Les insectes de la région : les coléoptères

L’ordre des coléoptères est le plus important de tous car il représente environ 40% des insectes.

Actuellement, on connait environ 350.000 espèces à travers le monde.
En France, +10.000 espèces ont déjà été répertoriées.

Le corps est recouvert d’une carapace articulée. Ils possèdent 2 paires d’ailes dont l’une, solide qu’on appelle les élytres, protège la deuxième qui leur sert à voler. La tête est dotée de 2 pièces buccales plus ou moins développées qui leur sert de broyeur ainsi que de nombreux organes sensoriels.

Les coléoptères sont des insectes à métamorphose complète.
La femelle pond ses œufs dans un endroit propice à la croissance des larves, qui passent par plusieurs stades de développement  avant de se transformer en nymphe. A l’intérieur de ce cocon, la réorganisation des cellules peut durer de quelques jours à plus d’un an avant que l’adulte apparaisse.

Il existe une grande variété de coléoptères, les uns sont utiles et les autres nuisibles.

Anthaxie brillante

Anthaxia nitidula

L'Anthaxie brillante (Anthaxia nitidula) est un coléoptère de la famille des Buprestidés. Ce petit insecte mesure entre 5 et 7 mm de long et se distingue par un net dimorphisme sexuel : le mâle arbore une parure entièrement vert métallique aux reflets brillants, tandis que la femelle se pare de nuances combinant le vert et le rouge.

Ce coléoptère fréquente de préférence les lisières ensoleillées et les haies. La femelle choisit de pondre ses œufs dans le bois mort, et les larves se développent en se nourrissant de bois en décomposition. Les adultes, quant à eux, se délectent de pollen et se montrent particulièrement attirés par les fleurs jaunes.

La période d'activité des adultes s'étend de mai à juillet.

Cantharide rouge

Cantharis rufa

La Cantharide rouge (Cantharis rufa), aussi appelée Téléphore roux, est un coléoptère de la famille des Cantharidés. Mesurant entre 10 et 15 mm de long, cet insecte se distingue par un corps aux teintes rouge orangé surmonté d'élytres brun-jaunâtre. Espèce particulièrement commune, elle se plaît à fréquenter les fleurs.

Sur le plan biologique, les larves évoluent en prédatrices de petits insectes, de limaces et d'escargots. Quant aux adultes, ils se nourrissent également de petits insectes tout en se délectant de nectar et de pollen.

Sa période d'activité s'étend sur les mois de juin et juillet.

Cantharide rustique (Moine)

Cantharis rustica

Cantharide rustique (Cantharis rustica), également connu sous les noms de moine, téléphore moine, téléphore de campagne, est un coléoptère de la famille des Cantharidés. D'une longueur variant de 10 à 16 mm, il se caractérise par des élytres noirs légèrement velus qui contrastent avec un abdomen aux teintes orangées.

Ce coléoptère se plaît à fréquenter les clairières, les lisières de forêts ainsi que les prairies naturelles. Tant les larves que les adultes jouent un rôle de prédateurs en se nourrissant de pucerons, de chenilles, d'acariens et d'autres petits insectes, tout en complétant leur régime avec du pollen. Les adultes manifestent d'ailleurs une forte prédilection pour les fleurs d'ombellifères.

Sa période d'activité s'étend de mai à juillet.

Carabe à reflets d'or

Carabus auronitens - Goldlaufkäfer

Le Carabe à reflets d'or (Carabus auronitens), également désigné sous les noms de carabe à reflet cuivré ou carabe à reflet doré, est un coléoptère de la famille des Carabidés. D'une taille variant de 20 à 27 mm de long, il arbore un magnifique corps vert où chaque élytre se trouve orné de trois côtes noires bien marquées.

Essentiellement forestier et doté d'une mœurs généralement nocturne, ce coléoptère se développe à l'état larvaire en deux ou trois mois. Côté biologie, les larves partent en quête de petits insectes, d'œufs d'insectes et d'autres invertébrés à corps mou, tandis que les adultes s'attaquent aux limaces, aux chenilles, aux vers de terre et aux larves d'insectes.

Parmi ses particularités notables, le Carabe à reflets d'or a la capacité de produire une sécrétion chimique toxique pour décourager les petits prédateurs.

Sa période d'activité s'étend de février à juillet.

Carabe problématique

Carabus problematicus

Le Carabe problématique (Carabus problematicus), aussi connu sous le nom de carabe à problème, est un coléoptère de la famille des Carabidés. Mesurant de 20 à 30 mm de long, cet insecte arbore un corps noir aux reflets violet, complété par des élytres striés et élégamment bordés de violet.

Il affectionne particulièrement la fréquentation des forêts, des lisières et des prairies. Prédateur actif chassant principalement à la nuit tombée, il se nourrit de larves d'insectes, de vers et de divers petits invertébrés.

Parmi ses particularités, il s'avère être un précieux auxiliaire au jardin : grâce à son appétit de prédateur, il participe activement à la régulation des ravageurs, tout en démontrant une remarquable robustesse qui lui permet de survivre aux rigueurs des températures glaciales.

Sa période d'activité s'étend de mai à octobre.

Carabe violet

Carabus violaceus

Le Carabe violet (Carabus violaceus), également nommé carabe à bordure violette ou carabe pourpre, est un coléoptère de la famille des Carabidés. D'une envergure impressionnante de 25 à 35 mm de long, cet insecte présente un corps noir profond, dont les élytres finement rayés scintillent de superbes reflets métalliques bleu-violet.

Ce coléoptère se plaît à fréquenter les lisières, les haies ainsi que les jardins. Sur le plan biologique, il agit en redoutable chasseur nocturne et se nourrit principalement de limaces, d'escargots, de chenilles et de vers de terre.

Au chapitre de ses particularités, il sait se défendre face aux menaces en émettant un liquide malodorant à base d'acide depuis son abdomen pour dissuader ses prédateurs. Par ailleurs, il est particulièrement apprécié des jardiniers pour son rôle d'auxiliaire destructeur de ravageurs.

Sa période d'activité s'étend d'avril à septembre.

