fut décidée par le conseil municipal le 9 août 1863.
L'édifice est achevé le 28 décembre 1867.
Les vitraux sont réalisés en 1970.

Etzling

L’église Saint-Hubert

L'église d'Etzling, dédiée à saint Hubert, a été construite en seulement 15 mois, de 1892 à 1893 à la place d'une ancienne chapelle datant de 1748. Elle est de style néogothique. Elle fut bénie le 25 octobre 1893.
Les murs porteurs sont bâtis en pierre de taille provenant des carrières de grès d'Etzling.
Ses dimensions : longueur 35 m, largeur de la nef 9,60 m, largeur du transept 15,60 m, hauteur totale 48 m. Le premier orgue à traction pneumatique fut installé en 1906 par Franz Staudt de Puttelange.

En octobre 1942, la commune dut céder les tuyaux d’orgue pour fournir l’industrie de guerre. Quant à l'instrument, il fut endommagé par des éclats d'obus et des infiltrations d'eau en 1944.

Un nouvel orgue à transmission mécanique et tirage électropneumatique des registres fut installé dans le buffet en boiserie néo-gothique de Staudt,  en 1970, par les Ets. Mayer de Heusweiler.

Fin avril 1943, les deux plus grosses cloches furent réquisitionnées et emportées. Le 30 mars 1952, deux nouvelles cloches sortant de la fonderie Pascard furent livrées à Etzling. Elles furent bénies par l'archiprêtre Hallinger le 14 avril 1953.

Les vitraux actuels, installés en 1957 ou 1958 (aucune trace matérielle (article, facture, devis) n'a été retrouvé), ont été dessinés aux ateliers parisiens du maître verrier Gérard Lardeur.    

Folkling

Eglise Saint-Eloi

Sa première mention date du 7 septembre 1280 : le chevalier Thierri de Marange fit une fondation sur les dîmes de “Foureklingess”, au chapitre de Hombourg. Dès 1302, Folkling (avec Morsbach et Ermersweiler) fait partie de l'institution originale de la Seigneurie épiscopale de Hombourg- Saint-Avold. L'église paroissiale de Folkling est citée en l'an de grâce 1327 à l'occasion de la levée d'un secours bénévole pour l’Église romaine.

La paroisse de Folkling, orthographiée alors FOLKELINGUEN, faisait partie de l'archiprêtré de Sankt Arnual. En 1711, la paroisse, dont le patron est Saint-Éloi, comprenait les annexes de Morsbach (chapelle), Bivingen (Gaubiving), Emerswiller (chapelle), Gensbach,  Rosbruck (chapelle Saint-Hubert), Remsing et Guirling.

En 1725 on agrandit l'église. En 1779, à peine cinquante ans plus tard, l'église est à nouveau jugée trop petite. Mais les travaux d'agrandissement prévus ne seront toujours pas effectués à la Révolution de 1789.
Le 24 avril 1807, un ouragan détruisit la toiture de l'église. Le 4 février 1825, un coup de vent renversa la croix du clocher provoquant d'importants dégâts à l'église qui était déjà partiellement en ruine.
En 1847 débutèrent de travaux de rénovation, d'entretien et d'agrandissement. Ils s'achevèrent en 1850 non sans difficulté administrative et communale.
Le 10 août 1851, la foudre endommagea le clocher.
En 1900 des réparations d'envergures furent entreprises. En 1901, 13 nouveaux vitraux commandés aux Ets. Meyer de Munich, furent posés. En 1927, la lumière artificielle éclaira pour la première fois l'église.
L'église fut endommagée au cours de la Seconde Guerre mondiale (lors de la campagne 39-40, lors de l'occupation allemande et lors des combats de libération en hiver 1944-1945). Les réparations commencèrent en 1949. La décoration intérieure fut achevée en 1955.

En 1987, on repeint l'intérieur de l'église.

