Oiseaux sauvages de nos campagnes :

Les échassiers

Nous mettons actuellement à jour cette page, en classant chaque espèce dans l’ordre alphabétique, avec les noms en français, en Platt/allemand et en latin, accompagnés des photos correspondantes, ainsi que de leurs chants et cris, afin que chacun puisse les reconnaître facilement.

Vous disposerez ainsi de toutes les informations nécessaires pour identifier tous les oiseaux du Steinhart, qu’ils soient présents en été, en hiver ou de passage.

Blongios nain

Plus petit héron d’Europe, le blongios nain est un oiseau discret, au plumage beige clair avec un dos noir brillant. Le mâle arbore des teintes contrastées (photo 1), tandis que la femelle (photo 2) et le jeune sont plus brunâtres et striés.

Il fréquente les roselières, les marais et les bords d’étangs, où il se faufile parmi les roseaux. Très furtif, on l’aperçoit rarement en plein vol, préférant marcher lentement sur la végétation, à l’abri des regards.

Il se nourrit de petits poissons, d’insectes aquatiques, de grenouilles et parfois de petits crustacés. Lorsqu’il est dérangé, il adopte une posture étonnante : le cou tendu vers le ciel, mimant un roseau pour se camoufler.

Son cri est discret, un "houm" grave et répété, audible surtout à l’aube ou au crépuscule. Espèce rare et sensible à la dégradation des zones humides, il reste difficile à observer, mais un vrai trésor pour les observateurs patients.

Cigogne blanche

La cigogne blanche est un grand oiseau emblématique, facilement reconnaissable à son plumage blanc, ses rémiges noires, son long bec rouge et ses longues pattes.

Elle niche souvent sur les toits, les cheminées ou des plateformes installées par l’homme, généralement en zones humides ou agricoles.

Migratrice, elle passe l’hiver en Afrique puis revient au printemps pour se reproduire.

Elle se nourrit principalement de petits animaux : insectes, grenouilles, rongeurs ou poissons, qu’elle capture en marchant lentement dans les prairies ou les marais.

Silencieuse, elle communique en claquant du bec, surtout lors des retrouvailles au nid.

Cigogne noire

La cigogne noire est plus discrète et farouche que sa cousine blanche, et beaucoup moins connue du grand public. Elle se reconnaît à son plumage noir aux reflets verts et pourpres, contrastant avec le ventre blanc, ainsi qu’à son bec et ses pattes rouges.

Elle vit loin des habitations, préférant les forêts calmes proches des rivières ou zones humides, où elle niche dans les arbres. Migratrice, elle hiverne en Afrique et revient au printemps dans les régions boisées d’Europe pour se reproduire.

Elle se nourrit de poissons, d’amphibiens et d’insectes qu’elle chasse discrètement dans l’eau peu profonde.

Aujourd’hui le massif du Steinhart abrite des cigognes noires qui s’y reproduisent depuis +6.ans.

Grande Aigrette

Élancée et majestueuse, la grande aigrette est un grand héron tout blanc, facilement reconnaissable à son long cou en S, son bec jaune et ses longues pattes noires. En période nuptiale, elle se pare de fines plumes ornementales sur le dos, qu’elle hérisse lors des parades.

Elle fréquente les zones humides : marais, bords de rivières, étangs ou prairies inondables. Solitaire ou en petits groupes, elle avance lentement dans l’eau peu profonde, à l'affût de poissons, grenouilles ou petits invertébrés.

Au décollage, son vol est ample, puissant, avec le cou replié en S, à la manière des hérons. Muette la plupart du temps, elle pousse parfois un cri rauque lorsqu’elle est dérangée.

Autrefois rare en Europe, la grande aigrette est aujourd’hui en expansion, grâce à la protection des zones humides.

Nous sommes à la recherche de passionnés compétents, spécialisés dans ce domaine, afin de compléter cette liste non exhaustive, enrichir et affiner les informations actuellement disponibles.