Cardinal à tête noire

Pyrochroa coccinea - Scharlachroter Feuerkäfer

Le Cardinal à tête noire (Pyrochroa coccinea), est un coléoptère de la famille des Pyrochroidés. D'une longueur variant de 12 à 20 mm, il arbore un corps rouge flamboyant contrastant élégamment avec une tête et des pattes entièrement noires. À l'instar de son proche parent, il présente un dimorphisme sexuel marqué : le mâle est doté d'antennes noires en peigne, tandis que la femelle se pare d'antennes noires en dents de scie.

Cet insecte se rencontre volontiers le long des cours d'eau. C'est un excellent voilier qui fréquente assidûment les ombellifères et les fleurs d'aubépine afin de se nourrir de nectar et de pollen.

Sa période d'activité s'étend sur les mois de mai et juin.

Cardinal à tête rouge

Pyrochroa serraticornis

Le Cardinal à tête rouge (Pyrochroa serraticornis), également appelé mazarin des écorces, pyrochroa à antennes en scie, pyrochre rouge ou tout simplement cardinal, est un coléoptère de la famille des Pyrochroidés. Mesurant entre 12 et 15 mm de long, il arbore un corps rouge vif contrastant avec des pattes noires. L'espèce présente un dimorphisme sexuel remarquable au niveau de la tête : le mâle est pourvu d'antennes noires en peigne, tandis que la femelle arbore des antennes noires en dents de scie.

Cet insecte se rencontre volontiers en lisière de forêt, ainsi que dans les haies, les parcs et les jardins. Sur le plan biologique, les adultes se nourrissent principalement de nectar et de pollen.

Sa période d'activité s'étend sur les mois de mai et juin.

Cétoine dorée

Cetonia aurata - Rosenkäfer

La Cétoine dorée (Cetonia aurata), également appelée hanneton des roses ou connue en allemand sous le nom de Rosenkäfer, est un coléoptère de la famille des Cétoniidés. Mesurant entre 15 et 20 mm de long, cet insecte se distingue par sa splendide parure, le plus souvent d'un vert doré éclatant, il peut parfois arborer des teintes bleuâtres, ses élytres étant toujours délicatement marqués de taches blanches caractéristiques.

Ce coléoptère se rencontre volontiers sur toutes sortes de fleurs aux heures les plus chaudes de la journée. Il se nourrit de pollen, de fruits mûrs et de pétales de fleurs, tandis que ses larves, souvent qualifiées à tort de chenilles, se développent en se nourrissant de matière organique en décomposition.

Sa période d'activité s'étend de mai à octobre.

Chrysomèle de la menthe

Chrysolina herbacea

La Chrysomèle de la menthe (Chrysolina herbacea), aussi appelée chrysomèle mentholée, est un coléoptère de la famille des Chrysomélidés. D'une taille modeste comprise entre 7 et 11 mm de long, cet insecte arbore un superbe corps aux reflets vert-or métallique.

Ce coléoptère se rencontre le plus souvent directement sur sa plante hôte, la menthe. Sur le plan biologique, tant les adultes que les larves se nourrissent des feuilles et des tiges des plantes appartenant à la famille des menthes (Lamiacées).

Au chapitre de ses particularités, cette chrysomèle possède la capacité remarquable de changer de couleur en fonction de son environnement.

Sa période d'activité s'étend de mai à octobre.

Chrysomèle du peuplier

Chrysomela populi - Pappelblattkäfer

La Chrysomèle du peuplier (Chrysomela populi), également désignée sous les noms de mélasome du peuplier, lina du peuplier, chrysomèle populaire, est un coléoptère de la famille des Chrysomélidés. Mesurant entre 8 et 15 mm de long, cet insecte se caractérise par une tête et un pronotum de couleur noire qui contrastent avec des élytres d'un rouge vif.

Ce coléoptère affectionne particulièrement les forêts humides et les rives de cours d'eau.

Sur le plan biologique, il se nourrit des feuilles de peuplier et de saule, et produit deux à trois générations par an.

Sa période d'activité s'étend d'avril à octobre.

Chrysomèle fastueuse

Chrysolina fastuosa - Blattkäfer

La Chrysomèle fastueuse (Chrysolina fastuosa), également connue sous le nom de chrysomèle du galéopsis, est un coléoptère de la famille des Chrysomélidés. D'une taille délicate de 5 à 7 mm de long, cet insecte arbore une superbe couleur vert métallique aux reflets changeants, mêlant des nuances dorées, rouges et bleues.

On la trouve généralement sur ses plantes hôtes, se plaisant à fréquenter les prairies, les lisières ainsi que les jardins. Elle se nourrit principalement des feuilles d'orties et d'autres plantes de la famille des Lamiacées.

Parmi ses particularités notables, cette chrysomèle possède la capacité de moduler sa coloration en fonction de son environnement.

Sa période d'activité s'étend d'avril à octobre.

Cicindèle champêtre

Cicindela campestris - Feldsandlaufkäfer

La Cicindèle champêtre (Cicindela campestris), également appelée cicindèle des champs ou connue en allemand sous le nom de Feldsandlaufkäfer, est un coléoptère de la famille des Carabidés. Mesurant de 10 à 18 mm de long, cet insecte se pare d'un splendide corps vert brillant à bleu-vert, délicatement ponctué de quelques taches blanches.

Redoutable chasseur de terrain, elle capture ses proies avec agilité en courant ou en effectuant de courts vols, s'aidant pour cela de mandibules extrêmement puissantes. Du côté de sa biologie, elle se nourrit d'une grande variété d'invertébrés, tels que des fourmis, des mouches, d'autres coléoptères, des chenilles ou encore des sauterelles.

Au chapitre de ses particularités, elle possède la capacité étonnante de moduler sa couleur, passant du vert au brun au fil de l'année.

Sa période d'activité s'étend d'avril à octobre.

Clairon des ruches

Trichodes alvearius

Le Clairon des ruches (Trichodes alvearius), également désigné sous les noms de clairon des abeilles solitaires, clairon des alvéoles, clairon commun ou trichode des ruches, est un coléoptère de la famille des Cléridés. D'une taille variant de 9 à 17 mm de long, cet insecte se caractérise par une tête et un pronotum d'un bleu-nuit profond, surmontant des élytres d'un rouge vif marqués de bandes transversales bleu-nuit. Il est en outre pourvu d'une importante pilosité et d'antennes se terminant en massue.