Ce qui précède n'est qu'un petit résumé des événements majeurs concernant l'église de Folkling.
L'historien Olivier MULLER de Folkling lui a consacré un ouvrage de 144 pages, intitulé “L'église Saint Éloi de Folkling”.

Gaubiving

Chapelle Saint-Jean-Baptiste

La chapelle de Gaubiving, annexe de Folkling, est dédiée à Saint-Jean-Baptiste.

Une première chapelle aurait été construite sur allégation de ses habitants en 1767.
Menaçant de ruine et trop petite pour le nombre de fidèles, elle fut remplacée cent ans plus tard par un bel édifice de style gothique, entièrement financée par les fidèles de Gaubiving. La bénédiction eut lieu en 1864.

Fortement endommagé par les combats de la Libération en décembre 1944 et janvier 1945, le bâtiment, longtemps à l’abandon, fut complètement rasé en 1954. Une baraque en bois servit de lieu de culte provisoire.

Élevée sur dommages de guerre, une nouvelle construction à l'architecture moderne la remplaça. La pose de la première pierre eut lieu en 1961 et la bénédiction solennelle  le 2 mai 1965.

Source : Olivier Muller “Les chapelles de Gaubiving”

Hundling

Eglise Saint-Jacques-le-Majeur

Dès le XIVe siècle, l'Ordre des Chevaliers teutoniques, propriétaire à partir de 1269 du village et du ban de Hundling  jusqu'à la Révolution, fit construire une chapelle à Hundling. Cet édifice, petit, de style gothique était dédié à Saint-Jacques et à Sainte-Anne. Le curé de Nousseviller n'officiait dans la chapelle que trois fois par an, à la « Kirb » (Saint-Jacques), le Jeudi Saint et le Jour de l'an.

En 1815 la chapelle est démolie et remplacée par une église plus importante.

À partir de 1845 se pose le problème de la construction d'une nouvelle église. L'ancienne église est rasée et la pose de la première pierre de la nouvelle construction eut lieu le 20 mai 1858. La première messe fut célébrée le 10 novembre 1859 alors que les travaux n'étaient pas encore achevés. L'église fut consacrée le 24 juillet 1862.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, plusieurs obus provoquent des ouvertures béantes au-dessus de la nef, à l'arrière de l'église, au chœur et au clocher. Durant l'occupation allemande, les dégâts sont réparés. Mais le jour de la libération (6 décembre 1944), l'église est à nouveau frappée par 3 obus. L'église endommagée est reconstruite à partir de 1947.

Trois nouvelles cloches commandées à la fonderie Cornille de Villedieu-les-Poëlles arrivent à Hundling en 1948.

Les vitraux remplaçant ceux qui avaient été détruits durant la guerre furent installés après la guerre par le curé Collowald, le premier en 1949 et les derniers en 1957 par les ateliers Benoît de Nancy.

Les stations du chemin de croix, inspirés des vitraux, furent installées en juin 2001.

Ippling

Eglise de la Visitation

Sur le plan spirituel Ippling était une annexe de la paroisse de Welferding ; là se trouvaient un prieuré et une église qui relevaient de l’abbaye bénédictine de Tholey (Sarre). La paroisse de Welferding dépendait de l’évêque de Metz et, au-delà, de l’archevêque de Trêves.

Le 2 septembre 1719, vingt-et-un hommes d’Ippling écrivent à l’évêque de Metz. Ils sollicitent l’autorisation de bâtir une chapelle dans le village “pour y pouvoir faire leurs prières journalières et d’y faire dire de temps en temps une messe”.Ayant obtenu l'autorisation de construction de l'évêque de Metz, la chapelle est bâtie à l’automne 1719. Le matériel utilisé est le bois, payé par les villageois. Il y a cependant une restriction : les dimanches et jours de fête les Ipplingeois devront continuer d’aller à la messe à Welferding ; ce n’est qu’en semaine que la messe pourra être lue en la chapelle d’Ippling. Suite à des pressions morales du curé de Welferding, en désaccord avec Sébastien JOSEPH nommé en décembre 1738, à titre provisoire, à la fonction de vicaire d'Ippling, un décret épiscopal du 24 novembre 1739 ordonne à Ippling de reconnaître Welferding comme sa paroisse et le curé de Welferding comme son “unique et légitime pasteur”.

