Oiseaux sauvages de nos campagnes :

Les échassiers

Blongios nain

Plus petit héron d’Europe, le blongios nain est un oiseau discret, au plumage beige clair avec un dos noir brillant. Le mâle arbore des teintes contrastées (photo 1), tandis que la femelle (photo 2) et le jeune sont plus brunâtres et striés.

Il fréquente les roselières, les marais et les bords d’étangs, où il se faufile parmi les roseaux. Très furtif, on l’aperçoit rarement en plein vol, préférant marcher lentement sur la végétation, à l’abri des regards.

Il se nourrit de petits poissons, d’insectes aquatiques, de grenouilles et parfois de petits crustacés. Lorsqu’il est dérangé, il adopte une posture étonnante : le cou tendu vers le ciel, mimant un roseau pour se camoufler.

Son cri est discret, un "houm" grave et répété, audible surtout à l’aube ou au crépuscule. Espèce rare et sensible à la dégradation des zones humides, il reste difficile à observer, mais un vrai trésor pour les observateurs patients.

Cigogne blanche

La cigogne blanche est un grand oiseau emblématique, facilement reconnaissable à son plumage blanc, ses rémiges noires, son long bec rouge et ses longues pattes.

Elle niche souvent sur les toits, les cheminées ou des plateformes installées par l’homme, généralement en zones humides ou agricoles.

Migratrice, elle passe l’hiver en Afrique puis revient au printemps pour se reproduire.

Elle se nourrit principalement de petits animaux : insectes, grenouilles, rongeurs ou poissons, qu’elle capture en marchant lentement dans les prairies ou les marais.

Silencieuse, elle communique en claquant du bec, surtout lors des retrouvailles au nid.

Cigogne noire

La cigogne noire est plus discrète et farouche que sa cousine blanche, et beaucoup moins connue du grand public. Elle se reconnaît à son plumage noir aux reflets verts et pourpres, contrastant avec le ventre blanc, ainsi qu’à son bec et ses pattes rouges.

Elle vit loin des habitations, préférant les forêts calmes proches des rivières ou zones humides, où elle niche dans les arbres. Migratrice, elle hiverne en Afrique et revient au printemps dans les régions boisées d’Europe pour se reproduire.

Elle se nourrit de poissons, d’amphibiens et d’insectes qu’elle chasse discrètement dans l’eau peu profonde.

Aujourd’hui le massif du Steinhart abrite des cigognes noires qui s’y reproduisent depuis +6.ans.

Lire l'article sur les Cigognes noires du Steinhart

Grande Aigrette

Élancée et majestueuse, la grande aigrette est un grand héron tout blanc, facilement reconnaissable à son long cou en S, son bec jaune et ses longues pattes noires. En période nuptiale, elle se pare de fines plumes ornementales sur le dos, qu’elle hérisse lors des parades.

Elle fréquente les zones humides : marais, bords de rivières, étangs ou prairies inondables. Solitaire ou en petits groupes, elle avance lentement dans l’eau peu profonde, à l'affût de poissons, grenouilles ou petits invertébrés.

Au décollage, son vol est ample, puissant, avec le cou replié en S, à la manière des hérons. Muette la plupart du temps, elle pousse parfois un cri rauque lorsqu’elle est dérangée.

Autrefois rare en Europe, la grande aigrette est aujourd’hui en expansion, grâce à la protection des zones humides.

GALLINACES

Faisan de Colchide

Coloré et imposant, le Faisan de Colchide est un oiseau emblématique des campagnes et lisières boisées.

Le mâle est particulièrement spectaculaire, avec son plumage cuivré irisé, sa longue queue rayée et son masque rouge vif autour des yeux. La femelle, plus discrète, arbore un plumage brun tacheté, parfaitement adapté au camouflage.

Introduit en Europe pour la chasse, le faisan s’est largement installé dans les milieux agricoles, les haies, bosquets et prairies. Il se déplace à pied la plupart du temps, mais peut s’envoler brusquement dans un battement d’ailes bruyant s’il est dérangé.