Les œufs sont déposés dans ou à proximité des nids d'hyménoptères. Les larves évoluent ensuite en se nourrissant des œufs, des nymphes et des larves d'abeilles, le plus souvent solitaires. Quant aux adultes, ils se délectent de pollen et de nectar tout en faisant office de chasseurs postés sur les fleurs pour capturer de petits insectes.

Parmi ses particularités notables, lorsqu'il se sent menacé, le clairon des ruches a la capacité d'émettre une odeur distinctive destinée à dissuader ses prédateurs.

Sa période d'activité s'étend de mai à août.

Clyte arqué

Plagionotus arcuatus

Le Clyte arqué (Plagionotus arcuatus), également connu sous les noms de clyte horrible ou clyte à fascies arquées, est un coléoptère de la famille des Cérambycidés. Mesurant entre 8 et 20 mm de long, cet insecte arbore un corps noir ponctué et strié de jaune, agrémenté de pattes et d'antennes aux teintes brun orangé. C'est une espèce que l'on rencontre fréquemment à proximité des tas de bois coupé.

Sur le plan biologique, les larves se révèlent être xylophages, elles se développent en creusant des galeries entre l'écorce et l'aubier, avec une prédilection marquée pour le chêne. Les adultes, quant à eux, se nourrissent d'écorce, de sève, de parties de fleurs et de fruits.

Sa période d'activité s'étend de mai à août.

Clyte bélier

Clytus arietis - Wespenbockkäfer

Le Clyte bélier (Clytus arietis), aussi nommé clyte d'eastwood, clyte guêpe ou clyte commun, est un coléoptère de la famille des Cérambycidés. D'une taille oscillant entre 12 et 18 mm de long, cet insecte présente des élytres noirs rayés de jaune, une tête sombre et un pronotum noir bordé de jaune, complétés par des pattes et des antennes mêlant le brun-orangé et le noir.

Ce longicorne apprécie particulièrement les fleurs d'aubépine et les ombellifères. Il se nourrit de pollen, de nectar ainsi que de diverses parties florales.

Au chapitre de ses particularités, le Clyte bélier constitue un exemple typique de mimétisme batésien : par ses motifs colorés ainsi que sa démarche saccadée, il imite à la perfection l'apparence et le comportement de la guêpe commune afin d'éloigner les prédateurs.

Sa période d'activité s'étend de mai à juillet.

Coccinelle à 7 points

Coccinella septempunctata - Siebenpunkt

La Coccinelle à 7 points (Coccinella septempunctata), surnommée la bête à Bon Dieu ou connue en allemand sous l'appellation Siebenpunkt, est un coléoptère de la famille des Coccinellidés. D'un gabarit de 5 à 8 mm de long, cet insecte se reconnaît à son corps globuleux et à ses courtes pattes noires. Comme son nom l'indique clairement, sa carapace rouge vif porte un total de 7 taches noires distinctes.

Cette espèce extrêmement commune se découvre facilement dans les jardins, les champs et les parcs. Sur le plan biologique, tant les adultes que leurs larves sont de féroces prédateurs : ils se régalent de cochenilles, d'acariens, de petites larves, mais surtout de pucerons. Une seule larve peut d'ailleurs en engloutir jusqu'à 10 000 au cours de ses trois semaines de développement.

Parmi ses particularités, la Coccinelle à 7 points est largement utilisée comme agent de contrôle biologique par les jardiniers et les agriculteurs, faisant d'elle une alliée incontournable pour éliminer naturellement les ravageurs.

Sa période d'activité s'étend de mars à octobre.

Coccinelle asiatique

Harmonia axyridis

La Coccinelle asiatique (Harmonia axyridis), couramment désignée sous les noms de coccinelle arlequin ou arlequin, est un coléoptère de la famille des Coccinellidés. D'un gabarit compris entre 5 et 8 mm de long, cet insecte se caractérise par une silhouette globuleuse et un pronotum blanc orné de taches noires formant souvent un motif en « M » ou « W ». Ses élytres présentent une grande diversité chromatique, allant du jaune au noir en passant par le rouge, avec un nombre de points très variable.

Cette espèce généraliste se nourrit abondamment de pucerons, de cochenilles, d'acariens et d'autres petits insectes.

La Coccinelle asiatique a été introduite en Europe dans les années 1980 comme auxiliaire de lutte biologique contre les pucerons. En raison de sa très forte prolifération, elle est aujourd'hui classée comme espèce invasive nuisible pour nos coccinelles autochtones, qu'elle concurrence directement. À l'arrivée de la saison froide, ces coccinelles ont pour habitude de se rassembler en grands groupes à l'intérieur des habitations pour y passer l'hiver.

Sa période d'activité s'étend de mars à octobre.

Crache-sang

Timarcha tenebricosa - Tatzenkäfer

Le Crache-sang (Timarcha tenebricosa), également connu sous les noms de timarque, chrysomèle noire, timarque ténébreuse, est un coléoptère de la famille des Chrysomélidés. D'un gabarit de 12 à 20 mm de long, cet insecte arbore un corps bombé d'un noir mat aux reflets bleutés, soutenu par de longues pattes aux tarses particulièrement larges et caractéristiques. Comme ses élytres sont soudés, il est totalement inapte au vol.

On le trouve habituellement déambulant parmi les herbes des lisières et des clairières. Sur le plan biologique, adultes comme larves se nourrissent des feuilles de diverses plantes, affichant une préférence marquée pour les gaillets (Galium).

Ce coléoptère se déplace d'une marche lente et pesante. Pour compenser cette lenteur face aux menaces, il emploie un mécanisme de défense original (l'autohémorrhée) : lorsqu'il est dérangé, il expulse par la bouche et les articulations un liquide rougeâtre et âcre s'apparentant à du sang, particulièrement dissuasif pour les prédateurs. Notez que l'espèce connaît aujourd'hui une forte régression dans plusieurs régions.

Sa période d'activité s'étend de mai à août.

Criocère du lys

Lilioceris lilii - Lilienhähnchen

Le Criocère du lys (Lilioceris lilii), connu en allemand sous le nom de Lilienhähnchen, est un coléoptère de la famille des Chrysomélidés. D'une taille modeste de 6 à 9 mm de long, cet insecte se distingue par un corps d'un rouge écarlate éclatant, contrastant fortement avec sa tête, ses pattes et ses antennes entièrement noires.