Par une ordonnance du 4 juin 1769, l’évêque de Metz accorde un vicaire résident à Ippling.
Une nouvelle église dédiée à Notre-Dame de la Visitation est construite de l'automne 1831 à l'été 1832 à la place de la chapelle en bois de 1719. Elle est longue de 23 mètres et large de 11 mètres.
En 1863 la nef est agrandie d’une travée. En 1869 une restauration de l'église est entreprise.
Au début du XXe siècle, l'église est dotée d'un mode de chauffage et de l'électricité.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'église d'Ipping n'a pas directement souffert de bombardement comme ce fut souvent le cas dans les villages avoisinants, mais lors d'un dynamitage de la route par l'armée française en 1940, non loin de l'église, tous les vitraux furent détruits et une partie des tuiles de la toiture furent emportées par le souffle de l'explosion. La toiture fut provisoirement réparée par les réfugiés à leur retour de Charente. Les vitraux furent remplacés en 1948.

En 2021, un nouvel orgue provenant de Hollande fut installé dans la nef.

Source : Historique composé par Denis Bour, historien. 

Kerbach

Eglise Saint-Remi

L'église de Saint-Denis de Kerbach est implantée au milieu du village à environ 340 mètres d'altitude. Si on ne sait pas exactement quant elle a été construite, les fondations semblent cependant date du 13e siècle. C'est l'une des plus anciennes de la région.

L'église appartenait aux églises collégiales de Hombourg-Haut et était sous le patronage du seigneur de Forbach jusqu'au milieu du XVIIe siècle.

En 1700, la paroisse de Kerbach comprenait 11 annexes.

Avant la révolution de 1789, Kerbach était une paroisse de l'archiprêtré de Saint Arnual. À partir de 1802, elle devint paroisse de l'archiprêtré de Forbach.

Le curé de la paroisse résidait à Kerbach jusque vers 1724. À partir de cette date, il quitta le village pour s'établir dans une maison curiale à Forbach. Un vicaire demeurant à Kerbach desservait le village ainsi que les annexes de Behren, Etzling et les 3 moulins.
Entre 1740 et 1742, l'église fut agrandie et reconstruite. Le vicaire résident Jean Jacques Neumann fut signalé dès le 1er février 1791 comme prêtre réfractaire.

Le fait que l'église de Kerbach a été considérée comme église mère a donné une importance considérable à la paroisse. L'église a conservé ce statut jusqu'à la Révolution française de 1789.

En 2018 une rénovation intérieure des murs et plafonds fut entreprise et dura 4 mois.

La légende de la construction de l'église

Chacun des trois villages désirait édifier l'église chez lui. Comme aucun ne voulait céder la construction à l'autre, on s'est mis finalement d'accord pour l'ériger sur le Wingertsknopf, ce lieu se situant exactement au milieu des bans de Kerbach, Etzling et Behren. Mais voilà que tous les matériaux de construction qu'on apportait pendant le jour, se trouvaient régulièrement déplacées le lendemain matin à Kerbach, à la place de l'église actuelle. Même les gardes, postés la nuit à côte du chantier pour empêcher une quelconque mystification, ont été transférés à Kerbach. On a vu un signe du ciel dans cet événement merveilleux et construit l'église à Kerbach, bien que celui-ci soit le plus petit des trois villages.

Lixing-lès-Rouhling

Eglise Saint-Maurice

L'église Saint Maurice est présente dès 1745 et sera reconstruite à plusieurs reprises. 
La première pierre du nouvel édifice fut posée le 24 mars 1957 et l'église fut consacré en 1959. 
Le clocher de l'ancienne église, d’une hauteur de 35,80 mètres, a été conservé et restauré dans le style du nouvel édifice. 
Construite en pierre calcaire, l’église mesure 29 m de long et 17 m de large.