Omnivore, il se nourrit de graines, baies, insectes, vers et petits invertébrés, qu’il picore au sol. Au printemps, le mâle pousse des cris rauques et parade pour attirer les femelles, battant des ailes bruyamment pour marquer son territoire.

Bien qu’assez commun, le faisan reste dépendant de la structure bocagère et de la tranquillité des zones rurales pour se reproduire et se nourrir.

OISEAUX D'EAU

Bernache du canada

Grande et facilement reconnaissable, la bernache du Canada est une oie au plumage brun sur le corps, avec un long cou noir et une tête noire marquée d’une large tache blanche sur la joue.

Elle est souvent observée en groupes, sur les plans d’eau, les rivières, les étangs urbains ou même dans les parcs. Son vol en "V" et ses cris puissants, sortes de trompettes nasales, annoncent souvent son passage.

Herbivore, elle se nourrit surtout d’herbe, de jeunes pousses et de céréales, ce qui peut en faire une visiteuse controversée dans les zones agricoles.

Très territoriale en période de nidification, elle défend farouchement son nid, souvent placé près de l’eau. En dehors de cette période, elle est sociable et forme de grands groupes migrateurs.

Canard chipeau

Le canard chipeau est un canard discret que l’on retrouve sur les étangs, les lacs et les marais en Europe.

Le mâle se distingue par son plumage gris finement strié, son bec noir et un miroir blanc bien visible en vol. La femelle, brun clair mouchetée, ressemble à celle du colvert mais avec un miroir blanc au lieu de bleu.

Ce canard se nourrit surtout de plantes aquatiques et de graines, qu’il prélève en surface ou en barbotant.

Moins bruyant que d’autres canards, le chipeau est souvent observé en petits groupes, parfois mêlé à d’autres espèces.

Canard colvert

Le canard colvert est l’espèce de canard la plus courante en Europe.

Le mâle est facilement identifiable à sa tête vert métallique, son bec jaune et son collier blanc. La femelle, plus discrète, a un plumage brun moucheté, idéal pour le camouflage pendant la nidification.

Ces canards vivent sur les plans d’eau douce comme les étangs, les lacs, les rivières ou les zones humides, et ils s’y nourrissent en “barbottant”, la tête sous l’eau et la queue en l’air, à la recherche de plantes aquatiques, de petits invertébrés ou de graines. Ils sont grégaires et peuvent former de grands groupes en hiver.

Le célèbre “coin-coin” du mâle est en fait surtout émis par la femelle.

Cygne tuberculé

Le cygne tuberculé est le plus grand oiseau d’eau d’Europe, facilement reconnaissable à son plumage blanc éclatant et à son long cou élégant.

Il porte un bec orange orné d’une bosse noire à la base, caractéristique de l’espèce.

Le cygne vit sur les lacs, étangs et rivières calmes, où il se nourrit de plantes aquatiques qu’il prélève en plongeant la tête sous l’eau.

Monogame, il forme des couples fidèles souvent pour la vie et construit un grand nid près de l’eau.

Calme et majestueux, il est un symbole de beauté et de grâce dans la nature.

Fuligule morillon

Le fuligule morillon est un canard plongeur présent sur les lacs, étangs et rivières, surtout en hiver lorsqu’il forme de grands groupes.

Le mâle est reconnaissable à son plumage noir brillant, son œil jaune vif et sa huppe sur la tête. La femelle, plus terne, est brun foncé avec un cercle clair autour de l’œil.

Il plonge régulièrement pour se nourrir de plantes aquatiques, de mollusques et de petits invertébrés.

Discret mais sociable, il cohabite souvent avec d’autres espèces de canards.

Le saviez-vous ? Malgré son apparence tranquille, le fuligule est un excellent nageur et peut rester plusieurs secondes sous l’eau pour chercher sa nourriture.