On le rencontre principalement dans les prairies et les jardins où poussent ses plantes hôtes. Sur le plan biologique, tant les adultes que les larves se nourrissent avidement de toutes les parties aériennes du lys, et l'espèce est capable de produire jusqu'à trois générations par an.

Ce coléoptère possède la faculté métabolique de digérer les composés toxiques naturellement présents dans le lys, lesquels se révèlent mortels pour la plupart des autres herbivores. Cette résistance en fait un ravageur redouté capable de causer d'importants dégâts dans les cultures de lys.

Sa période d'activité s'étend d'avril à septembre.

Donacie cuivrée

Donacia semicuprea

La Donacie cuivrée (Donacia semicuprea), également désignée sous les noms de donacie à moitié cuivrée ou donacie à demi-coupe, est un coléoptère de la famille des Chrysomélidés. Mesurant entre 5 et 9 mm de long, cet insecte se distingue par un corps élancé entièrement revêtu d'une superbe teinte cuivrée aux reflets métalliques.

On la trouve généralement le long des berges, se posant avec agilité sur les feuilles des plantes aquatiques. Sur le plan biologique, tant les adultes que les larves se nourrissent des feuilles et des tiges de divers végétaux aquatiques, tels que les potamots et les nénuphars.

Au chapitre de ses particularités, cette espèce contribue à la régulation écologique de la végétation en participant au contrôle de la croissance des plantes aquatiques.

Sa période d'activité s'étend de juin à août.

Doryphore

Leptinotarsa decemlineata - Kartoffelkäfer

Le Doryphore (Leptinotarsa decemlineata), également nommé doryphore de la pomme de terre, chrysomèle de la pomme de terre ou connu en allemand sous le nom de Kartoffelkäfer, est un coléoptère de la famille des Chrysomélidés. D'un gabarit de 10 à 12 mm de long, cet insecte présente un corps globuleux bien reconnaissable : ses élytres jaunes sont ornés de dix bandes noires longitudinales, tandis que sa tête et son pronotum orangés portent quelques taches sombres.

Sur le plan biologique, cet herbivore vorace se nourrit de toutes sortes de feuilles de plantes du jardin appartenant principalement à la famille des Solanacées, affichant une nette préférence pour les plants de pomme de terre.

Sa période d'activité s'étend d'avril à octobre.

Drap mortuaire

Oxythyrea funesta

Le Drap mortuaire (Oxythyrea funesta), également désigné sous les noms de cétoine grise, cétoine funeste ou cétoine mouchetée, est un coléoptère de la famille des Cétoniidés. D'un gabarit discret mesurant 8 à 11 mm de long, cet insecte possède un corps sombre d'un noir mat parsemé de nombreuses taches blanches caractéristiques, le tout recouvert d'une forte pilosité claire chez les jeunes individus.

Ce scarabée est pleinement actif au printemps et en été lorsque la nature est en pleine floraison. Il fréquente assidûment les fleurs pour se délecter de nectar, de pollen, de pétales, mais aussi de petits insectes. La femelle dépose ses œufs directement dans le compost ou le fumier, assurant le développement de la génération annuelle unique.

Sa période d'activité s'étend d'avril à août.

Géotrupe des bois

Anoplotrupes stercorosus - Grosser Mistkäfer

Le Géotrupe des bois (Anoplotrupes stercorosus), également connu sous les noms de géotrupe forestier, bousier commun, géotrupe stercoraire, est un coléoptère de la famille des Géotrupidés. D'une taille variant de 12 à 20 mm de long, cet insecte arbore un corps robuste d'un noir profond aux délicats reflets bleutés, pourvu d'antennes caractéristiques se terminant en massue. C'est une espèce coutumière de nos massifs forestiers.

Il se nourrit de végétaux en décomposition, de matière organique variée, ainsi que d'excréments d'animaux. Pour assurer sa descendance, il creuse de profondes galeries souterraines directement sous les bouses et les crottes des mammifères des bois, y stockant la nourriture nécessaire au développement de ses larves.

Lorsqu'il est saisi ou dérangé, ce bousier a pour habitude d'émettre un son strident et discret (une stridulation) pour surprendre ses agresseurs.

Sa période d'activité s'étend d'avril à octobre.

Hanneton commun

Melolontha melolontha - Feldmaikäfer

Le Hanneton commun (Melolontha melolontha), également désigné sous les noms de grand hanneton, de ver blanc ou simplement de hanneton, est un coléoptère de la famille des Scarabéidés. D'un imposant gabarit mesurant entre 25 et 30 mm de long, cet insecte se caractérise par une tête et un pronotum sombres, presque noirs, contrastant avec des élytres brun-rougeâtre. Il présente également un dimorphisme sexuel remarquable au niveau de ses antennes, qui s'achèvent par une grande massue à sept feuillets chez le mâle, contre une plus petite massue à six feuillets chez la femelle.

On le rencontre volontiers dans les lisières de forêts, les vergers ainsi que les espaces cultivés. L'adulte se nourrit de feuilles d'arbres tandis que la larve, connue sous le nom de ver blanc, se développe sous terre en s'attaquant aux racines des végétaux.

En raison de cette voracité souterraine et aérienne, l'espèce compte traditionnellement parmi les ravageurs les plus redoutés de l'agriculture. Malgré son cycle de développement pluriannuel sous forme larvaire, les émergences massives se produisent généralement au cours d'une période active s'étendant d'avril à juin.

Hanneton de la Saint-Jean

Amphimallon solstitiale - Junikäfer

Le Hanneton de la Saint-Jean (Amphimallon solstitiale), connu en allemand sous le nom de Junikäfer, est un coléoptère de la famille des Scarabéidés. Mesurant entre 14 et 20 mm de long, cet insecte arbore un corps trapu aux teintes brunes, doté d'un pronotum pubescent et d'antennes courtes s'achevant en massue. C'est une espèce que l'on croise fréquemment à proximité des lisières, dans les parcs ainsi que les jardins.

Crépusculaire, il prend son envol généralement le soir au coucher du soleil et se montre volontiers attiré par les sources lumineuses artificielles. Sur le plan biologique, la larve terricole (ou ver blanc) se nourrit de racines et de diverses matières végétales souterraines, ce qui lui vaut d'être considérée comme un ravageur potentiel au jardin, tandis que l'adulte se contente de consommer des feuilles sans causer de dommages excessifs. Le cycle de développement des larves s'étale sur deux années.