Metzing

Eglise Saint-Hippolyte

Le 1er document faisant allusion à St. Hippolyte en tant que Saint Patron de la chapelle, est le Grundbuch, datant de 1687. A cette période, sous le nom des propriétaires de cet édifice, est écrit “Cappel Sanct. Hippoliti”. Le village de l’époque fut réduit en cendre pendant la guerre de 30 ans et en 1666 on ne comptait plus que 2 habitants. L’inscription dans ce registre prouve qu’une chapelle dédiée à St. Hippolyte existait déjà avant la guerre de 30 ans.

On retrouve trace de St. Hippolyte en tant que patron dans les “Anciens Pouillés” du Diocèse de Metz (page 645) de 1711. Il y est écrit : „Die Einwohner von Mitzingen haben sich auch eine Kapelle erbaut und den Hl. Hippolyt geweiht„ Metzing était rattaché au début de la Christianisation jusqu’au 10ème siècle à la Maison Mère de Maxstadt près de St. Avold. “Die Missionnierung” était faite par des moines irlandais. De cette période et jusqu’en 1615, Metzing était une annexe de Kadenbronn et jusqu’en 1856 une annexe de la paroisse de Nussweiler.

C’est le 1er septembre 1829 qu’un plan pour une nouvelle chapelle fut élaboré. L’ancienne étant vétuste et trop petite pour 270 habitants. 

Le 13 août 1831, jour de la fête patronale, lorsque le curé Muller de Nousseviller, procède à sa bénédiction, elle devient chapelle vicariale.

Par ordonnance royale en 1846, Metzing est érigé en “commune particulière” et séparé de Nousseviller.

Le 17 janvier 1855, la chapelle devient “succursale” avec un vicaire résidant. Metzing étant devenu une paroisse à part entière, la commune veut transformer sa chapelle en église. Dès 1856, les travaux débutent et Monseigneur l’évêque Jean-Marie Dupont des Loges, invité pour la cérémonie de la pose de la première pierre de l’église de Hundling, vient visiter le chantier. En 1857, nouvelle bénédiction de la chapelle vicariale par le curé Eugène Muller de Hundling, administrateur de Metzing. 

Le 24 avril 1857, l’architecte Varin de Sarreguemines est contacté pour la construction d’un presbytère, l’ancien étant trop éloigné et trop vétuste pour être occupé par le vicaire.
Metzing devient une paroisse entièrement autonome à partir de 1884.

A Metzing, St. Hippolyte était honoré en tant que patron des animaux. Durant des siècles on fit appel à lui pour venir en aide aux animaux malades. On lui donnait même le surnom de ‘Viehdoktor’, (vétérinaire). St Antonius von Padua,dont la statue prône encore aujourd’hui dans l’édifice, fut considéré comme deuxième Saint important de l’église de Metzing.

Le 21 juillet 1907, le jeune Konrad Meyer (1881-1960), membre de la congrégation des oblats de Marie Immaculée, natif de Metzing, vient célébrer sa première messe dans l’église de sa paroisse natale, avant de rejoindre l’ouest Canadien comme missionnaire.

En mai 1922, on dote l’église de 2 nouvelles cloches, une de 600 kgs en Sol et une de 400 kgs en La.

En mai 1940, un avion anglais est abattu. Il endommage le toit et s’écrase sur le parvis de l’église mettant le feu à la maison voisine. Les 4 hommes d’équipages sont brûlés.

En 1943, 2 des 3 cloches sont réquisitionnées par les autorités allemandes, celles-ci manquant de matières premières pour faire de l’armement.