Grèbe huppé

Le Grèbe huppé est un élégant oiseau aquatique, reconnaissable à sa silhouette élancée, son long cou fin et surtout à sa double huppe de plumes noires sur la tête, bien visible en période nuptiale. Son plumage est brun dessus, blanc dessous, et son allure raffinée en fait l’un des plus beaux oiseaux des zones humides.

Il fréquente les lacs, étangs, rivières calmes et gravières. Excellent plongeur, il chasse sous l’eau de petits poissons, larves et crustacés, grâce à son bec effilé et ses pattes placées très en arrière du corps.

Le Grèbe huppé est aussi célèbre pour sa parade nuptiale spectaculaire : un véritable ballet aquatique où les partenaires se font face, secouent la tête et se présentent des plantes aquatiques.

Le nid est souvent construit parmi la végétation flottante. Les poussins, rayés de noir et blanc, peuvent monter sur le dos de leurs parents dès la naissance, pour se reposer ou se réchauffer.

Présent toute l’année sur de nombreux plans d’eau en France, le Grèbe huppé est un symbole du bon état des milieux aquatiques.

Oie cendrée

L’Oie cendrée est la plus grande et la plus répandue des oies sauvages d’Europe. Avec son plumage gris brun, son bec rose-orangé et ses grandes ailes puissantes, elle est facilement reconnaissable, en vol comme au sol.

On l’observe dans les zones humides ouvertes : marais, lacs, prairies inondables ou rizières. Sociable, elle vit en groupes familiaux et migre souvent en formation en V, accompagnée de cris sonores et rythmés.

Herbivore, elle se nourrit de jeunes pousses, graminées, céréales et plantes aquatiques. Elle broute dans les prairies et pâture dans les champs, parfois en compagnie d'autres espèces d’oies.

En période de nidification, elle choisit un site isolé dans les roselières ou les îlots pour y installer un nid tapissé d’herbes et de duvet. Les parents veillent de près sur leurs jeunes, qui peuvent nager et marcher peu après l’éclosion.

L’Oie cendrée est l’ancêtre de la plupart des races d’oies domestiques. Sa présence est un signe fort d’un écosystème riche et bien préservé.

RAPACES

Balbuzard pêcheur

Grand rapace élancé, le Balbuzard pêcheur se reconnaît à son plumage contrasté : dessus brun sombre, dessous blanc, tête claire barrée d’un large trait noir traversant l’œil. Ses longues ailes étroites, souvent pliées en “M” lorsqu’il plane, et ses serres puissantes aux griffes recourbées témoignent de sa spécialisation : la pêche.

On le rencontre près des lacs, rivières, estuaires et côtes maritimes, partout où les eaux poissonneuses abondent. Il niche sur de grands arbres, des falaises ou même sur des plateformes artificielles aménagées pour favoriser son retour dans certaines régions.

Chasseur spectaculaire, le Balbuzard repère sa proie en vol stationnaire, puis fond en piqué, les serres tendues vers l’avant. Il peut s’immerger presque entièrement pour capturer un poisson, qu’il emporte dans ses griffes, tête la première pour mieux fendre l’air.

Son régime alimentaire est constitué presque exclusivement de poissons, qu’il consomme sur un perchoir proche de l’eau.

Migrateur, il niche en Europe et en Amérique du Nord, puis hiverne en Afrique ou en Amérique du Sud selon les populations. Sa présence est un signe de bonne santé des écosystèmes aquatiques.

Jadis persécuté et rare, le Balbuzard connaît aujourd’hui un retour encourageant grâce aux efforts de protection et de réintroduction.

Epervier d'Europe

L’épervier d’Europe est un rapace de taille moyenne, agile et rapide, spécialisé dans la chasse des petits oiseaux en milieu boisé.

Il a un plumage gris-bleu chez le mâle, plus brun chez la femelle, avec une poitrine rayée et des yeux jaunes ou rouges selon l’âge.