Sa période d'activité s'étend de juin à juillet.

Lepture fauve

Stictoleptura fulva

Le Lepture fauve (Stictoleptura fulva) est un coléoptère appartenant à la famille des Cérambycidés. D'un gabarit de 9 à 14 mm de long, cet insecte s'illustre par ses élytres d'une chaude teinte brun-fauve s'achevant souvent par une extrémité légèrement assombrie, tandis que le reste du corps, la tête, le pronotum ainsi que les pattes affichent un noir profond. Il affectionne tout particulièrement les lisières forestières, les clairières et les haies bocagères.

L'adulte est un visiteur assidu des fleurs, se rencontrant le plus souvent sur les inflorescences d'ombellifères (Apiacées) où il consomme du pollen, du nectar, de jeunes feuilles et de la sève. Ses larves, quant à elles, sont xylophages et se développent dans le bois mort ou altéré de divers feuillus.

Parmi ses caractéristiques de vie, la phase imaginale (adulte) se révèle particulièrement éphémère : le lepture fauve ne vit sous cette forme que durant deux à trois semaines destinées à la reproduction.

Sa période d'activité s'étend de mai à août.

Lepture rouge

Stictoleptura rubra - Rother Schmalbock

Le Lepture rouge (Stictoleptura rubra), également connu sous les noms de lepture cardinale, lepture papale, est un coléoptère de la famille des Cérambycidés. Mesurant entre 10 et 13 mm de long, cet insecte se caractérise par des pattes, une tête et des antennes entièrement noires. Il présente un dimorphisme sexuel bien marqué au niveau de sa coloration : la femelle arbore un pronotum et des élytres entièrement rouge brique, tandis que le mâle possède des élytres plus clairs, tirant sur le brun-ocre, associés à un pronotum noir.

On le croise fréquemment posé sur les fleurs et les arbustes au sein des forêts de résineux ou de feuillus, des parcs et des prairies florissantes. Sur le plan biologique, les adultes se nourrissent de pollen, de nectar, de sève et de jeunes pousses végétales.

Les larves, de type xylophage, effectuent un cycle de développement s'étalant sur deux à trois ans au cœur du bois en décomposition des souches et des troncs morts.

Sa période d'activité s'étend de mai à août.

Lepture tachetée

Rutpela maculata

La Lepture tachetée (Rutpela maculata), aussi surnommée lepture cycliste en raison des motifs réguliers arborés par ses antennes, est un coléoptère de la famille des Cérambycidés. D'une longueur oscillant entre 14 et 20 mm, cet insecte possède une tête et un pronotum d'un noir profond. Ses élytres jaunes, tachetés de motifs sombres extrêmement variables d'un individu à l'autre, s'accompagnent d'antennes très caractéristiques, annelées de jaune à la base de chaque article.

C'est une espèce héliophile que l'on observe couramment le long des lisières de forêts, des clairières et des haies bocagères. Sur le plan biologique, les adultes fréquentent assidûment les fleurs d'ombellifères (Apiacées), d'églantiers et de ronces pour y consommer du pollen, du nectar ainsi que de délicats tissus floraux.

Ses larves (souvent appelées à tort chenilles dans le langage populaire) sont xylophages et saproxyliques : elles se développent en consommant le bois mort en décomposition, un processus larvaire dont la durée s'étale sur 2 à 3 ans.

Sa période d'activité s'étend de mai à août.

Lucane cerf-volant

Lucanus cervus - Hirschkäfer

Le Lucane cerf-volant (Lucanus cervus), dont la femelle est communément appelée biche, est un coléoptère remarquable appartenant à la famille des Lucanidés. Avec une taille imposante comprise entre 32 et 85 mm de long, il s'impose comme le plus grand coléoptère d'Europe. Son corps arbore une tête et un pronotum d'un noir profond, des élytres brun foncé tirant sur le châtaigne, ainsi que des antennes coudées se terminant en peigne. L'espèce présente un dimorphisme sexuel : le mâle est doté de deux mandibles impressionnantes, fortement hypertrophiées et évoquant les bois d'un cerf, tandis que la femelle possède des mandibules beaucoup plus courtes mais particulièrement puissantes.

On le croise principalement dans les forêts de feuillus (notamment les chênaies), les vieux parcs et les bocages. Sur le plan biologique, la vie de l'adulte est très brève et ses besoins en nourriture sont minimes : il se contente de lécher la sève s'écoulant des blessures d'arbres ou le jus de fruits mûrs. Ses larves saproxylophages se développent sous terre au cœur des souches et du bois mort en décomposition. Ce cycle larvaire est particulièrement long et peut durer de 3 à 7 ans avant la métamorphose.

Totalement inoffensif pour l'être humain. Souffrant de la disparition des vieux arbres et du nettoyage sylvicole, l'espèce est aujourd'hui en forte régression et bénéficie de mesures de protection dans plusieurs pays européens.

Sa période d'activité s'étend de juin à août.

Malachie à 2 points

Malachius bipustulatus

La Malachie à 2 points (Malachius bipustulatus), aussi appelée malachie à 2 taches, est un petit coléoptère appartenant à la famille des Melyridés (ou Malachiidés). Mesurant entre 3 et 6 mm de long, cet insecte discret arbore un corps bleu-vert à somptueux reflets métalliques, rehaussé de deux taches rouge orangé très nettes à l'extrémité de ses élytres.

On la rencontre fréquemment dans les prés, les lisières ainsi que les jardins florissants, souvent posée sur diverses plantes à fleurs et herbes hautes. Les adultes floricoles se nourrissent de pollen et de nectar, mais également de pucerons et d'autres petits ravageurs, faisant d'elle une précieuse alliée au jardin.

Lorsqu'elle se sent menacée ou dérangée par un prédateur, la malachie à 2 points est capable de dévaginer de petits sacs vésiculaires rouges au niveau de ses articulations afin d'émettre une substance fluide âcre et répulsive.

Sa période d'activité s'étend de mai à août.