Les 4 et 5 décembre 1944, les américains ouvrent le feu sur Metzing. Les premiers obus détruisent le clocher et sa tour, provocant la mort de 4 civils. L’église étant sous les décombres, on célébre les messes dans le Café Kihl qui se trouve non loin derrière l’église. C’est ainsi que certains enfants nés dans cette cave sont baptisés sur le comptoir du bistrot qui servait pour l’occasion d’autel pour les cérémonies religieuses.

En 1945, Metzing est déclarée commune sinistrée. L’église est encore là, mais dans un triste état. On répare comme en peut. Mais il faudra attendre 1948 pour que le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme fasse un devis du sinistre et que commencent les travaux de reconstruction.

En 1952, un incendie se déclare dans la chaufferie. Encore des dégâts qui se rajoutent à la restauration de la nef.

En 1954, l’église retrouve enfin son clocher un peu modifié : les murs sont plus hauts, le toit et la flèche plus effilés. L’horloge qui était sous la campanile est désormais sous le toit.

En 1956, trois nouvelles cloches sont inaugurées et bénies au cours d’une grande cérémonie. Elles reçoivent le nom de Marie, de St Hippolyte et de Pie X. Le beffroi n’étant pas encore rebâti, elles ne pouvaient pas être installées. Elles retrouveront leur place en septembre 1957.

En février 1958, la commune donne son accord pour l’électrification des sonneries. C’est l’entreprise Didelot de Sarrebourg qui a réalisé elle-même le beffroi et qui est chargée par la commune de l’installation de l’horloge électrique du clocher. C’est cette horloge qui régule l’ensemble des sonneries de l’église. 

En septembre 1958 a été décidé la rénovation du chemin de croix et des statues se trouvant dans l’église.

Le 6 juin 1960, les orgues de la paroisse, entièrement refaites par la Maison Haepfer Ermann de Boulay et en grande partie financées par la créance des dommages de guerre (elles avaient subi d’importants dégâts durant la guerre), ont été bénies par Mr. Le Chanoine Frankum de la Cathédrale de Metz. La nouvelle tribune supportant les orgues avait été construite par les Ets Schmitt de Hundling. Fut béni, le 3 juillet 1960, le drapeau de la Société des Mineurs et le 20 septembre de la même année la nouvelle école. Le Curé desservant de la paroisse était le Père Nicolas Michaux jusqu’en 1961.

A partir de 1961, en tant que plus petite commune de la région, Metzing n’a plus son propre curé et ce sont des Pères Spirituels de l’Institut St Joseph de Neufgrange qui viennent célébrer les offices. Ils deviennent administrateurs de notre paroisse. 

En mai 1962, grâce aux dons de paroissiens, de l’évêché, de la municipalité et du conseil de fabrique, l’église retrouve son éclat avec la pose de nouveaux vitraux. Les travaux de restauration (peinture, nouveau confessionnal…) se poursuivent jusqu’en 1963. On a conservé le portail d’origine qui porte toujours les traces de 6 balles de mitrailleuses. Le 9 décembre 1962, visite canonique rendue par le Chanoine Pierre Hellinger, archiprêtre de Forbach. C’est cette année là qu’ont été changés les horaires des sonneries dans les communes rurales. Elles n’étaient plus qu’autorisées entre 6 h. du matin et 20 h. le soir. En 1964, c’est le R.P. Jérome Kapps qui est nommé administrateur de notre paroisse. 

En 1965, l’installation du chauffage laisse à désirer. Il est décidé de la changer, et de faire l’acquisition d’un chauffage au mazout.

En 1965, le R.P. Jérome Kapps est remplacé par Le R.P. Antoine Gruber.

A compter de 1967 c’est le Père Henri Nicolay qui est nommé administrateur.

Le 29 août 1994, l’abbé Paul Peiffer est nommé curé de la paroisse en remplacement du Père Henri Nicolay, parti à la retraite. A compter de cette date, l’administration commune pour les paroisses de Hundling, Ippling, Metzing et Nousseviller est gérée par un seul prêtre. Le 5 mai 1995 décès du Père Henri Nicolay.