Son vol est rapide et ondulé, lui permettant de se faufiler entre les arbres pour surprendre ses proies.

Il se nourrit principalement de petits passereaux qu’il capture grâce à son agilité et sa rapidité.

Discret et très efficace, l’épervier joue un rôle important dans l’équilibre des populations d’oiseaux.

Faucon crécerelle

Le faucon crécerelle est un petit rapace commun en Europe, facilement reconnaissable à son plumage roux tacheté et sa queue à bord noir.

Il se distingue par son vol stationnaire caractéristique, appelé le “vol en chasse”, où il reste immobile en l’air avant de plonger sur sa proie.

Le crécerelle se nourrit principalement de petits mammifères, d’insectes et parfois d’oiseaux.

On le trouve dans les zones ouvertes, champs, villages et même en ville, où il niche souvent dans des bâtiments ou des nichoirs.

Agile et efficace, il joue un rôle important dans le contrôle des populations de petits animaux.

Le saviez-vous ? Son cousin, le faucon pèlerin, est célèbre pour être l’oiseau le plus rapide du monde en piqué, atteignant 390km/h.

PICS

Pic épeiche

Avec son plumage noir et blanc rehaussé de rouge, le Pic épeiche est le plus commun des pics européens.

Le mâle porte une petite tache rouge sur la nuque, tandis que les jeunes ont la calotte rouge vif. En vol, ses battements d’ailes alternent avec des phases planées typiques.

On l’entend souvent avant de le voir : coups de bec réguliers sur les troncs, ou cris secs et roulés. Il fréquente les forêts, parcs et jardins boisés, où il grimpe le long des troncs à la recherche d’insectes, larves, graines ou fruits secs, qu’il extrait avec sa langue collante.

Au printemps, il creuse une loge dans un tronc pour y nicher. La cavité, soigneusement creusée dans le bois mort ou tendre, sert aussi de refuge pour l’hiver.

Excellent indicateur de la qualité des milieux forestiers, le Pic épeiche participe à la dynamique de la biodiversité : ses anciennes loges peuvent abriter d'autres espèces, comme des chauves-souris ou des passereaux cavernicoles.

Pivert (Pic Vert)

Son plumage noir et blanc est rehaussé d’une tache rouge vif sur la tête : chez le mâle, elle se trouve à l’arrière, tandis que chez la femelle, elle est plus discrète. Sa silhouette robuste et sa longue langue lui permettent de creuser profondément dans les troncs.

On l’entend souvent avant de le voir, avec ses coups de bec puissants et réguliers sur les arbres, mais aussi ses cris perçants. Il fréquente principalement les forêts anciennes, riches en vieux arbres morts, indispensables à sa chasse aux insectes xylophages.

Le Pivert se nourrit principalement de fourmis, larves et coléoptères, qu’il extrait du bois avec son bec robuste et sa langue barbelée. En hiver, il peut compléter son régime avec des baies ou du nectar.

Il creuse ses cavités dans les arbres pour y nicher, jouant un rôle crucial dans l’écosystème forestier, car ses anciennes loges servent d’abri à de nombreux autres animaux.

LIMICOLES

Bécassine des marais

Oiseau des zones humides, la Bécassine des marais se reconnaît à son long bec droit et effilé, taillé pour sonder la vase. Son plumage brun tacheté de beige et de noir, parcouru de fines rayures claires, en fait une véritable maîtresse du camouflage, se confondant parfaitement avec les herbes et la boue des marais.

On la rencontre dans les prairies humides, les tourbières, les étangs et les marécages, où elle se tient souvent immobile, invisible à quelques pas seulement. Quand elle s’envole brusquement, c’est dans un vol zigzaguant et rapide, accompagné d’un battement d’ailes nerveux.

Discrète et farouche, elle préfère fuir plutôt que se montrer. Pourtant, au printemps, le mâle se rend plus visible par ses parades aériennes : en piqué, ses rectrices vibrent et produisent un bruit particulier, évoquant le bêlement d’une chèvre (un son caractéristique des nuits printanières de marais).