Méloé

Meloe proscarabaeus - Öllkäfer

Le Méloé (Meloe proscarabaeus), est un coléoptère remarquable de la famille des Mélidés. D'une taille imposante oscillant entre 20 et 30 mm de long, cet insecte se caractérise par un corps entièrement noir à la ponctuation forte, une tête et un pronotum nettement plus étroits que son abdomen, ainsi que des élytres curieusement très courts et disjoints qui laissent l'abdomen en grande partie découvert. On le rencontre principalement dans les plaines argileuses et calcaires, sur les sols dégagés et herbeux.

Sur le plan biologique, les adultes se nourrissent de diverses matières végétales et de petits insectes. Le cycle de vie des larves est quant à lui fascinant et complexe : après l'éclosion, les jeunes larves (triungulins) grimpent sur les fleurs et s'accrochent aux abeilles solitaires ou mellifères de passage pour se faire transporter jusqu'à leurs nids ou ruches, où elles se développent en consommant les œufs des hôtes ainsi que leurs provisions de pollen et de nectar.

Le méloé (souvent appelé “enchanteresse” ou “mouche de Milan”) déploie un redoutable mécanisme de défense chimique : lorsqu'il est manipulé ou agressé, il sécrète par ses articulations une hémolymphe contenant de la cantharidine, une toxine puissante qui provoque de vives irritations et l'apparition de cloques douloureuses sur la peau humaine.

Sa période d'activité s'étend d'avril à juillet.

Nécrophore

Nicrophorus vespilloides - Rotgebänderte totengräber

Le Nécrophore (Nicrophorus vespilloides), est un coléoptère de la famille des Silphidés. D'un gabarit de 12 à 20 mm de long, cet insecte se reconnaît à son corps d'un noir mat au pronotum entièrement glabre, doté d'élytres tronqués noirs traversés par deux bandes transversales ondulées d'un orangé vif.

On le rencontre principalement dans les clairières, les lisières forestières et les milieux ouverts. Sur le plan biologique, adultes comme larves jouent un rôle nécropage et saprophage majeur. Les adultes se nourrissent de cadavres, de matières organiques en décomposition ou encore de fruits pourris.

Au chapitre de ses particularités, ce véritable “fossoyeur de la nature” déploie des soins parentaux remarquables : le couple d'adultes creuse activement le sol sous les carcasses de petits animaux (oiseaux, rongeurs) afin de les enterrer entièrement. La femelle y dépose ensuite ses œufs et nourrit directement les larves avec la chair préparée et préservée, participant ainsi au nettoyage et au recyclage de la matière organique dans les écosystèmes.

Sa période d'activité s'étend d'avril à septembre.

Oedemère noble

Oedemera nobilis

L'Oedemère noble (Oedemera nobilis), également désigné sous les noms évocateurs de cycliste maillot-vert ou cycliste émeraude, est un coléoptère de la famille des Oedéméridés. Mesurant entre 8 et 10 mm de long, cet insecte se distingue par un corps élancé revêtu d'une superbe couleur verte aux éclats métalliques dorés et cuivrés, ainsi que par des élytres étroits et légèrement disjoints à l'apex. Il présente un dimorphisme sexuel très net : le mâle est doté de fémurs postérieurs spectaculairement renflés, d'où ses surnoms de cycliste.

On le fréquente abondamment dans les prairies fleuries, les lisières et les jardins. Pendant les heures les plus chaudes de la journée, il s'active bruyamment et se laisse observer sur de nombreuses plantes à fleurs. L'adulte est un visiteur floricole assidu qui se nourrit de pollen, de nectar et de pétales, tandis que ses larves se développent discrètement dans les tiges de diverses plantes herbacées ou dans le bois mort en décomposition.

Sa période d'activité s'étend d'avril à août.

Petit Capricorne

Cerambyx scopolii

Le Petit Capricorne (Cerambyx scopolii), également désigné sous le nom de capricorne de Scopoli, est un coléoptère appartenant à la famille des Cérambycidés. D'une taille respectable de 17 à 28 mm de long, cet insecte arbore un corps svelte, d'un noir profond et luisant, doté d'élytres finement granuleux. Il présente un dimorphisme sexuel caractéristique de sa famille : le mâle possède de de longues antennes dépassant nettement la longueur du corps, tandis que celles de la femelle sont plus courtes.

C'est une espèce commune que l'on rencontre volontiers dans les clairières, les lisières forestières et les vieux vergers. Les adultes se posent fréquemment sur les ombellifères et les fleurs de sureau pour se nourrir de pollen, de nectar, de sève s'écoulant des arbres ou encore d'écorce tendre. Les larves, quant à elles, sont xylophages et se développent au cœur du bois mort ou dépérissant de nombreuses espèces de feuillus, un cycle qui s'étale sur plusieurs années.

Sa période d'activité s'étend d'avril à août.

Petite biche

Dorcus parallelipipedus - Balkenschröter

La Petite biche (Dorcus parallelipipedus), également désignée sous les noms de petite lucane ou de dorcus, ou encore connue en allemand sous l'appellation Balkenschröter, est un coléoptère de la famille des Lucanidés. D'un gabarit moyen mesurant entre 20 et 32 mm de long, cet insecte se caractérise par un corps robuste aux formes parallèles, d'un noir mat et uniforme, dont la tête et le pronotum sont finement ponctués. Ses antennes s'achèvent par une structure caractéristique en peigne.

On la rencontre principalement dans les forêts de feuillus, les lisières ombragées ainsi que les anciens vergers abritant du bois sénescent. Les larves saproxylophages se développent au cœur des vieilles souches en décomposition, se nourrissant de bois pourri, de moisissures et de champignons lignivores au cours d'un cycle pluriannuel. Les adultes, quant à eux, mènent une vie discrète et se nourrissent de sève d'arbre, de sucs végétaux et de fruits mûrs ou pourris, profitant d'une longévité adulte remarquable de deux à trois ans.

Sa période d'activité s'étend de juin à septembre.

Prione tanneur

Prionus coriarius

Le Prione tanneur (Prionus coriarius), également désigné sous le nom de prione coriace, est un coléoptère majestueux de la famille des Cérambycidés. Mesurant entre 25 et 45 mm de long, il figure parmi les plus grands longicornes d'Europe. Cet insecte arbore un corps massif au revêtement chagrinné d'un brun sombre et cuivré lui conférant un aspect cuirassé, doté d'élytres fortement ponctués et d'un pronotum flanqué de chaque côté de trois épines ou dents latérales acérées. Il présente un dimorphisme sexuel marqué au niveau des antennes, denses et fortement dentées en scie chez le mâle, tandis que celles de la femelle apparaissent nettement plus lisses et grêles.