En 1996 : remplacement des petits bancs par des plus grands par l’entreprise Bour de Diebling et travaux de réfection de la toiture de l’église et du presbytère par l’entreprise Eisenbarth de Petite-Rosselle.

En 1997 : travaux de mises en conformité de l’installation électrique par l’entreprise Kriebs de Stiring-Wendel et travaux de peinture de l’ensemble de l’église. Départ de l’abbé Paul Peiffer en octobre 1997. Il est remplacé par l’abbé Joseph Jost. Restauration du rez-de-chaussée du presbytère par les membres du conseil de fabrique pour que l’abbé Jost puisse y tenir ses permanences.

En 1998 : restauration de l’orgue par Jean-Philippe Barthel aidé par Patrick Muller.

En 1999 : dorure et restauration de certains objets de culte. Mise en place de coussins sur les bancs.

Septembre 2000 : départ de l’abbé Joseph Jost nommé chanoine à la Cathédrale de Metz et arrivée de l’abbé Joseph Didelon comme prêtre du secteur.

2001 : dorure d’un certains nombre de chandeliers et de deux croix, réfection de l’escalier d’accès à l’église par la pose d’un revêtement synthétique.

2002 – 2003 : création de la communauté des paroisses Notre Dame de l’Espérance dont fait partie notre paroisse.

En 2003, la commune envisage de transformer le presbytère en logements et d’y créer une nouvelle antenne paroissiale.

Décembre 2005 : remise officielle des clefs de la nouvelle antenne paroissiale par Mr. le maire Fernand Meyer à l’abbé Joseph Didelon.

En 2008, décision est prise de renouveler l’installation du chauffage qui montre d’importants signes de fatigue. La commune assure la maîtrise d’oeuvre et entreprend les démarches nécessaires, à l’établissement des actes administratifs ( devis, demandes de subventions…)

Février 2009 : début des travaux de remplacement du système de chauffage. De nombreux bénévoles répondent à l’appel de la commune et du conseil de fabrique pour réaliser la première tranche de travaux ( dépose des bancs, du plancher, réalisation des tranchées , protection de l’orgue, des statues etc…). Lors de la dépose du plancher, nous avons retrouvé des traces de l’ancienne chapelle (carrelage, blocs de grés).

Mars 2009 : installation du nouveau chauffage ( système Gouilloud – Lyon) par l’entreprise Teca de Henriville. Pose de dalles de Comblanchien dans l’allée centrale à l’emplacement de l’ancienne grille par l’entreprise Maion de Metzing.

Avril 2009 : remise en place des planchers et de bancs par les mêmes bénévoles qui avaient réalisé la 1ère tranche de travaux. Les dames bénévoles du village procèdent à un nettoyage approfondi de l’église ; une fois les travaux achavés. Le dimanche 26 avril 2009, la messe dominicale est à nouveau célébrée dans notre église.


Sources: communauté de paroisses notre dame de l’espérance

Nousseviller-Saint-Nabor

Eglise Saint-Nabor

L'église de Nousseviller dédié à Saint-Nabor à été construite avant la guerre des trente ans.
En 1763 la rénovation de l'église fut effectuée pendant plus d'un siècle. 
En 1895 l'abbé Gamel fera transformer durant 25 années l'église en cathédrale du Steinhart. 
Elle fut consacré le 5 mai 1907. 

Oeting

Eglise Saint-Antoine

L'existence d'une modeste chapelle dans le village rebâti après la guerre de Trente Ans est attestée dès 1733 à l'emplacement de l'église actuelle. Au XIXe siècle, la forte croissance de la population et la volonté de pouvoir disposer sur place de l'ensemble des pratiques religieuses incitèrent la municipalité à doter le village d'un lieu de culte digne de ce nom, puis à revendiquer le droit de former une paroisse à part entière, indépendante de la ville.