Son alimentation est composée d’insectes, de larves, de vers et de petits invertébrés aquatiques, qu’elle capture en sondant le sol meuble avec son bec sensible. Elle consomme aussi parfois quelques graines et végétaux.

Migratrice, la Bécassine des marais niche dans le nord et l’est de l’Europe, puis descend vers l’Europe de l’Ouest, le bassin méditerranéen et l’Afrique pour passer l’hiver. Sa présence dans un marais témoigne de la richesse écologique.

Bécassine sourde

Plus rare et plus discrète que sa cousine des marais, la Bécassine sourde se distingue par sa taille légèrement plus petite et son bec plus court. Son plumage brun finement rayé et tacheté de beige et de roux la rend presque invisible dans les tourbières et les prairies humides.

On la rencontre dans les zones marécageuses, tourbeuses ou broussailleuses, souvent en Europe du Nord et de l’Est, mais elle est rarement observée ailleurs.

Son nom de “sourde” ne signifie pas qu’elle n’entend pas, mais qu’elle ne produit pas les parades bruyantes caractéristiques de la Bécassine des marais : elle se montre bien plus silencieuse et secrète.

Son envol est typique : brusque, court et rectiligne, sans les grands zigzags de la Bécassine des marais. Elle préfère se laisser approcher au dernier moment avant de décoller, se fiant à son camouflage pour passer inaperçue.

Elle se nourrit surtout de petits invertébrés aquatiques, de vers et de larves qu’elle capture en sondant la boue ou le sol humide avec son bec sensible. Quelques graines et fragments végétaux complètent son menu.

Espèce migratrice, elle niche dans les tourbières nordiques et passe l’hiver plus au sud, parfois jusque dans le bassin méditerranéen.

Mais sa discrétion extrême et son habitat difficile d’accès font d’elle un oiseau mystérieux, rarement vu et encore moins bien connu.

Chevalier guignette

Le chevalier guignette est un petit échassier que l’on rencontre le long des rivières, des étangs et des gravières.

Il est reconnaissable à son plumage brun-gris dessus, blanc dessous, à son œil souligné d’un trait clair et à sa démarche nerveuse en bord d’eau. Il balance souvent l’arrière de son corps en marchant, ce qui le rend facile à identifier.

Son vol est rapide et bas, avec des battements d’ailes rigides et des ailes pointues montrant une bande blanche.

Il se nourrit d’insectes, de petits crustacés et de vers qu’il capture sur les berges. C’est un migrateur, présent en France surtout au printemps et en été.

CORVIDES

Choucas des tours

Le choucas des tours est un petit corvidé au plumage noir avec une nuque gris clair et des yeux bleu pâle très expressifs.

Il fréquente les milieux urbains, les falaises, les clochers et les vieux bâtiments, où il niche souvent en colonies.

Très sociable, il vit en groupes toute l’année et communique par de nombreux cris courts et perçants.

Omnivore, il se nourrit de graines, d’insectes, de petits animaux et de restes trouvés en ville.

Intelligent et curieux, le choucas est capable d’adaptations étonnantes pour vivre aux côtés de l’homme.

Geai des chênes

Le geai des chênes est un oiseau coloré de la famille des corvidés, facilement reconnaissable à son plumage beige rosé, ses ailes bleues striées de noir et sa calotte noire.

Il vit principalement dans les forêts de chênes et autres bois feuillus, où il joue un rôle important dans la dissémination des glands, contribuant à la régénération des forêts.

Omnivore, il se nourrit de graines, insectes, fruits et parfois d’œufs ou petits animaux.

Intelligent et discret, le geai est aussi connu pour ses cris variés et son comportement parfois farouche.

Pie bavarde

Noire et blanche avec des reflets bleu-vert métalliques sur les ailes et la queue, la Pie bavarde est l’un des oiseaux les plus reconnaissables de nos campagnes, villes et jardins. Avec sa longue queue en panache et sa démarche sautillante, elle ne passe jamais inaperçue.