On le rencontre préférentiellement dans les forêts de feuillus et de résineux, souvent posé sur les vieilles souches et les troncs d'arbres sénescents. Les larves sont xylophages et radicicoles : elles creusent d'imposantes galeries dans le bois en décomposition des souches ou dans les grosses racines traçantes, un développement larvaire qui s'étale sur une durée de 3 ans. Les adultes, au mode de vie souvent crépusculaire ou nocturne, se nourrissent de sève s'écoulant des blessures d'arbres feuillus, de nectar et de jeunes feuilles d'arbustes.

Sa période d'activité s'étend de juin à septembre.

Rhagie inquisitrice

Rhagium inquisitor

La Rhagie inquisitrice (Rhagium inquisitor), également désignée sous le nom de rhagie grondeuse, est un coléoptère appartenant à la famille des Cérambycidés. Mesurant entre 10 et 18 mm de long, cet insecte se caractérise par un corps robuste recouvert d'une pubescence serrée, irrégulièrement marbrée de teintes brunes, jaunes et noires qui lui assurent un camouflage cryptique remarquable sur l'écorce des arbres. Elle possède en outre des pattes noires et des antennes relativement courtes pour un longicorne.

On la rencontre principalement en milieu forestier, affectionnant particulièrement les clairières de conifères ainsi que les anciens vergers. Les adultes se nourrissent de sève, d'écorce tendre, de jeunes feuilles et de diverses parties florales. Leurs larves, quant à elles, sont xylophages et se développent sous l'écorce des conifères morts ou dépérissants, un cycle larvaire qui s'étale sur deux à trois ans.

Au chapitre de ses particularités physiologiques remarquables, la rhagie inquisitrice est dotée d'une capacité d'adaptation au froid extrême : elle synthétise des composés protecteurs (une substance antigel naturelle) qui lui permettent de tolérer et de survivre à des températures hivernales descendant jusqu'à -30 degrés.

Sa période d'activité s'étend d'avril à juillet.

Rhagie mordante

Rhagium mordax

La Rhagie mordante (Rhagium mordax), également désignée sous le nom de rhagie suspicieuse, est un coléoptère appartenant à la famille des Cérambycidés. D'un gabarit mesurant entre 15 et 20 mm de long, cet insecte se caractérise par un corps trapu à fond noirâtre, dont les élytres sont richement ornés de deux bandes transversales sinueuses de teinte brun-jaune, lui offrant une excellente parure mimétique.

On la rencontre généralement dans les espaces boisés, les lisières forestières ainsi que les haies bocagères. Les adultes fréquentent les fleurs, la sève et le feuillage pour s'alimenter de nectar, de pollen, de sève et de jeunes feuilles. Leurs larves, quant à elles, sont xylophages et se développent au cœur du bois en décomposition des souches et des troncs de feuillus abattus, un cycle larvaire qui s'étale sur au moins deux années.

Sa période d'activité s'étend d'avril à septembre.

Rhagie sycophante

Rhagium sycophanta

La Rhagie sycophante (Rhagium sycophanta), également désignée sous le nom de rhagie délatrice, est un coléoptère appartenant à la famille des Cérambycidés. D'un gabarit imposant mesurant entre 15 et 30 mm de long, elle se distingue comme la plus grande espèce du genre Rhagium en Europe. Cet insecte arbore une coloration générale brun orangé, avec des élytres marbrés de motifs noirs et un pronotum traversé par une bande centrale noirâtre très caractéristique. À l'instar des autres représentants de son genre, ses antennes restent relativement courtes pour un longicorne.

On la rencontre préférentiellement dans les clairières et le long des lisières des forêts de feuillus, en particulier dans les chênaies. Sur le plan biologique, les adultes s'avèrent floricoles et héliophiles, très attirés par les éflorescences d'aubépine, de sureau et les ombellifères (Apiacées), ils s'y nourrissent de sève, de jeunes feuilles, d'écorce tendre et de pièces florales.

Les larves sont sous-corticales et xylophages. Elles accomplissent leur cycle de développement, d'une durée de 2 à 3 ans, en se nourrissant du bois en décomposition situé juste sous l'écorce des chênes abattus, morts ou affaiblis.

Sa période d'activité s'étend de mai à août.

Sélatosome bronzé

Selatosomus aeneus

Le Sélatosome bronzé (Selatosomus aeneus) est un coléoptère appartenant à la famille des Élatéridés (les taupins). D'un gabarit de 16 à 18 mm de long, cet insecte arbore un corps allongé d'un brun foncé à noir, réhaussé de profonds reflets métalliques bronzés ou verdâtres. Son pronotum est fortement ponctué et ses élytres présentent de très nettes stries longitudinales.

On le rencontre fréquemment posé sur les fleurs, les herbes hautes ainsi que le feuillage des arbres et des arbustes. Les adultes se nourrissent de jeunes feuilles, de pièces florales et de pollen. Leurs larves, de type « ver fil de fer », mènent une vie souterraine dans les sols forestiers ou de jardins riches en matière organique, où elles adoptent un régime mixte en consommant aussi bien des racines que de petites larves d'autres insectes.

Il possède, à l'instar des autres représentants de sa famille, un fascinant mécanisme de saut à déclic, lorsqu'il se trouve sur le dos ou face à un danger, un ergot situé sous son thorax s'enclenche brutalement dans une cavité adjacente, produisant un claquement audible et un effet de ressort capable de le projeter à plusieurs centimètres de hauteur pour fuir ses prédateurs ou se rétablir instantanément.

Sa période d'activité s'étend de mai à août.

Spondyle bupreste

Spondylis buprestoides

Le Spondyle bupreste (Spondylis buprestoides), également désigné sous les noms de faux meunier ou de capricorne noir faux-bupreste, est un coléoptère appartenant à la famille des Cérambycidés. Mesurant entre 10 et 26 mm de long, cet insecte se distingue par un corps particulièrement trapu, de couleur noire mate, doté de fortes mandibules et d'une silhouette ramassée qui rappelle superficiellement celle de certains coléoptères de la famille des Buprestidés.