Les travaux furent décidés en 1868. La petite chapelle à nef unique, avec son clocher de bois, prit la forme d'une croix latine par l'adjonction d'un transept, puis d'un chœur éclairé par cinq fenêtres et conçu dans un style gothique. Le nouvel édifice fut béni le 20 juillet 1869.
En 1884, l'église prit son aspect définitif,  quand fut achevé le clocher de grès conçu par l'architecte impérial allemand Tornow, une construction originale dominée par la statue de Saint-Antoine.
Les combats de la libération de l'hiver 1944-45 endommagèrent gravement l'édifice. La statue de Saint-Antoine restaurée retrouva sa place au sommet du clocher réparé en 1953, mais elle fut entièrement détruite par la foudre 33 ans plus tard et remplacée par une nouvelle sculpture en 1988.

En 1967, suite au Concile Vatican II, la chaire a été démontée, puis on procéda au remplacement des trois autels.

En 1997, à l'occasion de gros travaux, l'édifice intérieur a été rénové et le chœur aménagé sous sa forme actuelle. Le banc de communion disparaît et les autels latéraux consacrés à Marie et à Joseph sont déplacés sur le transept pour permettre l'installation du lieu de présidence et des fonts baptismaux.

En 2005, de nouveaux accès à l'église ont été réalisés. La grotte de Lourdes remaniée garde son emplacement d'origine sous le parvis de l'entrée principale.

L'intérieur de l'église a été repeint en 2024.

Source : brochure « Église et paroisse à Oeting » imprimée en 1997 de Jean Paul Meyer. 

 

Rouhling

Eglise Saint-Etienne

Dès 1370, Rouhling possédait déjà une église paroissiale relevant de l’archiprêtré de Sankt Arnual.

Durant la guerre de Trente Ans, l’édifice fut détruit ; seule subsista la base du clocher. L’église fut ensuite reconstruite avec des moyens modestes et sans véritable style architectural. En 1834, la municipalité entreprit des travaux de rénovation et d’agrandissement, réalisés toutefois sans architecte ni contrôle d’expert. Le résultat donna un extérieur peu harmonieux et un intérieur qualifié de « Scheunenstil », c’est-à-dire de style grange.

En 1904, l’abbé Mathis fit installer l’actuelle dalle Renaissance, malgré l’opposition de l’évêché. Des stucs furent ajoutés dans le chœur en 1908, puis les peintures exécutées en 1926 par un artiste de Haguenau apportèrent enfin un véritable cachet à l’intérieur de l’église. En 1924, quatre nouvelles cloches furent mises en place dans le nouveau clocher à bulbe octogonal récemment édifié. L’ajout de deux chapelles latérales ainsi que ce clocher contribuèrent à améliorer considérablement l’esthétique de l’ensemble.

Très endommagées par l’artillerie allemande en mai 1940, la nef et la charpente furent reconstruites entre 1956 et 1958 sur les fondations de l’ancienne église. Les travaux furent officiellement réceptionnés le 6 septembre 1960. Après la guerre, une chapelle-baraque fut aménagée à proximité de l’église. Bien équipée grâce au mobilier récupéré dans les ruines de l’ancien édifice, elle servit de lieu de culte de 1946 à 1958.

Les cloches : Comme en 1917, les cloches furent réquisitionnées durant la Seconde Guerre mondiale afin d’alimenter l’industrie de guerre ; seule la plus petite échappa à l’enlèvement. Les travaux de reconstruction du clocher, endommagé pendant le conflit, s’achevèrent en 1954. Cette même année, trois nouvelles cloches furent inaugurées avec faste. L’orgue construit en 1908 par le facteur d’orgues Staud de Puttelange-aux-Lacs avait lui aussi souffert de la guerre : les tuyaux réquisitionnés furent remplacés après le conflit.

En 1964, la société « Willy Meurer » installa un nouveau buffet ainsi qu’un mécanisme à transmission électropneumatique. L’instrument continua ensuite d’évoluer au fil des décennies. Les vitraux datant de 1893 furent remplacés en 1959 par les ateliers de Gérard Lardeur, maître-verrier à Paris.