Très intelligente et curieuse, la pie vit souvent en couple ou en petits groupes. Elle est omnivore : insectes, œufs, fruits, graines, petits animaux et restes alimentaires composent son menu. Elle n’hésite pas à fouiller les pelouses ou les déchets pour se nourrir.

Elle construit un grand nid de branches en hauteur, souvent renforcé par un toit végétal. Ce nid solide, parfois réutilisé d’année en année, est placé dans un arbre ou un buisson dense.

Connue pour ses cris rauques et son comportement parfois "voleur", la Pie est aussi capable de reconnaissance dans un miroir, signe d’une intelligence rare chez les oiseaux.

Souvent mal aimée, elle joue pourtant un rôle important dans l’écosystème, en régulant certaines populations d’insectes et de petits animaux.

PIGEONS

Pigeon ramier

Imposant le Pigeon ramier est l’un des plus grands pigeons d’Europe. Son plumage gris-bleu est rehaussé d’un collier blanc distinctif sur le cou, et ses ailes larges présentent des nuances sombres et claires visibles en vol.

Très répandu dans les forêts, les parcs et les zones agricoles, il se nourrit principalement de graines, de baies et de jeunes pousses, qu’il picore au sol ou dans les arbres.

Les jeunes pigeons, appelés “squabs”, sont nourris par leurs parents avec du “lait de pigeon”, une substance riche produite par leur gorge. Il construit un nid sommaire en branches, souvent dans les grands arbres, où la femelle pond généralement un ou deux œufs. Malgré sa taille, il reste discret et peut parcourir de longues distances pour se nourrir.

Migrateur partiel, il peut être présent toute l’année dans certaines régions ou se déplacer vers le sud en hiver.

Silencieux au quotidien, il émet parfois un roucoulement grave et puissant, caractéristique de l’espèce.

Le Pigeon ramier joue un rôle écologique important, en disséminant des graines et en contribuant à la dynamique des forêts et des champs.

AUTRES

Martin pêcheur

Petit et vif, le Martin-pêcheur d’Europe attire tous les regards avec son plumage éclatant : dos bleu électrique, poitrine orangée, et longues pattes rouges. Son vol rapide, tendu et rasant au-dessus de l’eau est souvent ponctué d’un cri aigu, perçant le silence des berges.

On le trouve le long des rivières calmes, des canaux et des étangs bordés de berges naturelles. Perché sur une branche basse, il guette immobile le passage d’un poisson, puis plonge d’un trait pour l’attraper grâce à son bec droit et puissant.

Il creuse son nid dans les berges meubles, creusant un tunnel horizontal dans la terre pour y déposer ses œufs. Les deux parents se relaient pour nourrir les poussins avec de petits poissons ou des insectes aquatiques.

Discret et farouche, le Martin-pêcheur est pourtant un indicateur précieux de la bonne santé des milieux aquatiques. Là où il vit, l’eau est propre, la biodiversité présente et l’équilibre écologique respecté.

Nous sommes à la recherche de passionnés compétents, spécialisés dans ce domaine, afin de compléter cette liste non exhaustive, enrichir et affiner les informations actuellement disponibles.

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Ces espèces seront bientôt ajoutées à la liste ci-dessus, avec une présentation détaillée pour chacune.

  • Babuzard pêcheur

  • Busard des roseaux

  • Buse

  • Hérons

  • Hérons pourpré

  • Hirondelles

  • Mésanges bleue

  • Mésanges charbonnière

  • Mésanges nonnettes

  • Milans

  • Mouette

  • Nette rousse

  • Orites a longue queue

  • Pic mar

  • Pic noir

  • Pipit des arbres

  • Pouillot véloce

  • Rouge gorge

  • Rousserolle

  • Sittelle torchepot

  • Tarin des aulnes

  • Verdier d'europe