On le rencontre préférentiellement dans les forêts de conifères, en particulier dans les pinèdes, où il fréquente les peuplements résineux. Les adultes se nourrissent de sève, de jeunes feuilles et d'écorce tendre. Leurs larves, de nature xylophage, se développent au cœur des souches, des racines et du bois mort des conifères en décomposition, accomplissant leur cycle larvaire dans le milieu souterrain ou au ras du sol.

Sa période d'activité s'étend de mi-juin à la fin août.

Staphylin odorant

Ocypus olens

Le Staphylin odorant (Ocypus olens), communément appelé staphylin noir ou parfois duable dans certaines régions, est un coléoptère prédateur appartenant à la famille des Staphylinidés. D'un gabarit imposant mesurant entre 26 et 32 mm de long, cet insecte arbore un corps allongé d'un noir mat très uniforme, flanqué de fortes mandibules croisées et de très courts élytres qui laissent découverts la majeure partie de ses segments abdominaux flexibles.

C'est une espèce principalement nocturne et terricole que l'on rencontre communément dans les forêts, les lisières, les prairies ainsi que les jardins. Durant la journée, il se dissimule avec soin sous les pierres, les écorces, la mottes de terre ou la matière végétale en décomposition.

Adultes et larves adoptent un comportement carnassier particulièrement utile aux écosystèmes. Les larves chassent activement les pucerons, les acariens et d'autres petites larves d'insectes dans le sol. Les adultes s'avèrent être de voraces prédateurs de vers de terre, de limaces et de divers invertébrés, tout en consommant à l'occasion de la matière organique en décomposition.

Le staphylin odorant déploie une posture d'intimidation caractéristique, lorsqu'il se sent agressé ou menacé, il ouvre largement ses impressionnantes mandibules et relève brusquement son abdomen vers le haut à la manière d'un scorpion. Cette manœuvre s'accompagne de l'émission, via des glandes blanches érectiles situées à l'extrémité de son abdomen, d'un fluide sécrétoire à l'odeur fort désagréable et repoussante pour les prédateurs.

Sa période d'activité s'étend d'avril à septembre.

Taupin géomètre

Denticollis linearis

Le Taupin géomètre (Denticollis linearis) est un coléoptère de la famille des Élatéridés. D'un gabarit élancé mesurant entre 9 et 12 mm de long, cet insecte se distingue des autres taupins par sa silhouette particulièrement étroite et souple, flanquée d'un pronotum étranglé à la base et de paires d'antennes nettement dentées. La coloration de ses élytres est sujette à une grande variabilité individuelle, oscillant du rouge fauve ou orangé au brun-noirâtre foncé.

On le rencontre principalement dans les espaces forestiers, les clairières ainsi que le long des sentiers sous-bois de feuillus et de résineux. Les adultes fréquentent les strates arbustives et herbacées où ils se nourrissent de jeunes feuilles, de bourgeons tendres et de fleurs. Leurs larves, quant à elles, se développent sous les écorces ou dans l'humus, consommant aussi bien du bois en décomposition que des petites racines et d'autres invertébrés du sol.

Il possède le mécanisme sauteur caractéristique des Élatéridés : lorsqu'il se retrouve bloqué sur le dos ou fait face à un prédateur, la libération brusque de son ergot prosternal déclenche un clic sonore et sec capable de le projeter instantanément dans les airs afin d'échapper au danger.

Sa période d'activité s'étend de mai à juillet.

Trichie du rosier

Trichius gallicus

La Trichie du rosier (Trichius gallicus), également désignée sous les noms de trichie de France, trichie gauloise, trichie à bandes ou trichie commune, est un coléoptère floricole appartenant à la famille des Scarabéidés (sous-famille des Cétoniinés). D'un petit gabarit mesurant entre 9 et 12 mm de long, cet insecte charme par sa parure mielleuse : ses élytres sont d'un jaune vif ornés de trois paires de taches ou bandes transversales noires, tandis que son pronotum, ses pattes et la face inférieure de son abdomen sont abondamment recouverts d'une pubescence dorée dense et veloutée.

On la rencontre fréquemment dans les lisières forestières, les clairières, les prairies bocagères ainsi que les jardins riches en fleurs sauvages et en ombellifères (Apiacées). Les adultes sont d'assidus pollinisateurs héliophiles : attirés par les couleurs vives et les fragrances sucrées, ils fréquentent activement les rosiers sauvages, ronces, aubépines et ombellifères pour se nourrir de pollen, de nectar et de pétales. Les larves, quant à elles, sont saproxylophages et terricoles ; elles se développent au cœur du bois mort ou de la matière végétale en décomposition sur une période de deux ans.

Elle évoque visuellement le morphe d'un bourdon ou d'une abeille sauvage, une forme de mimétisme batésien lui permettant de dissuader efficacement certains prédateurs ailés.

Sa période d'activité s'étend de mai à août.

Trichie fasciée

Trichius fasciatus

La Trichie fasciée (Trichius fasciatus), parfois appelée trichie barrée, est un coléoptère héliophile appartenant à la famille des Scarabéidés (sous-famille des Cétoniinés). D'un gabarit compris entre 9 et 15 mm de long, cet insecte séduit par ses élytres d'un jaune éclatant traversés par trois bandes transversales noires aux motifs très variables selon les individus. La tête, le pronotum et la face ventrale de son corps sont intégralement drapés d'une toison de poils jaunes et de velours doré particulièrement dense.

Elle affectionne tout particulièrement les stations ensoleillées, les clairières forestières, les orées boisées et les prairies humides de montagne ou de plaine. Sur le plan biologique, les adultes sont d'excellents pollinisateurs qui arpentent les inflorescences d'ombellifères, de ronces et de chardons pour consommer du pollen, du nectar et de délicats pétales. Leurs larves saproxylophages mènent une vie discrète dans le bois mort de feuillus en décomposition (comme le bouleau ou l'aulne), accomplissant un cycle de développement larvaire qui s'échelonne sur une durée de deux ans.

Elle est un exemple frappant de mimétisme batésien : par sa livrée bariolée de jaune et de noir, son abondante pilosité veloutée et son vol lourd et bourdonnant, elle s'apparente à s'y méprendre à un hyménoptère piqueur de type bourdon ou abeille sauvage, ce qui lui vaut le surnom populaire anglo-saxon de “bee beetle”.

Sa période d'activité s'étend de juin à août.