Les informations ci-dessus ont été extraites de l’article consacré à l’église de Rouhling,
publié dans le livre “Histoire du village de Rouhling et de ses habitants”,
édité par Raymond Lehmann en 2020.

Spicheren

Eglise Saint-Laurent
Chapelle de la réconciliation

En 1717, le premier édifice religieux n'était qu'une modeste chapelle sans ornements dédiée à Saint Laurent. Spicheren n'avait pas le statut de paroisse et dépendait de l'église mère de Hessling (Alsting ou de Kerbach). La chapelle fut bâtie à neuf en 1735. Dès 1779, elle prend l'aspect d'une église avec chœur et nef. Démontée en 1829, elle fut reconstruite en partie avec les pierres récupérées sur le précédent édifice. Le bâtiment fut achevé et béni en 1831.

L’église actuelle est orientée du nord au sud. L'entrée au sud évitait un détour à la majorité des fidèles, vu le glissement des maisons vers cette direction. La nouvelle orientation nécessitait la construction d'un escalier de dix marches pour accéder au porche, alors que l'entrée de l'ancienne construction donnait de plain-pied sur la rue. L'ancien clocher fut conservé jusqu'en 1860. Durant les années 1860-1864 furent construits un nouveau tambour et un nouveau clocher devant l'entrée de la nef. Ce clocher était surmonté d'une flèche pyramidale, qui tournait l'une de ses arêtes vers le sud. Durant la bataille du 6 août 1870, l’église servit, comme plusieurs granges du village, d’hôpital de campagne pour les soldats blessés.

Les cloches datent de 1902 et n’ont pas été confisquées durant les différentes guerres, ce qui en fait les plus anciennes en service de Moselle.
L’orgue a été installé en 1904 par la maison Dalstein-Haerpfer de Boulay.
Fortement endommagée par les bombardements au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'église fut temporairement inutilisable. Les réparations définitives ne furent exécutées qu'en 1949 et la flèche de la tour fut complètement refaite. Cette fois, elle présentait l'une de ses faces et non plus l'une de ses arêtes vers le sud.

Les vitraux quant à eux ont été posés en 1958 et ont été conçus par Gérard Lardeur, maître verrier à Paris.

Source : SPICH (société pour la promotion de l’identité culturelle et historique de Spicheren

Tenteling

Eglise Saint-Pierre

L'église Saint Pierre est mentionnée dès 1360. 
En mauvaise état suite à la guerre de trente ans, elle fut interdite en 1718 puis en 1779. 
En 1782 l'église fut complètement rénovée. 
En 1985 huit nouveaux vitraux sont installés. 

Théding

Eglise Sainte-Marguerite

Les gens racontent qu'il y a très longtemps, une chapelle dédiée à la sainte patronne du village, Sainte-Marguerite, se trouvait sur le chemin allant à Farébersviller, sur le pré appelé “Sitterswies”. À cet emplacement existe encore une croix et le chemin a pris le nom de “Kappellenweg” (actuellement rue de la Chapelle).

D'autre part la tradition dit qu'en 1675, une petite église se trouvait derrière l'emplacement du clocher, indépendant de la nef, qui fut construit en 1716.
En 1765 le comte de Sarrebruck fit construire l'église actuelle, la première pierre y étant posée le 12 novembre 1764. Les travaux furent achevés en 1766. Comme dans la plupart des villages, les cloches furent réquisitionnées par les Allemands au cours des deux conflits mondiaux pour fournir l'industrie de guerre.

Le clocher fut détruit en 1944 et ne fut reconstruit qu'en 1959.
En 1965, l'église fut entièrement rénovée et modernisée.

L’architecture de l’église reflète le style baroque lorrain.

 

Remerciements à Norbert Becker, historien local, pour ses recherches sur les églises et chapelles du Steinhart.